Politique locale

Voici la tribune du groupe socialistes et apparentés dans le dernier bulletin municipal (VAG) :

Dans le numéro de juin dernier, nous avons donné nos propositions sur le diagnostic et les orientations du Plan Local d’Urbanisme, qui doit permettre d’enclencher les initiatives tant sur le plan du logement, de l’activité économique et de l’emploi que de l’environnement.
Le 19 septembre dernier, après examen de l’ensemble du règlement qui doit concrétiser les grandes orientations, le dossier du PLU a été arrêté pour consultation par divers organismes et enquête publique. Il sera définitivement soumis au vote en mars 2007. Malgré les points d’accord (projets de développement prévus rues P.V.Couturier, G.Péri et en Centre ville), face aux insuffisances de ce règlement, notre groupe a choisi de s’abstenir et de mettre à profit le délai jusqu’au vote de mars prochain.

Pour le quartier du Chaperon Vert, l’ORU (Opération de Rénovation Urbaine) fait office de PLU. Nous ne sommes pas les ennemis des vieilles pierres comme nous en accuse l’opposition de droite, nous ne souhaitons pas non plus renoncer à l’habitat social comme on a pu l’entendre et le lire. Au contraire, c’est parce que nous sommes ambitieux pour ce quartier que nous contestons le projet actuel, qui ne comporte aucune véritable restructuration. L’impossibilité de réhabiliter les deux bâtiments de 10 étages implique dans les prochaines années et progressivement de reconstruire (les financements de l'ORU sont accordés sur une durée de 5 ans, une fois le dossier retenu), comme prévu sur Arcueil et effectué au 162. Il faut donner à l'avenue Lénine un rôle majeur nord-sud permettant, à l’intersection avec le nouvel axe ouest-est, une nouvelle centralité. Celle-ci inclurait les terrains du stade mixant logements sociaux, intermédiaires, étudiants et accessions à la propriété, ainsi que commerces et activités. Le projet de l’ORU doit amorcer dès maintenant cette restructuration.
De la même manière il convient d’amorcer le désenclavement du quartier Victor Hugo en précisant sa future traversée.

En ce qui concerne les zones pavillonnaires, un COS de 1,2 (rapport des surfaces construites à la surface des parcelles) risquerait de favoriser la construction de petits immeubles plutôt que de pavillons, nous proposons un COS de 1 augmenté à 1,2 sous condition de dispositions environnementales (voir ci-dessous). Le tracé des zones pavillonnaires est à revoir Villa Rémond, rues Kleynhoff et Blanqui.
Le COS n’étant pas conservé dans le reste de la commune, le nouveau règlement, en fixant l’emprise au sol jusqu’à 70% du terrain, au lieu de 50% actuellement, ouvre la porte à une densification très forte. Si certaines zones peuvent être densifiées (Centre Ville, PVC, Péri…) pour d’autres, il convient de tenir compte des volumétries existantes. Autoriser, hors zones pavillonnaires, 21m de hauteur partout ne nous paraît pas souhaitable.
Si on parle beaucoup de développement durable, nous ne voyons pas comment le règlement, qui propose comme incitation aux efforts pour l’environnement une augmentation de 1,5 m de la hauteur des constructions, permettra d’atteindre les objectifs suivants : économies d’énergie, utilisation d’énergies renouvelables (solaire, géothermie... ), espaces verts et récupération des eaux pluviales (terrasses plantées…). Mettons en place des incitations efficaces comme l’augmentation du droit à construire sous condition d’efforts conséquents et contrôlés. Les constructeurs sociaux et territoriaux doivent par ailleurs être exemplaires.
Le développement durable a aussi un volet social : la mixité et la diversité sociales doivent être introduites par principe dans toute opération, publique ou privée.
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Le tract de la section socialiste et du groupe des élus socialistes et apparentés que nous avons distribué au Chaperon Vert et sur le Plateau est en ligne dans l'album "Galerie de tracts" (3 fichiers), en voici la première page  :
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- Population : Gentilly (16 000 habitants) peut accueillir de nouveaux habitants pour retrouver sa population des années 80 (18 000).
- Habitat collectif : maintenir le logement social (56%); assurer la mixité (diversité des logements et fonctions) dans tous les quartiers et nouvelles opérations.
- Habitat pavillonnaire : à protéger (contenir les volumes, autoriser la construction sur des parcelles de 120 m² au lieu de 200).
- Equipements : îlot Mairie : récupérer les surfaces (garages, ateliers) pour créer un vrai centre administratif et un parking public; scolaires : travaux sur les écoles Barbusse et Lurçat, regroupement des élèves du primaire du Chaperon Vert et du Plateau à Lamartine; culturel : une salle de spectacle; vie de quartier : équipement pour les jeunes sur la future couverture A6a; espaces verts : à Victor Hugo et au Chaperon Vert, mieux les adapter (aux enfants en particulier).
- Activités et commerces : développer l’activité sur Paul Vaillant-Couturier, Gabriel Péri et les commerces sur la rue Frérot, dans le Centre ville, au 162, au Chaperon Vert.
- Liaisons : désenclavement du 162, de V. Hugo, réglementation du stationnement, zones 30, favoriser les liaisons douces : cours de la Bièvre, Aqueduc de la Vanne, pistes cyclables, circulations et accès des personnes handicapées, rendre les trottoirs aux piétons.
- ORU sur Arcueil-Gentilly (Opération de Renouvellement Urbain du Chaperon Vert et du Plateau).
Le dossier ANRU déposé par Gentilly, contrairement à celui d’Arcueil, se signale par son absence de véritable projet urbain. Le maintien de certains immeubles empêche tout remodelage conséquent. Notre proposition est de créer une centralité au carrefour de l’avenue Lénine (à requalifier complètement ; marquer l'axe Nord-Sud - giratoire au carrefour avec PVC) et du nouvel axe ouest-est franchissant l’autoroute A6a jusqu’au RER. Les constructions nouvelles du terrain Lénine (dont logements étudiants) d'une part, l’école Lurçat et ses alentours d'autre part, constitueraient le cœur d'un quartier attractif (développement du commerce lié au passage). Les deux 10 étages ne peuvent pas être restructurés et sont promis dans le dossier actuel à une démolition dans…15 ans ! Nous proposons leur démolition dans les 5 à 7 ans à venir avec constructions préalables, pour assurer le relogement (en gardant des loyers modérés).
Nous sommes favorables à une zone d’activité sur Paul Vaillant-Couturier entre Montrouge et l’église du Sacré-Cœur, aux couvertures de l’A6a et du RER, à un gymnase qui pourrait être commun à Arcueil, Gentilly et la Cité U.
- Couverture A6b : prévoir un traitement des 2 carrefours Jaurès et Malleret-Joinville en vraies entrées de ville (giratoires pouvant être bordés de constructions, faire l’entrée du CHU sur Jaurès). Terrains du collège Curie : privilégier des activités devant le damier phonique ; prévoir un équipement sur la rue Jean-Louis ; des maisons de ville en position centrale.
- Centre Ville : valoriser la place de la mairie ; possibilité d’augmenter la densité.
- Règlement : Garder le COS (m² construits par rapport à la surface de terrain), les limites de hauteur et d’emprise au sol déterminant le volume des constructions.
- Développement durable : traduire cette priorité dans le PLU. Viser la plus haute qualité environnementale (isolation, énergies renouvelables, récupération des eaux pluviales, terrasses plantées, etc.) par la réglementation et l'incitation (bonus sur le droit à construire), pour tous les bâtiments (privés, sociaux et publics).

(texte paru dans "Vivre A Gentilly")
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Jeudi 11 mai 2006 à 20H30, salle des fêtes de la mairie,
va avoir lieu une réunion publique concernant le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Gentilly.
Ce plan va définir les règles d'urbanisme sur la ville pour les 15 prochaines années.
Nous esperons vous voir nombreux à cette occasion.
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Dans le dernier VAG :

Le projet de couverture de l’A6B demandé depuis plusieurs années par les riverains des communes de GENTILLY, ARCUEIL et KREMLIN-BICETRE enfin obtenu, a fait l’objet d’études préliminaires proposées depuis juin 2001 lors de consultation publique ; celles-ci se sont poursuivies, portant sur la faisabilité technique, le traitement des nuisances (bruit et pollution atmosphérique), les effets sur la géographie, le tissu urbain, social et économique des trois communes . L’enquête publique, ouverte à l’avis de chacun, vient clore définitivement la phase de préparation du projet pour laisser place aux travaux.
 
L’ensemble du projet est particulièrement positif et recoudra la déchirure que représente cette tranchée routière. Nous pensons cependant encore possible d’améliorer certains aspects du projet :
 
Traitement des carrefours Jaurès-Convention

Nous avons depuis le début de l’étude insisté pour donner à ces deux carrefours une importance primordiale ; pivots des transits de circulation et entrées de ville, ils méritent mieux que d’être traités en simples croisements ; le traitement de couverture lourde avoisinante, permet de créer de véritables giratoires avec suppression de feux et d’accompagner cette voirie de bâtiments d’équipement ou de commerce cassant   cette longueur de 2200ms tout en reliant les tissus urbains.
 
Entrée du CHU
 

 L’accès prévu se fait par un giratoire, face à l’entrée actuelle des urgences côté KB et face à la rue Condorcet côté GENTILLY. Son accès nous semble préférable à partir du carrefour Jaurès-Convention traité en giratoire, rejoignant la voirie interne existante du CHU. Le giratoire prévu se trouvera à l’endroit où la pente sera la plus raide (environ 10% comme les rues Labourse ou du Souvenir) et face à la rue Condorcet qui n’est pas une voie pénétrante. Un développement économique de type commercial ou de service serait mieux placé sur le giratoire Jaurès-Convention.

 
Le linéaire du 162 G.Péri
 

Cet ensemble de commerces ne doit pas être réduit exclusivement à une clientèle de proximité. Il doit, avec le carrefour M.Joinville participer au rôle de pôle d’activité à cheval sur Gentilly et KB et profiter du passage automobile. Il est indispensable, dans cette optique de réaliser un stationnement spécifique avec rotation organisée et contrôlée.

 
La pollution atmosphérique
 

La lettre d’information n° 3 de mars 2006 se veut rassurante sur l’évolution de la pollution, prévoyant néanmoins des actions futures complémentaires  dans le cas où les résultats ne seraient pas satifaisants.

Il est probable que le niveau de pollution restera le même qu’actuellement. Mais alors que les parties les mieux protégées verront leur niveau baisser, la densité de pol-

luants à l’endroit des damiers phoniques risque d’être très supérieure. Ces quatre damiers (480ms en tout et les deux extrémités de la couverture) regrouperont en effet l’ensemble de 2200ms de tunnels.

Nous pensons qu’un traitement par ventilation (tunnels des métros) ou dégagement en hauteur est envisageable ainsi que des solutions techniques de capture du CO2 telles qu’elles ont été mises au point dans des pays nordiques ( comme à Elsam- Esbjerg au Danemark).

Souhaitant que de nombreux gentilléens aient participé à l’enquête publique afin de parfaire ce projet essentiel que nous souhaitons voir réalisé aussi sur l’A6a.
 
Le Groupe des élus socialistes et apparentés.
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Un extrait de la lettre d'information sur l'action du Conseil Général par Daniel Breuiller (écrivez-nous pour recevoir cette lettre) :
Les travaux [du Parc du Coteau] avancent, néanmoins un problème a surgit ces dernières semaines. Il concerne l’ouverture du Parc en partie basse côté Gentilly, av. Raspail. Entrée qui s’est progressivement matérialisée par des murs imposants dont l’objectif initial était de couper l’espace naturel et la ville pour donner plus de calme aux utilisateurs du parc. Après intervention des élus et des riverains gentilléens sur l’impact de ces murs, dans le quartier et la pétition qui en a suivi signée par plus de 150 riverains.
Le département a décidé de travailler à une proposition alternative qui sera présentée aux riverains dans les semaines qui viennent. Le nouveau projet d'entrée qui doit aussi intégrer des WC public, consistera sans doute à scier les murs tout en rabaissant leur hauteur à 1m25, mettre des baraudages, pour conserver une véritable entrée mais éviter de « casser les vues » sur le parc. La prochaine rencontre élus/services/riverains devrait nous en dire plus...
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Le mardi 28 mars à 19 heures en salle des fêtes se tiendra une conférence sur les conseils de quartier qui vont bientôt voir le jour à Gentilly.
Le groupe des élus socialiste et apparentés a participé à la définition de la charte constituante de ces conseils, en faisant valoir notamment  la nécessité d'une formule suffisamment souple et réaliste.

Voici l'intervention de Gilles Allais au conseil municipal du 28 février 2006, au nom du groupe des élus socialistes et apparentés :

Ces conseils de quartier s’inscrivent donc dans la suite de la loi dite démocratie de proximité du 27 février 2002 et des décisions de notre conseil municipal sur le développement de la démocratie locale du 27 mars 2003.

Il est d’abord important de dire que des conseils de quartier ne se décrètent pas, la charte que l’on va approuver ce soir est un cadre. C’est la vie réelle qui donnera leur forme « définitive » à ces conseils de quartier, avec des différenciations possibles d’un quartier à l’autre.

Nous pensons particulièrement important que ce soit une conception de conseils de quartier ouverts à tous les habitants qui ait prévalu. Cette ouverture doit permettre d’avoir des conseils vivants, diversifiés, même si bien sûr tout cela n’est pas automatique. Nous pensons également très important qu’une formule souple de « collectif » soit adoptée comme organe permanent de suivi de la vie des conseils de quartier, avec renouvellement annuel.

Le lancement par des élus des trois groupes (si Gentilly Entente l’accepte, ce que nous souhaitons) du conseil doit être l’occasion de veiller à cette question de diversité des investissements d’habitants dans les conseils de quartier. Il faudra être particulièrement attentif sur ce point lors des assemblées constituantes, à l’occasion de la formation des collectifs « permanents ». Ceci est vrai pour le collège des habitants, mais l’est tout particulièrement pour le collège des « acteurs » de quartier, qui devront être réellement divers. Il est d’ailleurs prévu que la préparation de cet aspect (l’implication d’une diversité des acteurs de quartier) soit préparé dès avant l’assemblée constituante, sur la base des propositions de ces « acteurs ». Ce point est donc en fait un rôle essentiel de l’ensemble du conseil municipal.

Le lancement fait, les conseils prendront leur indépendance et il est important en particulier qu’ils soient autre chose que ce qui existe déjà, les « rassemblements d’habitués », dirais-je. C’est tout l’enjeu d’une démocratie participative réelle et non « pilotée ».

Les conseils de quartier feront ce qu’ils voudront, même si notre souhait serait par exemple, qu’étant au plus près du terrain, ils réussissent à impliquer dans la vie locale les populations qui ne participent pas facilement. C’est entre autre faire autre chose que ce qui se fait classiquement, c’est bien sûr un pari difficile, mais essentiel pour le renouvellement de notre démocratie malade.

Les élus devront être à l’écoute des conseils de quartier. Ils devront prendre en compte les projets qui en sortiront. Ceci voudra dire décider des financements (dans les limites du possible et du raisonnable bien sûr). Ils devront aussi répondre effectivement aux demande des conseils, suivre les projets. S’il n’y a pas de répondant, les conseils se lasseront vite. C’est un challenge pour nous.

Un point essentiel sera aussi le rôle de support du service des Antennes de quartier. Ce sera aussi un challenge  pour eux et ils devront avoir le soutien des élus.

Parmi les points importants de la charte, je relèverais la possibilité des faire des interquartiers quand le besoin s’en fera sentir.
Nous ne cacherons pas que 7 quartiers pour notre ville, ça fait beaucoup, même si la plupart d’entre eux correspondent à une « tradition ». Démarrons comme cela, mais les choses pourront évoluer.

Ces conseils de quartier vont donc être lancés. Certains vont vivre, d’autres auront des difficultés. Dans le temps, certains péricliteront, d’autres renaîtront, au grès des questions fortes se posant dans tel ou tel quartier, au grès des initiatives des habitants. Nous pensons qu’il sera opportun d’éviter l’acharnement thérapeutique, de faire vivre « artificiellement » des conseils de quartier.
Soyons clairs, nous ne souhaitons pas ce type de situation, mais il vaut mieux le dire, car cela peut se produire. Nous souhaitons bien sûr que tous les conseils vivent, dans un esprit, essentiel aujourd’hui, de renouvellement de la vie démocratique, mais comme je l’ai dit d’emblée, cela ne se décrète pas. Pour nous cette Charte crée de bonnes conditions pour avancer et nous la voterons. A nous de faire partager ces bonnes résolutions aux habitants.
 

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Notre Communauté d'Agglomération du Val de Bièvre (CAVB) a été créée en 1999 entre les villes (7) d'Arcueil, Gentilly, Kremlin-Bicêtre, Villejuif, Cachan, L'Haÿ-Les-Roses, Fresnes. Comme les 178 autres Communautés qui existent en France, elle a pour but de gérer à une plus grande échelle que la Commune, différents services et projets, jugés d'intérêt communautaire, pour les populations.

Jusqu'en 2005, nous étions dans une phase de construction. Aujourd'hui, l'essentiel des transferts est réalisé. Ils concernent en particulier la politique de la ville (Opération de Rénovation Urbaine Chaperon Vert / Plateau), le développement économique, un Plan Local de l'Habitat, les piscines, les équipements culturels, la voirie, l'assainissement, les déplacements (la navette à Gentilly), le ramassage des ordures ménagères.

Que faut-il retenir d'essentiel ?

La communauté d'agglomération permet de mutualiser des moyens pour des économies d'échelle. Elle doit permettre de réaliser des projets communs d’envergure favorisant les partenariats avec la Région et l'Etat (c’est déjà le cas pour la rénovation urbaine, la couverture de l'A6B, l'amélioration des transports…).

Elle apporte un bénéfice direct pour les habitants. Pour exemple, le transfert des conservatoires permet aux pratiquants d’accéder à tous les établissements de l'agglomération et donc à des disciplines qui n'existent pas dans leur ville.

Elle favorise l’émergence de politiques à l'échelle d'un territoire plus pertinent que les Communes. Ainsi le développement économique (point essentiel qui conditionne les ressources de l'agglomération) se traduit par une politique de développement de zones d'activité, en cherchant à maîtriser le foncier. Cela doit contribuer à la création d’emplois.

Elle doit permettre à travers le Plan Local de l'Habitat d’atteindre l’équilibre indispensable entre le logement social, l’accession sociale à la propriété, le privé. Il faut coordonner les besoins en logements sociaux, certaines communes comme Gentilly ne peuvent faire plus, d'autres ont plus de marges (sachant que les 7 communes du Val de Bièvre respectent le quota des 20% prévus par la loi)

Certains points sont à améliorer. La CAVB est une importante structure (400 employés) qui touche la vie quotidienne des habitants. Toutefois, elle reste trop éloignée des citoyens. La question de la démocratie et de l'agglomération se pose. Ceci nous amène à proposer diverses pistes d'amélioration:

Les habitants, les associations ne doivent pas hésiter à s'adresser directement à l'agglomération. Pour les gentilléens, c’est simple, les services de l’agglomération étant situés à Arcueil.

L'agglomération doit faire un effort important d'information et de communication en direction des habitants, avec un journal régulier et, pourquoi pas, une radio Val de Bièvre.

Il faut réfléchir au mode d’élection des délégués communautaires (désignation par les conseils municipaux). Le conseil d'agglomération est en fait une instance d'enregistrement des décisions de l’exécutif, c’est à dire du bureau (Maires et 1ers adjoints). L'élection au suffrage universel du conseil d'agglomération, avec un vrai exécutif élu pour six ans qui ne serait pas nécessairement le regroupement des Maires n’apporterait-elle pas plus de démocratie ?

Ceci ne fait pas l'unanimité, mais les citoyens doivent dire leur mot, tant l'agglomération gère aujourd'hui une grande partie de ce qui était précédemment du ressort des communes.

Cet article du groupe des élus socialistes et apparentés a été publié dans le dernier numéro de "Vivre à Gentilly".

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L'Association des locataires de l'Office HLM Arcueuil Gentilly vient de se créer.

Dans un récent tract, elle se présente ainsi :

"Notre objectif est d'agir collectivement avec vous, d'être à votre écoute, de nous unir pour ensemble enrichir la réflexion, créer des liens sociaux et une dynamique dans les quartiers.
Nous réaffirmons notre volonté de construire avec les familles une nouvelle urbanité où l'implication des habitants et la démocratie participative seront de rigueur."

L'association s'exprime notamment sur l'ORU du Chaperon Vert (photo de Laurent Turpin), cité d'habitat social sur le territoire de Gentilly et d'Arcueil :

"Un projet de réhabilitation va être mis en œuvre au Chaperon Vert dans le cadre de l'Opération de Renouvellement Urbain. A ce moment, il nous paraît très important de tenir compte des préoccupations des habitants.

Les habitants résidant dans les immeubles construits dans les années 1950 rencontrent deux problèmes majeurs :

- L'exiguïté des logements notamment des pièces humides (cuisine, salles de bains) qui ne sont plus adaptés aux normes d'aujourd'hui.

- L'insonorisation des logements. Le bruit est en effet la première nuisance perçue par les locataires dans leur vie quotidienne.

[…]

Les surfaces ne peuvent plus être adaptées. Les logements sont à bout de souffle. La conception et les matériaux des cités construites dans les années 1950 ne permettent plus la réalisation d'une isolation phonique qui fait pourtant partie aujourd'hui du confort indispensable à notre bien-être.

Il faut donc mobiliser les moyens importants et les subventions de l'Etat pour transformer les cités à plus long terme et apporter aux locataires un cadre de vie et un urbanisme adapté à notre époque."

Nous souhaitons bonne chance à cette nouvelle association, et nous nous associons à sa volonté de voir le Chaperon Vert se transformer en profondeur.

Nous regrettons en effet le manque d'ambition du projet d'ORU en ce qui concerne la partie gentilléenne du quartier. Il nous semble, et nos propositions allaient dans ce sens, qu'il fallait profiter de l'ORU pour "recréer de la ville", avec ce que cela suppose de qualité de l'urbanisme (nouvelle centralité, meilleure utilisation des espaces verts, etc.), de convivialité et de qualité de vie, d'ouverture sur le reste de la ville, et de mixité sociale.

Pour contacter l'association, présidée par Françoise Biti : locataires.arcueil.gentilly[@]voila.fr

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La loi Solidarité et Renouvellement Urbain, votée en décembre 2000, vise à ce que chaque commune de plus de 3 500 habitants (1 500 en Ile-de-France) atteigne un quota de 20 % de HLM sur son territoire. Les communes qui ne se mettent pas en conformité doivent verser une pénalité financière.

Le PS débat du moyen de rendre plus efficace cette loi. Notamment de l'opportunité d'augmenter considérablement les pénalités qui pour le moment ne sont pas du tout dissuasives, particulièrement pour les communes où le foncier est cher (donc précisemment les communes riches), ou encore obliger au respect de la loi, en faisant en sorte que l'Etat se substitue aux communes défaillantes (déjà prévu mais de manière trop restrictive et surtout pas appliqué) et réduise les subventions publiques aux récalcitrants.
C'est la deuxième option qui semble l'emporter.

Pendant ce temps, comme nous l'apprend cet article de Libération , les députés UMP s'attaquent au texte du gouvernement Jospin.

Un amendement (qui ne devrait toutefois pas être retenu) prévoit d'appliquer la loi non plus commune par commune  mais au niveau des communautés d'agglomération.
Concernant la communauté d'agglomération du Val-de-Bièvre à laquelle Gentilly appartient, cela ne changerait rien puisque toutes les villes respectent la loi, Gentilly particulièrement avec environ 60% de logements sociaux.

SUITE : Voir cet article du Nouvel Obs : "Loi SRU : les 20% dénaturés"

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