Mardi 1er Mai 2007 à 17h au Stade Charléty :
Grande réunion Ile de France avec Ségolène ROYAL
avec Cali, Bénabar, Leni Escudero, Rachida Khalil, Michel Delpech, Indochine, Sanseverino, Yannick Noah, La Grande Sophie, Les Têtes Raides, Olivia Ruiz, Moustaki...
(Métro Porte d'Italie, RER Cité Universitaire, Tram Stade Charlety, à pieds depuis Gentilly ! Ouverture des portes à 15h30 ; pour les Gentilléens RDV devant IPSOS à 16h)
Jeudi 3 Mai 2007 à 19h à Cachan :
Grand rassemblement de gauche Val de Marnais. (détails ici)
Samedi 28 avril sur le marché, nous étions tous sur le pont pour Ségolène Royal. Militants et sympathisants autour de notre désormais bien connu camion militant. Avec cette fois la retransmission du débat Bayrou-Royal en direct et en plein air.
Quelques photos de cette matinée de mobilisation ici.
Bonjour,
Voici donc les résultats de Gentilly :
Inscrits : 9564
Votants : 8076 (84,4% de participation)
Nuls : 92
Exprimés : 7984
Schivardi : 19 (0,2%)
Laguiller : 107 (1,3%)
Besancenot : 356 (4,5%)
Bové : 105 (1,3%)
Buffet : 582 (7,3%)
Voynet : 128 (1,6%)
Royal : 2941 (36,8%)
Bayrou : 1359 (17,0%)
Sarkozy : 1702 (21,3%)
De Villiers : 95 (1,2%)
Nihous : 14 (0,2%)
Le Pen : 576 (7,2%)
Meilleur score pour Ségolène Royal dans le Val-de-Marne !
Porte à porte, collage (voir ce nouvel album photo), tractage, boitage, débat,... les socialistes de Gentilly sont pleinement mobilisés pour Ségolène Royal.Le blog www.ps-gentilly.org est lui aussi particulièrement actif depuis le début de la campagne présidentielle.
Voici l'essentiel des articles publiés.
(Des * signalent les billets les plus visités).
Mobilisation :
Analyse des nouvelles inscriptions sur les listes électorales 2007 ***
Mobilisons nous contre la montée de l’intolérance et l’utilisation démagogique de la question des sans papiers à des fins électorales
Opération « Un camion pour Ségo » ***
Compte rendu de notre débat participatif
En 2006 on s'inscrit, en 2007 on gagne !
Ségolène Royal :
Mon projet pour l’Afrique, par Ségolène Royal
50 ans d'Europe et "The Royal Way" (la voie Royal pour l'Union européenne)
Ségolène Royal seule candidate à répondre aux artistes plasticiens *
Économie :
L'heure des bilans : la droite est nulle en économie : 1- l'emploi * 2- la croissance du PIB 3- la conjoncture
Les 3 mesures phares de Nicolas Sarkozy (dans son interview au Parisien) : désincitation à l'embauche, incitation à l'endettement et promotion de la rente *
Prélèvements obligatoires, SECU, TVA : avec Sarkozy, la démagogie le dispute à l'incompétence
ISF, IR, CSG... : Nos chers impôts
Signez l'appel : « Pourquoi nous consentons à l’impôt »
Sarkozy et Bayrou :
Et pourtant « il a changé »...
Vu le franc succès de notre première opération "Un camion pour Ségolène" on remet ça samedi matin ! Nous en profiterons pour distribuer un tract avec la liste des soutiens à Ségolène Royal à Gentilly (plus de 180 signataires).
Rendez-vous au marché Frileuse de Gentilly (centre-ville) à partir de 9h30. Nous amenons café et gâteaux.
Ajout du 16 avril : Nouveau succès pour le camion-café-Ségo. Cette fois en musique ! Allez visiter l'album.
Trois textes pour mieux connaître Nicolas Sarkozy
1- Par www.antisarko.net :
Discours de Nicolas Sarkozy à Lorient : justification de la violence des pêcheurs méritants et stigmatisation de la violence "gratuite" des " voyous"
Ce soir à Lorient, Nicolas Sarkozy s'est adressé aux pêcheurs au cours d'un discours particulièrement virulent. Outre des rappels déjà entendus lors de ses précédents meetings sur la fierté d'être français, sur la critique du renoncement et de la pensée unique, ce discours était centré sur l'opposition entre les pêcheurs, loués pour leur ardeur au travail, leur mérite et leur prise de risque face à l'océan déchaîné, et les "voyous" et les "fraudeurs", accusés de toutes les immoralités et de toutes les violences. Les évènements de la Gare du Nord et la grille de lecture sarkozyste de cet épisode (la gauche défendrait les "fraudeurs" contre la police et les honnêtes gens) constituaient la toile de fond de l'ensemble du discours (" quelle image de nous-même nous renvoie le regard des autres quand nous offrons au monde un spectacle comme celui de la gare du Nord la semaine dernière?").
Comme lors de ses discours sur la France paysanne, NS a une nouvelle fois insisté sur l'importance de la tradition, de l'héritage, de la transmission d'un métier et d'une culture de génération en génération. L'attachement (voire l'enracinement) à la terre et à la mer est constitutif de la France éternelle dont le candidat de l'UMP se fait le poète. Cette vision de la France n'a rien à envier à celle de Le Pen : nulle mention n'est faite de l'immigration dans l'histoire de la nation, et tout le propos est destiné à dresser le portrait de "bons Français" héritiers de traditions familiales multiséculaires (NS insiste sur le fait que l'on serait marin de père en fils, par amour de la mer).
Distinguant des Français moraux et méritants d'autres Français délinquants et fraudeurs, l'ex-ministre de l'Intérieur s'engage dans une justification scandaleuse de la violence à laquelle les marins ont pu parfois avoir recours : " Ici on ne brûle pas la voiture de son voisin, ici on ne se laisse jamais aller à la violence gratuite. Chez les marins, on ne fraude pas, on ne triche pas. Ici quand on manifeste, quand on recours à la violence, ce n'est jamais pour se distraire, ce n'est jamais pour nuire à autrui, c'est parce qu'on est désespéré, c'est parce qu'on n'a plus de recours et qu'on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale". Il y a donc selon NS une violence légitime des pêcheurs, souvent dirigée contre les services et les symboles de l'Etat (incendie du Parlement de Bretagne dans les années 1990), et une violence gratuite des voyous. NS réduit donc les émeutes de novembre 2005 à des violences de distraction, en déniant tout caractère social et politique à la révolte des banlieues. Pour flatter une partie de l'électorat, le candidat à l'élection présidentielle reconnaît donc que la violence contre l'Etat peut être un mode de protestation acceptable [il faut le pilonner sur cette apologie de la contestation de l'autorité de l'Etat] : "Je veux le dire ici, aucune violence n'est acceptable dans la république, mais je ne mets pas, je ne mettrai jamais sur le même plan la colère des pêcheurs qui ne veulent pas mourir et la violence gratuite des fraudeurs et des voyous".
On l'aura compris, tous les habitants des banlieues sont forcément des délinquants, et seuls les "bons Français" ont droit d'exprimer, par tous les moyens, leur juste "colère". NS embraye alors sur la question des retraites des marins pêcheurs (qu'il défendra en s'attaquant aux "régimes spéciaux") et de l'Europe (on sent encore une fois que NS se range du côté des pêcheurs ou des paysans pour stigmatiser Bruxelles et justifier l'anti-européisme, dans une posture parfaitement démagogique qui entre en résonance avec ses attaques répétées contre la BCE).
Enfin, sans revenir à des développements désormais classiques des discours de NS (valorisation du travail contre l'assistanat, engagement en faveur du plein emploi... cf son programme) il faut insister sur le fait que le candidat de l'UMP se place délibérément et frontalement sur le terrain de la morale (stratégie payante pour GW Bush en 2000 et 2004) : le discours de Lorient a été longuement consacré à la fraude, notamment fiscale. Il faut ici rappeler que les prises de position de NS sur la fiscalité "écrasante" ou sur l'évasion fiscale "justifiée" de J. Halliday sont de puissants facteurs de légitimation des comportements de fraude de la part des catégories sociales les plus aisées, bien plus que des classes populaires ou moyennes (qui n'ont pas grand chose à cacher). Le candidat de l'UMP, tout à sa stigmatisation des banlieues et des jeunes issus de l'immigration, n'a donc aucun mot sur la délinquance en cols blancs. La condamnation de l'assistanat est enfin mise sur le même plan que celle de la fraude : "Quand l'assistanat paie plus que le travail, quand la fraude reste impunie, quand l'argent public est détourné ou gaspillé, on démoralise la France qui travaille." NS en appelle à la revalorisation de la morale civique contre une gauche accusée de défendre l'immoralité, la fraude et la déviance.
2- Par le site web "la Télé libre" citant le Canard enchaîné :
"On savait que les relations entre Sarkozy et les journalistes étaient faites d’amour et de haine. Mais dans la série des petites phrases de campagne, le candidat Ump a fait fort, comme le rapporte le Canard Enchaîné d’aujourd’hui.
C’était le 27 mars, dans le village des Baux-de-Provence. Nicolas Sarkozy prend son petit-déjeuner dans un hôtel quatre étoiles « luxe » avec une vingtaine de journalistes qui suivent sa campagne. Entre deux tartines, il leur dit : « Avec des amis comme vous, je suis bien, ça fait plaisir d’être avec vous. Si vous avez des questions à poser, posez vos questions, espèces de charognards. »
Après son dérapage à France 3 Nord et au siège de la chaîne à Paris (Ndlr : il a menacé de virer la direction actuelle de Fce télévision à son arrivée au pouvor, et a critiqué le traitement "de gauche" d'un reportage sur Fce 3, on reve...) il faut croire qu’une tartine est mal passée pour que Nicolas Sarkozy en vienne encore à « péter les plombs » avec les journalistes. Pardon, avec les « charognards. » A s’entendre traités ainsi, ces derniers ont du également avaler leur café de travers…"
3- Et pour finir le récit de l'entretien de Michel Onfray avec Nicolas Sarkozy : édifiant.
Le texte entier se trouve sur le blog de Michel Onfray : "Le cerveau d'un homme de droite"
En voici un passage, une citation de Nicolas Sarkozy : « J’inclinerais pour ma part à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense »
L'Afrique, dans l'extrême diversité des situations qui la caractérise, est en pleine mutation. Le parallèle avec la politique africaine de la France, figée dans une coupable immobilité n'en est que plus cruel. Cela doit changer dès 2007. Depuis bientôt cinq ans, la droite française est en effet à l'origine de désordres sans précédent sur le continent africain. La conception de la Présidence de la République de Jacques Chirac y est pour beaucoup. En privilégiant systématiquement les amitiés personnelles au détriment de l'intérêt général, la pratique présidentielle a terni l'image de notre pays, qui se trouve associé dans l'esprit des Africaines et des Africains aux régimes les plus contestables du continent. La France doit à nouveau porter en Afrique un message de démocratie, de solidarité, de paix et de défense des droits de la personne humaine, sans qu'il soit possible d'opposer à cette ambition la réalité des interventions de notre pays. De ce point de vue, les récentes déclarations du candidat de l'UMP qui s'inscrivent sans retenue, dans les mêmes réseaux que le Président Jacques Chirac, ne sont pas de nature à rassurer nos concitoyens qui souhaitent que notre pays demeure fidèle à ses valeurs de solidarité internationale, de promotion de la démocratie et de consolidation de l'Etat de droit.
Les Africains sont malheureusement les premières victimes de cette politique de la « Françafrique ». La multiplication des interventions militaires improvisées au profit de régimes réputés amis au Tchad ou en Centrafrique, nous détourne des objectifs de développement qui devraient être prioritaires. Faute d'avoir incité les régimes les plus fermes à s'engager dans la voie de la démocratisation et du respect des droits humains, nous nous trouvons réduits à intervenir militairement dans la précipitation pour éviter des prises de pouvoir par la force. Mais c'est en amont que nous aurions dû agir pour favoriser le dialogue politique et la participation de l'opposition et de la société civile africaine au jeu démocratique. D'une part, les termes de nos accords de défense et de coopération militaire avec plusieurs pays africains devront être clarifiés et si besoin renégociés. Notre politique étrangère doit être conduite dans la transparence. Je propose donc que nos accords de coopération, et notamment nos accords de défense et de coopération militaire soient examinés par le Parlement. Il s'agit d'un engagement nouveau mais nécessaire. Les citoyens français ont le droit d'être informés des buts poursuivis par nos programmes de coopération et des raisons de l'engagement de nos forces armées sur le continent africain. Je propose qu'un débat à l'Assemblée nationale soit obligatoire en cas d'intervention armée dans un conflit sur le continent africain. Il faudra aller au-delà et je retiens votre proposition de mettre en place une délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales. Cette délégation permettra non seulement de mettre en débat les grandes orientations de la politique de coopération, elle devra aussi contribuer à clarifier le rôle des différents acteurs engagés dans la coopération : services publics, collectivités locales, entreprises et ONG.
D'autre part, notre coopération devra faire des efforts particuliers pour consolider la société civile africaine et renforcer les mécanismes contribuant à l'émergence de la démocratie. À l'évidence, les ONG françaises et européennes ont un rôle particulier à jouer dans ce domaine. Je souhaite que nous développions une ligne de programme spécifique accessible aux ONG françaises et à la société civile africaine, en valorisant les enseignements du programme Démocratie et droits de l'Homme mis en œuvre par l'Union européenne, programme avec lequel nous gagnerions à développer des synergies. Cet aggiornamento politique me semble constituer la première étape de la rénovation de notre politique en direction de l’Afrique. Mais nous devons aussi innover pour accompagner le continent sur la voie d'un développement durable. La pauvreté reste endémique. L'espérance de vie régresse dans les pays frappés par le sida et le paludisme. La croissance urbaine crée de graves déséquilibres. La condition des femmes est trop souvent bafouée. Je voudrais suggérer ici plusieurs pistes d'action.
Nous devons veiller à préserver nos capacités des pays africains à vivre de l'exploitation durable des ressources dont ils bénéficient sur leur territoire. Il n'est pas acceptable que certaines entreprises. dont certaines ont leur siège en France, procèdent à un véritable pillage de ces ressources en privant les Africains des plus values qui permettraient le décollage économique. Il est encore plus préoccupant de constater que le pillage de ces ressources, en appauvrissant les populations, force certains à l'émigration vers l'Europe. Il serait plus intéressant d'éviter ces pillages et d'encourager l'économie locale au bénéfice de populations qui, dès lors, préféreraient vivre et prospérer dans leur propre pays.
Nous devons plus généralement encourager voire contraindre les entreprises à s'engager sur une éthique de responsabilité sociale et environnementale en veillant a minima qu'elles respectent les codes de conduites édictés par exemple par l'OCDE. A ce titre, je soutiens l'initiative « Publiez ce que vous payez » qui propose d'imposer aux industries extractives de rendre publiques les sommes versées aux Etats pour l`exploitation de leurs ressources naturelles. Les citoyens africains ont le droit de savoir ce que leurs gouvernements perçoivent des compagnies étrangères et les consommateurs français doivent pouvoir s'assurer que l'essence qu'ils achètent n'entretient pas un régime despotique. Nos pratiques doivent évoluer: la transparence, c'est la modernité, l'opacité actuelle l'archaïsme. La première condition du développement est de ne pas gâcher les atouts humains dont un pays dispose. Je constate que les pays qui investissent le plus dans l'éducation. en particulier celle des jeunes filles et qui respectent le plus les droits des femmes sont aussi ceux qui réussissent le mieux.
Pensons au rôle qu'ont pu jouer les femmes dans l'émergence de pays tels que le Cap Vert, la Tunisie ou l'Afrique du Sud… L'éducation joue aussi un rôle clé pour la prévention de la diffusion des pandémies. Enfin, l'amélioration de la condition des femmes africaines passe par le soutien aux mouvements qui luttent contre l'excision, pour le droit des femmes à maîtriser leur corps et leur fécondité, ainsi que par le renforcement de la participation des femmes à la représentation politique. Pour valoriser les atouts humains de l'Afrique il convient aussi de préserver la santé des populations africaines. Le sida entraîne de terribles régressions. Les exemples sont nombreux en Afrique australe: en Zambie, l'espérance de vie a ainsi régressé de dix ans dans les dix dernières années.
Les pays en développement ont obtenu à Doha le droit de copier ou d'importer des médicaments génériques pour leur politique de santé publique, mais, de facto, ils ne peuvent utiliser ce droit, en raison des mécanismes juridiques très contraignants qui ont été fixés sous la pression des laboratoires pharmaceutiques. Ces obstacles doivent être levés et la France doit s'engager à soutenir effectivement l'accès aux médicaments des pays pauvres. Mais les médicaments seuls ne peuvent suffire. Sans médecins pour les dispenser, sans réseaux de santé, ils n'atteindront pas les malades et l'on ne pourra endiguer l'épidémie de sida. De ce point de vue, comment ne pas être alarmé par l'extraordinaire proportion de médecins formés en Afrique qui exercent en Europe. Cette proportion atteint 30% dans certains pays. Le projet d'immigration choisie défendu par le candidat de l'UMP va aggraver cette tendance et, je le dis avec gravité, contribuer à affaiblir des systèmes de santé déjà fragiles.
Je propose pour ma part d'agir en responsabilité en ne pillant pas les ressources humaines qui sont vitales pour ces pays. Je propose, à l'inverse, de faciliter les allers et retours des médecins d'origine africaine afin qu'ils puissent exercer dans leur pays d'origine et participer à la formation de jeunes médecins tout en conservant des connections en France leur permettant de poursuivre l'approfondissement de leurs compétences. Plus largement, je proposerai de renforcer les moyens affectés à la santé en encourageant la constitution d'un fonds public mondial pour la santé de base.
Une deuxième condition au développement c'est de pouvoir valoriser ses atouts économiques. Cela suppose des moyens importants. Les budgets des États restent lourdement affectés par le remboursement de la dette accumulée dans les années 1980 malgré les premières vagues d'annulations. Il conviendra d'achever ce processus de désendettement.
S'il faut aider les Etats, il faut aussi soutenir les familles. Le micro-crédit est une voie pour permettre aux Africains de financer leurs projets de développement: l'extension des réseaux de micro-crédit dans les campagnes où ils sont encore peu présents doit permettre à de nombreuses familles de sortir de la pauvreté. L'Afrique possède de nombreuses richesses, mais celles-ci sont le plus souvent surexploitées par des groupes étrangers. Il s'agit donc de promouvoir en Afrique des filières d'excellence durable reposant davantage sur les populations. Je pense au coton dont l'Afrique est un producteur de qualité mais qui est déprécié sur les marchés internationaux en raison notamment des subventions américaines: il faudra porter cette question avec plus de force dans le cycle de négociations de l'OMC. Je pense aussi aux énergies renouvelables - et à l'énergie solaire en particulier - qui permettent notamment dans les zones rurales, d'apporter de l'énergie à des coûts raisonnables pour la fourniture de services essentiels. Je pense enfin à la promotion du commerce équitable dont nous devons valoriser les débouchés sur le marché français.
Pour financer ces nouvelles opérations de développement durable, il est avant toute chose nécessaire d'optimiser l'utilisation des moyens actuels disponibles, pour éviter les gaspillages et nous assurer que les ressources seront mises effectivement à disposition de ceux qui en ont le plus besoin. Comme je l'ai mentionné plus haut, cette optimisation de l'utilisation de l'aide publique passe par la clarification du rôle des différents acteurs et par la recherche de synergies avec les instruments européens.
Je souhaite que notre nouvelle politique de co-développement s'appuie plus directement sur les acteurs de terrains. Dans ce cadre, je propose de rénover nos méthodes de coopération notamment en valorisant davantage le travail des ONG en portant à 5% comme c'est le cas ailleurs en Europe le pourcentage de l’aide française qui sera mise en oeuvre par leur canal. Ne privatisons pas l'aide publique au développement, rationalisons le dispositif français de coopération encore trop éclaté ! Mobilisons davantage la coopération décentralisée, qui permet à des collectivités françaises de collaborer directement avec des collectivités africaines, car, au-delà des transferts d'argent, c'est aussi de capacités d’action autonomes dont les pays africains ont besoin. Mobilisons davantage les migrants et leurs compétences ! Mobilisons les jeunes qui souhaiteront effectuer un service civil à l'étranger ! Dans ce domaine de la coopération, comme dans bien d'autres secteurs, la France devra aussi contribuer à renforcer les politiques européennes pour une solidarité plus efficace et une contribution plus significative au développement durable du continent africain.
Enfin, au delà de cette optimisation des moyens et des politiques, je veux aussi que nous réfléchissions à une taxation des transactions financières pour accroître le financement du développement. Enfin, conformément au projet du PS, nous porterons progressivement le montant de l'aide publique à 0,7% du PlN, pour remplir les engagements internationaux qui ont été trop longtemps bafoués.
Je crois possible de mettre fin au désordre créé par des décennies de politique clientélistes en Afrique, des politiques bien peu responsables au regard des besoins des sociétés africaines et des volontés de solidarité des citoyennes et citoyens français. Pour cela, nous devons être fermes sur la défense des droits de la personne humaine, innovants en matière de développement. Nos objectifs doivent être explicités et nos méthodes transparentes. Ce sont les positions que je défendrai au cours de cette campagne pour rénover la politique de la France aux côtés de l’Afrique. Ce sont les orientations que je mettrai en œuvre si je suis élue.
Salut vincent et bonjour aux autres qui ne me connaissent pas directement,
Je suis scandalisé quand je vois ce qui c’est passé ( cf ce lien) dans une école, une interpellation d’un grand père qui allait chercher ses petits enfants à l’école.
Il faut vraiment que les intellectuels se mobilisent, du style organiser une manifestation et y faire adhérer d’autres associations.
Il faut que ça bouge, c’est intolérable de traiter les gens même sans papier de la sorte au mépris de toute les règles de la république et de la dignité, on se croirait à l’époque de vichy, franchement ça me fait peur quand je vois ça.
Si tu me rejoins essayons de faire bouger les choses pour agir et protester rapidement contre la politique actuelle. On ne peut pas se contenter de commentaires qui ne font que condamner par écrit ces agissements intolérables, il faut aller plus loin.
Quelque soit nos couleurs personnelles, nos implications personnelles dans l’élection présidentielle, je lance un appel pour que tout le monde se mobilisent contre cette montée en puissance de l’intolérance et de l’utilisation démagogique des sans papiers en général, de l’immigration uniquement à des fins électorales.
Quand les politiques de tout bord auront le courage de traiter humainement ce sujet (non régularisable/non expusable) en régularisant tout ces personnes qui méritent autant que les autres, le droit d’exister, de vivre, de s’épanouir en France, alors oui je pourrais dire je suis fier d’être français.
Oui aujourd’hui, j’ai honte quand je vois ça, je suis révolté et je signe là mon engagement en politique.
Je suis moi-même fis de parents espagnol, j’ai la double nationalité, j’ai grandis en France et j’ai eu la chance de bénéficier du système républicain, de faire des études et d’avoir toutes les chances de réussir, je veux me battre pour préserver ce principe et par mes origines, je n’ai pas le droit de refuser aux autres d’avoir la chance que j’ai eu.
Je ne veux pas rester sans rien faire et être attentiste, mais seul je ne pourrais pas grand-chose alors si certains d’entre vous se sentent aussi révoltés que moi, alors agissons ensemble.
Je suis joignable par téléphone et par mail pour que tout ceux qui veulent organiser avec moi rapidement un mouvement de protestation.
J’espère enfin que mon initiative ait de l’échos et qu’elle ne reste pas lettre morte, avec ma petite expérience de militant/sympathisant PS, je me suis souvent interrogé sur le sens de l’engagement politique, aujourd’hui je ne m’interroge plus, j’ai juste envie d’agir de façon concrète.
Amicalement,
Alexis de créteil
Et la suite :
Bonjour à tous,
Ci dessous, pour ceux qui veulent participer à la manifestation de demain, je vous invite à lire l'article cf ce lien.
Comme vous l'avez vu dans mon dernier mail, ce problème a une dimension plus large, à savoir la politique actuelle de représsion à outrance et l'absence de réelle volonté politique pour règler une fois pour toute la situation des sans papiers et l'immigration. Je vous invite à lire le dernier livre de Jacques Attali "La voix humaine" pour une nouvelle sociale démoractie (livre de poche), il donne des chiffres qui montrent clairement que la france avec sa population vieillissante entre autre et l'effet papy-boom aura besoin de plus en plus d'étrangers pour maintenir et préserver notre système de répartition.
Pour finir, je vous propose de coordonner avec d'autres organisations quelqu'elle soit (politique ou associative) une action visant à rassembler rapidement un mouvement de protestation contre la politique actuelle. Profitons des élections pour faire cesser cette pensée unique, fachiste, lepinisante et ramener un maximum de monde à la raison.
En effet, pour moi, se contenter de condamnations des parties politiques n'est pas suffisante face à cette montée en puissance de la descrimination, ne rien faire ou juste se se sentir révolté équivaut à soutenir la politique actuelle. [...]
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