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Le retour au premier plan des termes "racaille" et "Karcher" prononcés lors de son dernier meeting, hier soir, nous prouve que le désir qu'a Mr Sarkozy de remettre de l'huile sur le feu n'est pas un hasard. Ces propos sont indignes d'un candidat à la présidence. S'il les redit c'est bien pour montrer un chemin: celui de la violence.
Attiser les braises n'est bon pour personne et de nouvelles émeutes seraient une défaite pour la République.
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Mardi 1er Mai 2007 à 17h au Stade Charléty :

Grande réunion Ile de France avec Ségolène ROYAL

avec Cali, Bénabar, Leni Escudero, Rachida Khalil, Michel Delpech, Indochine, Sanseverino, Yannick Noah, La Grande Sophie, Les Têtes Raides, Olivia Ruiz, Moustaki...

(Métro Porte d'Italie, RER Cité Universitaire, Tram Stade Charlety, à pieds depuis Gentilly ! Ouverture des portes à 15h30 ; pour les Gentilléens RDV devant IPSOS à 16h)

Jeudi 3 Mai 2007 à 19h à Cachan :
Grand rassemblement de gauche Val de Marnais. (détails ici)

Samedi 28 avril sur le marché, nous étions tous sur le pont pour Ségolène Royal. Militants et sympathisants autour de notre désormais bien connu camion militant. Avec cette fois la retransmission du débat Bayrou-Royal en direct et en plein air.

Quelques photos de cette matinée de mobilisation ici.


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Bonjour,
Voici donc les résultats de Gentilly :

Inscrits : 9564
Votants : 8076 (84,4% de participation)
Nuls : 92
Exprimés : 7984

Schivardi : 19 (0,2%)
Laguiller : 107 (1,3%)
Besancenot : 356 (4,5%)
Bové : 105 (1,3%)
Buffet : 582 (7,3%)
Voynet : 128 (1,6%)
Royal : 2941 (36,8%)
Bayrou : 1359 (17,0%)
Sarkozy : 1702 (21,3%)
De Villiers : 95 (1,2%)
Nihous : 14 (0,2%)
Le Pen : 576 (7,2%)

Meilleur score pour Ségolène Royal dans le Val-de-Marne !

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Le 21 avril 2002 vous avez vécu ça :

Alors le 22 avril 2007, évitez vous ça :

VOTEZ SEGOLENE ROYAL !
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Vu le franc succès de notre première opération "Un camion pour Ségolène" on remet ça samedi matin ! Nous en profiterons pour distribuer un tract avec la liste des soutiens à Ségolène Royal à Gentilly (plus de 180 signataires).

Rendez-vous au marché Frileuse de Gentilly (centre-ville) à partir de 9h30. Nous amenons café et gâteaux.

Ajout du 16 avril : Nouveau succès pour le camion-café-Ségo. Cette fois en musique ! Allez visiter l'album.


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Le ministère de l'intérieur a publié les chiffres du nombre d'inscrits sur les listes électorales pour les présidentielles ainsi que leur évolution depuis l'année dernière. C'est l'occasion de vérifier l'impact des campagnes d'appel à l'inscription (celles de personnalités comme Thuram ou Djamel mais aussi celle de la section de Gentilly !).
Le nombre d'inscrits est proche de 44 millions, en hausse de 4,2%. Cette hausse est très significative mais n’est pas inédite pour une année d'élection présidentielle (mars de l'année N-1 à mars de l'année N), on enregistrait en effet précédemment +2,3% en 2002, +2,1% en 1995, +1,9% en 1988 et +3,7% en 1981.
Si on regarde les évolutions non plus sur les 12 mois précédents l’élection mais d’un scrutin à l'autre on confirme cependant la spécificité de 2007. On a en effet les croissances suivantes : 2007/2002 +6,7% ; 2002/1995 +3% ; 1995/1988 +4,7% ; 1988/1981 +4,9% ; 1981/1974 +18,9%. Ce dernier chiffre est spectaculaire mais s'explique par le passage de la majorité électorale de 21 à 18 ans pendant la période. Si on l'exclu on a bien une hausse pour cette année nettement supérieure à celles enregistrées habituellement. Cela alors même que nous sommes passés du septennat au quinquennat et surtout que les jeunes électeurs (sans doutes une grande partie des nouveaux inscrits) de 2007 appartiennent à des classes d'ages (entre 1984 et 1989) plutôt moins nombreuses que précédemment (dernières vagues de baby-boomers jusqu'à l'élection de 1988 voire 1995).
L'inscription automatique des jeunes a du jouer un rôle. Mais sans nul doute la mobilisation civique, notamment dans les banlieues également. Des villes comme Nanterre, Saint-Denis ou Clichy-sous-bois enregistrent des progressions importantes.
On comprend mieux la hausse des inscriptions quand on analyse les chiffres par département (voir la carte ci-dessous, source Les Echos).
Les taux de croissance des inscriptions (de 2006 à 2007, mais cela doit être une bonne approximation pour 2002 à 2007) sont les plus forts en région parisienne (26% des nouveaux inscrits pour 15% du total des inscrits). L’Ile-de-France, le Rhône et les Bouches-du-Rhône concentrent plus d’un tiers des nouveaux inscrits. De manière générale les départements les plus urbanisés enregistrent les plus fortes progressions.
Ces chiffres peuvent être croisés avec les données démographiques de l’INSEE. Des tableaux des populations par classe d’age de 5 ans permettent d’évaluer la population en âge de voter en 2007 (on prend les plus de 15 ans en 2004).
On peut alors expliquer près de 85% des écarts de croissance du nombre d’inscrits entre départements métropolitains.
La première variable explicative est évidemment l'accroissement démograhique.
En moyenne 10 habitants en âge de voter en plus dans un département font 4 inscrits supplémentaires.
L’autre variable déterminante est le taux de non inscrits : un taux d’inscription inférieur de 10% dans un département se traduit par une croissance des inscriptions supérieure de 1,5 points de pourcentages. Bien sûr les départements ayant fait le plein des inscrits (certains dépassent 100%, on y reviendra !) ne peuvent plus progresser que par accroissement démographique. A contrario des départements comme Paris ou la Seine Saint-Denis avec environ un tiers de non inscrits ont des réserves importantes, qui permettent à Paris d’afficher une croissance des inscrits de près de 10% malgré une très faible hausse de sa population en âge de voter (environ 1%).
Une part des nouvelles inscriptions dans les départements urbains (les villes et périphéries des grandes agglomérations) est sans doutes liée au transfert d’inscription d’habitants qui demeuraient jusqu’alors inscrits dans leur région d’origine. Les départements de l’Ouest et des Alpes ont souvent presque autant voire plus d’inscrits que d’habitants en âge de voter (Vendée, Hautes-Alpes, Landes, Alpes-de-Haute-Provence et Morbihan se distinguent particulièrement). Certains départements « périphériques » sans doutes moins attractifs ont des taux d’inscription relativement bas. On ne les citera pas mais ils se trouvent souvent dans le Nord-Est et le Centre.
Les deux facteurs explicatifs des inscriptions ne permettent évidemment pas d’expliquer la totalité des nouvelles inscriptions. Ainsi Paris (+10%) et les Hautes-Alpes (+6%) enregistrent des progressions supérieures d’environ 2 points de pourcentage aux « prévisions » du modèle. Au contraire, le modèle sur-estime d’environ 1,5 points de pourcentage la croissance des inscriptions pour le Haut-Rhin (+2%) et le Bas-Rhin (+3%) suivis de la Lozère (+1%).
 
Il ne semble pas y avoir de relation entre la couleur politique des départements (en considérant les résultats de 2002) et l’évolution des inscriptions. Mais évidemment les nouveaux inscrits sont une population spécifique, plus jeune et plus urbaine. Donc a priori plus favorable à la Gauche et moins favorable au FN.
 
 
Pour finir un point sur Gentilly :
Avec 1122 inscrits supplémentaires depuis 2005 (+13%) Gentilly se rapproche des 10 000 inscrits, chiffre atteint avant 1989 c'est-à-dire avant qu’un grand nettoyage des listes électorales ait eu lieu (suite à la loi Joxe de 1990 et après qu'un certain nombre d'irrégularités aient été mises en évidence à l’époque par le PS…).
Le bureau Pierre Curie (cité du 162 Gabriel Péri et zone pavillonnaire avoisinante) se distingue avec une progression de plus de 30%. Suivent des bureaux du centre ville et du Plateau (environ +20%). Le bureau Mairie salle des fêtes (quartier Frileuse pour l’essentiel) ne progresse que de 3% environ. Impossible pour le moment d’évaluer l’impact de la démographie dans ces progressions mais il ne fait pas de doutes que la progression enregistrée dépasse largement l’augmentation de la population. Bienvenue aux nouveaux électeurs !
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Samedi 10 mars les socialistes de Gentilly étaient en nombre au marché Frileuse pour recueillir des signatures pour le comité de soutien Gentilléen à Ségolène Royal.

Le combi Volgswagen de Patrice-Marie transformé en café-politique a été remarqué. La superbe bannière confectionnée par Alain et Fred y est pour beaucoup.

Militants et candidats aux législatives (Jean-Yves Le Bouillonec et Jean-Luc Laurent ainsi que sa suppléante Michèle Moranchel étaient présents) motivés, signataires nombreux et enthousiastes, excellente ambiance : qui a dit que la campagne socialiste connaissait un "trou d'air" ?

Voir l'album photo.

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Je me risque aujourd'hui à un exercice de prospective à l'attention des électeurs de gauche tentés par le vote Bayrou.

Supposons qu'au soir du 22 avril Bayrou se trouve qualifié pour le second tour.

Que pourra-t'il faire de votre vote ?

Examinons trois hypothèses par ordre inverse de vraisemblance (d'extrêmement peu à peu vraisemblable).


- 2ème tour face à l'autre "troisième homme", Le Pen.  Vraiment de la politique fiction mais c'est le scénario idéal pour Bayrou, le seul qui lui permette de garder son positionnement de rassembleur par dessus le clivage gauche-droite.

Les deux partis qui structurent la vie politique française mis en déroute, il se trouve garant des valeurs républicaines, avec les mains libres pour faire l'"union nationale". On voit entre les deux tours quelques manifs d'électeurs de gauche une nouvelle fois privés de représentant au second tour et d'anti-FN. Les commentateurs politiques se demandent si Bayrou fera aussi bien que Chirac en 2002.
Il est élu le 5 mai.

La déconfiture commune des deux principaux partis conduit à une recomposition politique majeure. Les ralliements de personnalités de la gauche sont possibles car la véritable opposition devient l'extrême droite. L'UDF (ou un nouveau parti conçu pour accueillir les ralliés de la gauche et de la droite républicaine) peut espérer, sinon obtenir une majorité parlementaire centriste, au moins trouver assez d'alliés parmi les députés PS et UMP qui auront eu besoin du "label" présidentiel pour être élus. Le FN se trouve être l'opposition de fait, malgré qu'il n'ait pas de groupe parlementaire conséquent (les législatives de juin se faisant au scrutin majoritaire, ce qui pourrait demeurer par la suite, Bayrou oubliant sa promesse d'instillation de la proportionnelle qui ne correspondrait plus à ses intérêts).

La suite est très incertaine : reformation du clivage gauche-droite (cette dernière étant cette fois dominée par l'UDF), scission du PS dont une partie rejoindrait une nouvelle formation du centre-gauche, l'autre une opposition de gauche radicalisée, intégration de tout ou partie du FN dans la droite parlementaire, ...

Quoi qu'il en soit, à la première difficulté sérieuse, et elle viendra vite avec une majorité hétéroclite dans un champ de ruine politique (les deux partis qui structurent la vie politique depuis des décennies mis en déroute !), l'alternance c'est la droite populiste.

- 2ème tour face à Royal. Instantanément Bayrou doit revêtir l'habit de chef de la droite. Les ralliements venus de la gauche sont rarissimes. Ceux de la droite ne manquent pas.  L'élimination de Sarkozy au premier tour et a contrario la présence de Royal signifiant que Bayrou aurait mordu plus sur l'électorat de la droite que sur celui de la gauche au premier tour, incite Bayrou à prendre un positionnement de centre-droit entre les deux tours. Bayrou a de bonnes chances de gagner la présidentielle, avec facilité s'il réussit, malgré l'ouverture à droite, à conserver les électeurs de gauche séduit au premier tour. Les législatives peuvent lui apporter une majorité mais nécessairement de droite (l'UMP joue de l'arme de dissuasion des investitures contre les candidats sortants de l'UDF, les deux partis "se tiennent par la barbichette"). La France se retrouve avec une cohabitation, au sein d'une droite en recomposition. Le PS est tenté par la radicalisation, d'autant plus que Bayrou occupe l'espace politique au centre (et parvient à rallier quelques personnalités de la gauche).


- 2ème tour face à Sarkozy. Suppose que Bayrou ait mordu assez largement sur l'électorat de gauche et/ou que les petits candidats de gauche aient recueilli une forte part des voix de ce côté de l'échiquier politique (21 avril bis repetita).

Bayrou tente une ouverture très délicate à gauche, seule manière de battre Sarkozy. Ce dernier doit se droitiser (encore) pour faire le plein des voies FN du premier tour.
Bayrou ne dispose que d'une faible réserve : PS faible et déchiré, mis en déroute une seconde fois, extrême gauche cherchant à prendre l'ascendant sur le PS (mise en cause de la droitisation du PS comme cause de son échec) et absolument pas désireuse d'aider à l'élection d'un homme du centre-droit.

Si malgré le manque de ralliements de personnalités de la gauche, le refus de choisir entre deux hommes de droite ("bonnet blanc, blanc bonnet" selon le mot de Duclos refusant au second tour de l'élection de 1969 de choisir entre Pompidou et Poher) d'une bonne partie des électeurs de gauche (l'UMP se chargeant aussi de rappeler à ces électeurs que Bayrou est bien de droite...), Bayrou l'emporte, les problèmes ne font que commencer :

L'élection législative devient le vrai moment de décision. L'UMP peut faire perdre un grand nombre des députés UDF, habituellement élus grâce à l'union de la droite (il est vrai que l'UDF peut alors aussi faire battre beaucoup de députés UMP...). Les candidats centristes (sans doutes dans un nouveau parti) bénéfient évidemment de l'élection de leur chef mais doivent absolument obtenir au moins la neutralité bienveillante du PS. Celui-ci profondément meurtri et divisé, voire scindé, a bien du mal, en moins de 40 jours, à se donner une stratégie adaptée à la nouvelle donne et à la faire appliquer sur le terrain.

Paradoxalement Bayrou peut trouver plus sûr de chercher un modus vivendi avec tout ou partie de l'UMP défaite aux présidentielles.

La probabilité qu'émerge une majorité solide et en phase avec la campagne de centre-gauche de Bayrou est faible. Elle n'est pas nulle mais c'est un pari risqué.

Conclusion :

Bayrou, le centriste révolutionnaire, pourrait être (malgré lui ?) celui qui priverait une seconde fois les français d'un choix politique clair et assumé.
IL s'est peut-être sincèrement détaché de sa famille politique naturelle, la droite. Mais c'est un homme seul, dont la nature véritable de l'offre politique ne sera connu qu'après le premier tour puisqu'elle dépendra de celui ou celle qu'il devra affronter au second tour ainsi que du résultat d'élections législatives particulièrement incertaines. On notera qu'il n'obtient pas les ralliements à droite qui crédibiliseraient sa posture de rassembleur dans ce camp, au contraire Blanc et Santini (qui dit "garder la maison UDF") l'ont quitté. Surtout, il ne peut pas proposer de perspectives pour les réformistes de gauche.
Bayrou cite DSK comme son possible premier ministre, mais l'avenir de la social-démocratie et des personnalités qui l'incarne reste à gauche.
J'espère quant à moi que le moment venu, quelque chose ressemblant à un "ticket" Royal-DSK viendra montrer cette évidence.

Autre chose : Si, comme cela reste le plus probable, Bayrou est éliminé du second tour, croyez vous qu'il appellera à voter contre le patron de l'UMP ? Croyez vous qu'il soutiendra ou participera à un gouvernement social-démocrate qu'il appelle pourtant de ses voeux aujourd'hui ? Il se garde bien de lever l'ambiguité.

Amitiés social-démocrates

PS: Je n'ai pas abordé ici les propositions de Bayrou mais on m'accordera que les conditions de la mise en oeuvre d'une offre politique sont importantes. Et puis pour le moment Bayrou se contente d'être le candidat du moins-disant budgétaire. Il est bon de se soucier de la dette mais peut-être faudrait-il aussi expliquer quels investissements dans l'avenir (qui, s'ils ont un haute rentabilité sociale, peuvent parfaitement être financés par l'emprunt public) vont permettre de remettre le pays d'aplomb ? La proposition d'interdire par la loi les budgets déficitaires (voir les commentaires ci-dessous pour une discussion de ce point) serait dangereuse et est complètement irréaliste (Wyplosz dans Telos-eu nous rappelle que Reagan l'a abandonné en son temps).

Sur les proposition de Bayou voir aussi Philippe Askenazy : "Le vrai visage de Bayrou"
et, concernant la proposition anti-chômage (les 2 emplois sans charge par entreprise), cette critique de Vincent Champain sur Telos

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Un nouveau site à visiter : Voter à Gauche.org

Le manifeste de Voter à gauche

La critique est connue : cette campagne ne se joue que sur la forme, et jamais sur le fond. Si tout le monde s'en défend, on ne retient cependant que les dysfonctionnements, tandis que les vrais enjeux sont chassés par une actualité toujours plus pressante et une mémoire à chaque fois plus courte.

Or, la capacité d'un Président de la République ne se juge pas à la qualité de sa communication : on ne vote pas pour une équipe de campagne ! Pourtant, cette année il semble que la campagne nous échappe pour se perdre dans des questions de personnes, comme elle nous a échappé en 1995 avec la rivalité parodique Chirac - Balladur, ou en 2002 entre "l'escroc et le facho". Nous avons de la mémoire, suffisamment pour nous souvenir des effets de la politique menée depuis 2002, et pour savoir que les choses auraient pu être différentes...

Nous voulons aujourd'hui en appeler aux électeurs de gauche. Voter, ce n'est pas se laisser intoxiquer par des campagnes négatives, ni confondre la politique avec une partie de petits chevaux. Nous sommes capable de lire les programmes, de juger de la crédibilité de ceux qui les portent, et de voir clairement les enjeux, au delà de l’esbroufe. Et nous connaissons les contraintes d'un système électoral bipolaire dont certains croient pouvoir s'extraire à chaque élection, pour se voir rappeler brutalement à la réalité.

Nous croyons que le choix électoral à une valeur, et nous sommes persuadés que le clivage gauche droite maintes fois décrié n'a pas perdu toute signification, bien au contraire. Education, fiscalité, immigration, justice, politique étrangère, sécurité, travail : sur tous ces sujets, le clivage reste fort. Nous voyons dans cette campagne un choix de société, mais encore faut-il le distinguer en connaissance de cause, au delà des enjeux de personnes.

Nous n'avons pas envie de nous retrouver le 6 mai dans une France sarkozyste et n'avoir d'autre choix que de reprocher à la candidate du PS de n'avoir pu faire "une bonne campagne". Cette élection nous appartient, et rien n'est encore joué.

Nous faisons appel à nos amis électeurs de gauche, de toute la gauche, aussi bien pour participer et écrire pour ce site que pour tenter de convaincre ceux qui croient à l'effacement magique du clivage droite gauche.

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