LE BLOG DE LA SECTION DE GENTILLY DU PARTI SOCIALISTE
 

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Texte Libre

- développement durable et urbanisme (PLU, COS, ...), particulièrement ici
- images d'une querelle : la séparation de l'Eglise et de l'Etat
- affiches de l'année 1936
les campagnes de 2007, présidentielles et législatives : la liste des articles, avec indications de fréquentation
Voir aussi par rubrique (politique nationale, économie, etc.), notamment pour accéder à des articles plus anciens.

De retour dans l'actualité :

- un article sur la carte scolaire et la mixité sociale

- un autre sur les principales mesures économiques de Sarkozy (heures sups défiscalisées, intérêts d'emprunts décuctibles des revenus imposables, suppression des droits de succession)

- et aussi sur le bouclier fiscal et les franchises médicales.

RESULTATS DES MUNICIPALES A GENTILLY :
-liste "A Gauche ensemble" (PC, LCR, GGA, PRG, Alternative Rouge et Verte) conduite par Patricia Tordjman - 3039 voix, 55,7%
-liste "A Gauche le choix du renouveau" (PS, Verts) conduite par Patrice Marie-Sève - 1450 voix, 26,6%
-liste "Gentilly Entente" (Modem, UMP) conduite par Jean-Louis Gérus - 969 voix, 17,75%
Participation : 56,9%

Vendredi 11 avril 2008
Nous remercions les 1450 Gentilléens qui nous ont accordé leur confiance le 9 mars dernier. Durant la campagne des municipales, nous pensons avoir contribué au dynamisme de la vie démocratique de notre commune. Nous nous engageons à poursuivre notre action dans ce sens au sein comme à l'extérieur du conseil municipal.

Les quatre conseillers municipaux qui composent notre groupe, trois socialistes et pour la première fois à Gentilly un représentant des Verts, ne sont pas membres de la majorité municipale. Ils ne participeront donc pas à la direction municipale. Nous ne nous considérons pas pour autant comme un groupe d'opposition.

Deuxième force politique à Gentilly avec plus du quart des suffrages exprimés, nous constituons une composante importante de la gauche dans ce nouveau conseil municipal. A ce titre, nous sommes décidés à participer de manière constructive et sans concession par rapport aux engagements que nous avons pris devant les Gentilléens, aux débats concernant l'avenir de Gentilly et le bien-être de ses habitants.

En effet, contrairement à ce qui a été affirmé au cours de la première séance du nouveau conseil municipal par les orateurs du groupe majoritaire constitué autour du Parti communiste, la liste de Madame Tordjman ne rassemble pas la "quasi totalité" des forces de gauche. Les socialistes et les verts tous regroupés au sein de la liste " à gauche le choix du renouveau" ne peuvent être considérés comme une composante négligeable de la gauche.

Ainsi, aucun groupe de ce conseil ne peut revendiquer la « quasi-totalité » de la représentation à gauche et se déclarer socialiste à la place des socialistes ou écologiste à la place des Verts. Décidément, au-delà des postures et des déclarations d'intention permanentes, il y a encore du chemin à faire à Gentilly dans la reconnaissance réelle du pluralisme et de la diversité indispensables au débat démocratique.

A cet égard, la concentration des principales délégations données par le maire et des indemnités votées par le conseil municipal entre les mains des trois premiers adjoints n'est pas un signe encourageant. Elle nous semble en tout cas peu conforme aux déclarations d'ouverture et à la volonté de répartition des pouvoirs qui n'ont cessé d'être proclamées au cours de la campagne.

Nos moyens d'action seront limités durant cette mandature. Nous nous exprimerons cependant avec détermination et en toute indépendance sur les pratiques et les comportements et surtout dans l'examen des projets qui seront soumis au conseil municipal. Nous serons force de proposition, partie prenante de l'action de la majorité de gauche lorsqu'elle sera transparente et nous paraîtra conforme aux intérêts des Gentilléens, critiques lorsque cela ne sera pas le cas.



Le groupe des élus du Parti socialiste et des Verts
Patrice-Marie SÈVE (Parti socialiste)
Martine GUILLAUME (Parti socialiste)
Vincent BERVILLE (Verts)
Marie-Sygne LECA (Parti socialiste)
Article à paraître dans VAG
par groupe des élus publié dans : Politique locale
Vendredi 14 mars 2008
  inscrits votants nuls et blancs exprimés Patricia Tordjman Jean-Louis Gérus Patrice-Marie Sève
1 Mairie Salle des     fêtes 826 514 18 496 346 79 71
2 Barbusse aile droite 1264 672 8 664 348 149 167
3 Victor Hugo 1307 684 22 662 423 106 133
4 Courbet préau 919 566 15 551 367 92 92
5 Courbet réfectoire 993 613 13 600 321 118 161
6 Pierre Curie 685 353 9 344 236 34 74
7 Barbusse Maternelle 845 454 11 443 176 105 162
8 Lamartine aile droite 846 499 6 493 179 85 229
9 Lamartine aile gauche 961 553 11 542 175 116 251
10 J-Lurçat réféctoire 613 381 8 373 277 50 46
11 J-Lurçat préau 569 298 8 290 191 35 64
TOTAL GENTILLY 9828 5587 129 5458 3039 969 1450
 
En %
    participation nuls et blancs   Patricia Tordjman Jean-Louis Gérus Patrice-Marie Sève
1 Mairie Salle des fêtes   62.2 3.5   69.8 15.9 14.3
2 Barbusse aile droite    53.2 1.2   52.4 22.4 25.2
3 Victor Hugo   52.3 3.2   63.9 16.0 20.1
4 Courbet préau   61.6 2.7   66.6 16.7 16.7
5 Courbet réfectoire   61.7 2.1   53.5 19.7 26.8
6 Pierre Curie   51.5 2.5   68.6 9.9 21.5
7 Barbusse Maternelle   53.7 2.4   39.7 23.7 36.6
8 Lamartine aile droite   59.0 1.2   36.3 17.2 46.5
9 Lamartine aile gauche   57.5 2.0   32.3 21.4 46.3
10 J-Lurçat réféctoire   62.2 2.1   74.3 13.4 12.3
11 J-Lurçat préau   52.4 2.7   65.9 12.1 22.1
TOTAL GENTILLY   56.8 2.3   55.7 17.8 26.6

 Bientôt un peu d'analyse de ces résultats...

 

par ps-gentilly publié dans : Elections
Samedi 9 février 2008
perif_portegentilly.jpgLe Parisien du 7 février 2008 : "Une étude d'Airparif prouve que les habitants proches du périphérique respirent un air vicié, y compris à l'intérieur de leur logement. Inquiétant."

Les conclusions de l'étude d'Airparif  ne surprendront que les naïfs, on ne peut pas vivre entouré des voies de circulations les plus fréquentées de France (peut-être d'Europe ?) sans en subir les conséquences en terme de pollution de l'air (sans compter les pollutions sonores et visuelles sur lesquelles il y aurait beaucoup à dire).

Pour autant ces conclusions sont réellement inquiétantes. C'est notre santé qui est en cause, en particulier celle des plus fragiles d'entre nous : personnes âgées et enfants.

La liste des socialistes, des Verts et de citoyens Gentilléens que conduit Patrice-Marie Sève fait de la lutte pour un environnement de qualité sa première propriété. Si les Gentilléens nous accordent leur confiance nous ferons de Gentilly une éco-cité exemplaire.

Mais rien ne sera possible face à la pollution liée à l'automobile si Gentilly agit seule : nous appelons à un effort de Paris, de la Région et de l'Etat pour couvrir le plus rapidement les infrastructures telles le Périphérique et l'autoroute A6A. Mais attention comme le précise l'article du Parisien la couverture sans traitement de l'air vicié ne fait que concentrer la pollution aux sorties de tunnels. C'est malheureusement ce qui se passera avec la couverture imminente de l'A6B (entre Gentilly et le Kremlin-Bicêtre) : la pollution de millions de véhicules se concentrera au niveau des damiers phoniques. Alain Mugniery, adjoint socialiste à l'environnement, n'a cessé d'alerter sur cette question, sans être entendu jusqu'ici. Pourtant des solutions sont possibles, comme Barcelone le montre.

Par ailleurs, tout doit être fait pour réduire l'usage de l'automobile en Ile-de-France : développement des transports de banlieue à banlieue (Orbival d'Arcueil à Fontenay-sous-bois), covoiturage, autopartage, fin du « tout camion » dans le transport des marchandises, limitation des vitesses autorisées (nous proposons que Gentilly devienne une « ville tranquille » avec une limitation à 30 km/h, bien sûr les véritables enjeux concernent les voies à forts trafic), etc. Les Verts et les socialistes de Gentilly plaideront sans relâche pour que dans ces domaines on passe des paroles aux actes.

Voir aussi l'article d'Yves Contassot, adjoint au Maire de Paris, Les Verts, présent le 20 février pour soutenir la liste de Patrice-Marie Sève.

Samedi 26 janvier 2008
Martine nous signale l'existence d'un nouveau site, dédié à l'information locale, pour découvrir et partager ce quicovilo.jpg vous entoure (évènements, voisins, commerces, services, ...). Il s'agit de COVILO.

Les élections municipales françaises de 2008, évènement local du moment, sont bien sûr  à l'honneur.
Lu sur le site :
Si vous êtes candidats : profitez de Covilo pour présentez votre liste, annoncez vos réunions publique mettre un lien vers votre site.

Si vous êtes électeur, profitez de Covilo pour faire vos commentaires sur les programmes proposés, dialoguez dans le forum Local.

Tout le monde peut publier sur Covilo. Il n’est pas nécessaire de savoir écrire avec un style journalistique affirmé. Chacun d’entre nous peut devenir reporter local en fournissant des articles, des images, des extraits vidéo ou audio de ce qui se passe près de chez lui.
par ps-gentilly publié dans : Information
Vendredi 11 janvier 2008

  undefinedLes socialistes de Gentilly plaident depuis longtemps pour une réglementation efficace du stationnement dans la commune. Ils se félicitent de l'établissement d'un diagnostic et préconisent une politique du stationnement qui en tire toutes les conséquences.
  La gratuité du stationnement, exceptionnelle en limite de Paris, fait de certains quartiers de véritable "aspirateurs" à voitures au détriment des riverains qu'ils soient automobilistes ou non. En effet le stationnement anarchique est une gêne majeure pour les déplacements des handicapés, des personnes âgées et des enfants (rues parfois impraticables pour les poussettes). La qualité du paysage urbain est aussi fortement dégradée. La voirie est un bien public qui doit être partagé de manière équilibrée.undefined

  Pour civiliser le stationnement à Gentilly il faudra adopter une véritable réglementation du stationnement (paiement à l'heure pour les visiteurs, abonnements annuels très bon marchés pour les résidents, règles favorisant la rotation à proximité des commerces, etc.) et surtout avoir la volonté politique et les moyens de faire respecter la règle. Il faudra aussi optimiser l’usage des places disponibles dans les parkings existants (beaucoup de places non utilisées pour des raisons soit de coût, soit de sécurité*). 
  C'est ce que la liste que je conduirais pour les municipales de mars 2008 proposera aux Gentilléens.


  Patrice-Marie Sève


(*) Ces problèmes devront être traités avec les bailleurs. On pourrait notamment envisager la mutualisation de la surveillance des parkings.

LE PARISIEN du 9 janvier 2008 :

Les villes limitrophes de la capitale ne veulent pas servir de parking aux banlieusards qui laissent leur voiture avant de se rendre à Paris.
HARO SUR les voitures-ventouses ! Les communes val-de-marnaises limitrophes de Paris ont décidé de prendre le taureau par les cornes pour régler ce problème qui pollue le quotidien de leurs habitants. La ville de Gentilly vient ainsi d'établir un diagnostic de stationnement sur son territoire qui jouxte les XIII e et XIV e arrondissements et dont 90 % de l'offre de stationnement est - chose extrêmement rare et ardemment convoitée - gratuite.

« Je vous défie de trouver une place en moins d'une demi-heure »

D'après l'enquête menée par le bureau d'études Egis Mobilité, le nombre de « ventouses », autrement dit de voitures squattant la voirie, recouvre pas moins de 50 % de l'offre de stationnement.
 
Le plan local de déplacement (PLD) de l'agglomération du Val-de-Bièvre adopté le 24 avril 2006, et dont Gentilly fait partie, a fixé plusieurs objectifs et notamment celui d'harmoniser les réglementations des sept villes de l'agglo (Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly, Le Kremlin-Bicêtre, L'Haÿ-les-Roses et Villejuif).

Gentilly souffre donc d'un faible taux de rotation de ses 2 627 places puisque la moitié d'entre elles est investie par les résidants et des automobilistes venus de l'extérieur. « Dans le centre-ville, je vous défie de trouver une place en moins d'une demi-heure et qui plus est une place où vous n'êtes pas en infraction », invite Alberto, un habitant de 52 ans. Une situation qui provoque également une gêne pour les piétons et les cyclistes : stationnement sur les trottoirs, en double file... Les difficultés sont accrues dans le quartier du Plateau, qui accueille la gare RER (même configuration à Arcueil pénalisé par un stationnement de longue durée à proximité des deux gares RER). La ville a donc choisi de réfléchir à une réglementation qui soit adaptée à sa proximité directe avec Paris en privilégiant le stationnement résidentiel et en permettant aux « visiteurs » de se garer dans les quartiers commerçants.

Au Kremlin-Bicêtre, la proximité de Paris a engendré un problème supplémentaire quant au stationnement sur la voirie : celui des livraisons. Ainsi, le PLD prévoit la mise en application de règles parisiennes limitant les livraisons à certaines heures et sur certains axes. A
Ivry-sur-Seine, pour répondre à la saturation de l'espace public, depuis le mois de novembre, la zone de stationnement payant s'est étendue. Autrefois limitée au centre-ville, elle englobe désormais les quartiers d'Ivry-Port et de Marat-Parmentier.
par Patrice-Marie Sève publié dans : Politique locale
Vendredi 4 janvier 2008

undefinedOn apprend aujourd'hui que le Tribunal administratif de Paris annule l'extension de Vélib' à la banlieue.

Voir cet article du Monde.

[...] Le juge administratif estime notamment que cette extension du système de locations de vélos en libre-service "constitue un nouveau marché (...) dès lors qu'elle aurait pour effet de fournir dans chacune de ces communes un réel service de bicyclettes en libre service".

[...] La Ville de Paris ne renonce toutefois pas à son projet et a décidé de se pourvoir devant le Conseil d'Etat. Le conseil de Paris avait approuvé le 19 décembre le marché avec Somupi, filiale du français JCDecaux, prévoyant l'implantation de 300 stations (4 500 vélos) dans 30 communes de banlieue.

Il va falloir se remettre au travail pour trouver une solution viable pour que les vélos en libre service ne s'arrêtent pas absurdement au Périphérique.
David Dornbush, qui conduira une  liste socialiste et Verts pour les municipales à Fontenay-sous-bois (ville dirigée par le PC, comme Gentilly), propose un syndicat intercommunal des villes de banlieues qui lancerait un appel d'offre pour un service de vélos en libre service compatible avec celui de Decaux à Paris. C'est à lire ici.

Sur les étapes précédentes voir un premier article sur ce blog : Vélib' à Gentilly ?
Jeudi 20 décembre 2007
Vous pouvez lire le tract distribué actuellement par les militants sur www.gentilly2008.net
4 pages dont voici la première, début d'une lettre ouverte aux Gentilléens par

PATRICE-MARIE SEVE, CANDIDAT SOCIALISTE AUX MUNICIPALES A GENTILLY
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Mardi 18 décembre 2007
LOGO-LES-VERTS.jpgPour "faire avancer l'écologie" à Gentilly il y avait les socialistes (voir sur le blog), il y a maintenant aussi Les Verts.
Et c'est une excellente nouvelle !
Nous esperons avec eux faire du développement durable une prioritée traduite dans des projets innovants, à Gentilly et aussi dans la Communauté d'Agglomération du Val de Bièvre.
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Vendredi 14 décembre 2007
Les premières réflexions des socialistes sur un projet lourd de conséquences

L’absence d’une vision d’ensemble pour l’Opération de Rénovation Urbaine (ORU) lancée à Gentilly sur le Chaperon Vert risque d’avoir un impact très négatif  sur la scolarité des enfants de ce quartier et du Plateau Mazagran.
          
Actuellement tous les enfants de la zone du Chaperon Vert, qu’ils habitent Gentilly ou Arcueil, sont scolarisés dans l’école élémentaire Joliot-Curie, située à Arcueil. Or elle va être démolie et reconstruite un peu plus loin. Mais cette nouvelle école Voltaire sera réservée à Arcueil, pour accueillir aussi les enfants venant des nouveaux immeubles près de la Vache Noire.

A Gentilly, aucune école élémentaire n’a été prévue au Chaperon Vert, ou sur le terrain Lénine, sur lequel seront pourtant bâtis beaucoup de logements destinés à des familles. Il a été annoncé que les enfants de ce quartier, âgés de 6 à 11 ans, seraient tous scolarisés de façon permanente à l’école Lamartine.
           
On prévoyait alors environ 125 élèves supplémentaires dans cet établissement. Les socialistes avaient donc marqué leur accord pour la solution proposée qui semblait  la seule possible, intéressante et à priori compatible, après travaux, avec la capacité maximale d’accueil de l’école du Plateau Mazagran.
En 2007 les projets se précisent : il y aura en particulier plus de 300 appartements familiaux sur le terrain Lénine, entraînant une arrivée d'élèves supplémentaires qui n'avaient pas été prise en compte.
 
Ainsi nous découvrons aujourd’hui qu’une étude sérieuse de « faisabilité » n’a été effectuée qu’a posteriori, par un cabinet d’experts et que le rapport très approfondi, remis aux élus municipaux, prévoit dans six ans la scolarisation d’un nombre très supérieur d’élèves (jusqu’à 200 au lieu de 125).
 
Ces chiffres et leurs conséquences rendent obligatoire le réexamen total du projet.
 
• Le transfert permanent de tant de nouveaux élèves à Lamartine semble difficilement envisageable sans dégradation profonde des conditions d’accueil des enfants et de travail des enseignants.
 
Pour doubler ainsi ses effectifs d’ici 5 à 7 ans (en atteignant 350 à 400 élèves répartis dans environ 15 classes), de profondes et très coûteuses transformations des locaux seraient alors nécessaires. Elles sont présentées dans le rapport des experts. Ces travaux réduiraient beaucoup l’espace disponible pour chaque enfant et chaque enseignant : cloisonnement de l’un ou des deux grands préaux, locaux d’activités réaménagés en salles de cours…
 
D’autres problèmes deviendraient également difficiles à gérer, comme ceux de la restauration des enfants, avec un passage incontournable à 3 services. La construction d’une nouvelle cantine est maintenant évoquée, à la place du jardin de jeux public situé à côté de l’école maternelle. Or cet espace vert est très utilisé par les enfants, mais est aussi très apprécié par beaucoup d’autres habitants du quartier

• Pour diminuer un peu le surnombre à l’école Lamartine, le rapport des experts envisage aussi un changement de la carte scolaire, qui déplacerait une partie des enfants du Plateau Mazagran vers l’école Barbusse (à côté de la mairie), à condition que celle-ci puisse les accueillir, ce qui est loin d’être sûr.
Cette solution ne faciliterait pas la vie des parents.  Des problèmes nouveaux d’accompagnement apparaîtraient, liés à la longueur des nouveaux trajets, à l’éloignement entre école maternelle et école élémentaire pour les familles ayant des enfants scolarisés dans ces deux niveaux. Le problème serait d’ailleurs le même pour les familles du Chaperon Vert qui auraient des enfants en maternelle dans le quartier et en élémentaire à l’école Lamartine.




Un autre transfert d’enfants, lié à l’ORU, vers l’école élémentaire Lamartine, est prévu mais de façon temporaire, pendant environ deux ans, de 2009 à 2011.

En effet l’école maternelle Jean Lurçat située au Chaperon Vert à Gentilly, doit être démolie. Mais elle
sera reconstruite sur le même terrain, jumelée à une nouvelle crèche (la crèche actuelle laissant place à des logements). Pendant les travaux, et seulement pendant cette durée, les quatre classes actuelles de Jean Lurçat seraient momentanément installées à l’école Lamartine élémentaire.

 

Ce transfert n’est pas du tout simple à organiser. Il aurait dû être évité en construisant la nouvelle école avant de détruire l’ancienne. C’est ce qui va être fait à Arcueil.
Mais, d’ampleur plus limitée et de courte durée, il ne semble pas poser de problèmes insurmontables.
 


Le rapport évoque également comme solution la construction d’une nouvelle école élémentaire au Chaperon vert ou sur le Terrain Lénine. Avec 200 élèves, cet équipement s’avérerait indispensable : actuellement les écoles élémentaires de la commune ont toutes des effectifs compris entre 180 et 220.  A Arcueil les effectifs de ces écoles varient entre 160 et 260, et la future école Voltaire est prévue pour 11 classes élémentaires, donc environ 270 élèves.


 
 

Le graphique suivant montre la répartition des écoles élémentaires en France selon leur nombre de classe :
taille-ecoles.jpg
Source :
L’état de l’école, Paris, ministère de l’Education nationale, Paris, 2006.
On constate la faible part des écoles de plus de 10 classes. Les écoles de 15 classes et plus étant très rares.

 
 
Autre problème important : les élèves arrivant à Lamartine pourraient-ils conserver les bénéfices pédagogiques de la Zone d’Éducation Prioritaire, puisque cette école n’en fait pas partie ? Les premières réponses à cette question laissent entendre que non. Les enfants du Chaperon vert comme du Plateau ne bénéficieraient plus de classes à effectif réduit, avec tous les dommages que cela implique pour la qualité éducative.

Dans une circulaire de l’éducation nationale on lit la phrase suivante, qui s’applique assez bien au problème que Gentilly rencontre aujourd’hui :
"La fusion de deux écoles, et en particulier d'une école maternelle et d'une école élémentaire, ne doit pas conduire à créer un ensemble d'une taille trop élevée, notamment en zone d'éducation prioritaire [...]"
     

Depuis 2005, les socialistes de Gentilly dénoncent le manque d’ambition imposé par les élus du Parti communiste pour la « rénovation » du Chaperon Vert : les logements et l’urbanisme de ce quartier seront loin d’être améliorés comme ils auraient dû l’être grâce aux crédits apportés par l’État.
Contrairement à sa partie arcueillaise, le Chaperon Vert ne sera pas restructuré à Gentilly. C’est ce choix de l’immobilisme qui a conduit à ne pas apporter l’attention nécessaire à la question de l’accueil scolaire des enfants.

L’absence de réaménagement urbain va entraîner une diminution importante des subventions de l’État et il est désormais plus difficile de trouver les espaces nécessaires à de nouvelles constructions.
 
En raison de ces désaccords sur l’ORU, et d’autres souvent liés à l’insuffisante prise en compte de la qualité environnementale, les élus socialistes du conseil municipal ont seuls voté contre le projet de Plan Local d’Urbanisme en mai 2007.
 
La première application de l’ORU ne doit pas conduire à une nette détérioration de la situation scolaire dans le quartier du Chaperon Vert et sur le Plateau Mazagran. Il faut revoir des décisions prises sans études préalables et approfondies. En janvier 2005, un document présenté lors d’un atelier de l’ORU sur l’offre scolaire, garantissait  «  Des écoles et des centres de loisirs : modernes et adaptés ; à taille humaine ; à proximité de chez vous ».
 
Ces promesses ne doivent pas être oubliées !
ti_bug_fck
Mardi 27 novembre 2007
J'ai répondu à quelques questions de l'Hebdo des socialistes après une audition dans la cadre du forum "Les socialistes et le marché". 
Les questions portaient sur la mondialisation, les délocalisations et les politiques appropriées dans ce cadre.
L'article de l'Hebdo reprend une bonne partie de mes réponses mais pas la totalité. Je vous propose donc en exclusivité sur ce blog le texte complet !


-La croissance de la France et de l'Europe est molle. peut-on raisonnablement imputer cette faiblesse à la montée de pays émergents comme la Chine et l'Inde?
 
Sans hésitation non, on peut à la rigueur imputer aux émergents une part de la montée des inégalités sur le marché du travail (inégalités salariales aux Etats-Unis, précarité accrue pour les moins qualifiés dans un pays comme la France), mais certainement pas la croissance molle.
Les tensions sur les prix des matières premières et de l’énergie peuvent à terme être défavorables aux pays importateurs dont les pays européens, mais rien n’apparaît de tel pour l’instant. [les choses changent vite : on considère que les pays émergents qui pesaient à la baisse sur les prix (des biens manufacturés) jusqu'alors, provoquent des tensions inflationnistes maintenant]
Ce sont aujourd’hui les pays émergents qui portent la croissance mondiale.

-Les délocalisations semblent peser sur la France. Comment lutter contre?
 
Les délocalisations sont une des manifestations du processus permanent de destruction et création d’activités qui est à la base de la croissance économique, processus qu’elles accélèrent. Elles sont souvent très douloureuses quand elles touchent des bassins d’emploi peu diversifiés et peu attractifs pour des activités nouvelles. La puissance publique doit mettre des moyens suffisants pour aider les salariés licenciés dans des secteurs et des régions qui ne leur offrent pas ou peu de possibilités de retour à l’emploi satisfaisantes : aides à la mobilité, compléments de salaires quand le nouvel emploi est moins rémunéré que celui perdu, formations adaptées bien sûr… Les entreprises qui délocalisent (plus généralement qui détruisent des emplois) peuvent être mise à contribution financièrement, de manière à ce qu’elles intègrent dans leurs décisions le coût collectif des licenciements.

-L'Europe devrait-elle mettre des freins aux frontières pour les produits en provenance de pays comme la Chine?

Ces barrières auraient pour conséquence d’augmenter les prix pour les consommateurs européens. La baisse de pouvoir d’achat qui s’ensuivrait conduirait à la réduction des achats y compris de produits européens. Nos produits sont de moins en moins souvent en concurrence directe avec ceux des pays émergents parce que nos entreprises se sont spécialisés, pour chaque produit, dans le haut de gamme (des produits vendus près de trois fois plus chers que leurs équivalent made in china). Dès lors, sauf dans quelque cas d’industries en déclin, on ne peut pas espérer que la hausse des prix des importations chinoises favorise nos industries.

-Plus globalement doit-on vraiment avoir "peur" des pays émergents?

Ils nous imposent d’améliorer sans cesse ce qui fait notre richesse, c'est-à-dire notre capital humain, notre potentiel d’innovation, nos infrastructures publiques.
L’impact de l’émergence s’apparente à l’accélération du progrès technique. C’est un impact positif mais qui fait des perdants, ceux qu’on a laissé au bord du chemin. Les bénéfices retirés collectivement doivent permettre d’aider à absorber les chocs, de compenser les perdants, surtout de les mettre en mesure de profiter d’un monde plus ouvert, qui s’il est plus risqué, offre aussi plus d’opportunités.
Nous devons collaborer avec les pays émergents pour les aider à limiter les impacts négatifs de leur croissance sur l’environnement global (émissions de gaz à effet de serre notamment, qui nous concernent quel que soit leur lieu d’émission sur la planète).
 

-Dans le cadre de la mondialisation et de ces effets négatifs, ne peut-on pas inventer de nouveaux outils de régulation?
 
Certainement. Certains existent de manière embryonnaire : par exemple le Fonds Européen d’ajustement à la Mondialisation qui peut dépenser jusqu’à 500 millions d’euros par an dans les États-membres en faveur de travailleurs touchés par des licenciements liés aux échanges internationaux.
Il nous faut inventer les politiques qui associent ouverture et protection sociale pour matérialiser collectivement les gains de l’échange.
par Guillaume publié dans : Economie
 

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