Lundi 29 septembre le Groupe "Green
Guerrilla", animé par des étudiants de l'Ecole Nationale du paysage (à Versailles) avec l'aide de quelques membres de l'association Mieux Vivre sur le Plateau (dont deux militants socialistes) a
replanté à côté du mur anti-bruit, près de la passerelle du Cambodge, de part et d'autre de l'avenue Paul Vaillant-Couturier, les plantes prélevées huit jours plus tôt sur la friche Lénine:
érables, saules, églantiers, lierre...
Pour la Loi de Finances 2009 le Gouvernement envisage une réforme de la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU). Un peu plus d'un milliard d'euros sont repartis actuellement entre 717 villes de
plus de 10 000 habitants. Sur un total de 919 villes de cette taille en France on peut parler de "saupoudrage". L'idée d'un recentrage n'est donc pas absurde. Le problème est que la liste des 238
villes qui se verraient retirer la DSU compte des villes aux populations en grave difficulté et que celles qui continueront à bénéficier de la "manne" n'obtiendrait qu'une hausse de 1,6% en 2008,
nettement moins que l'inflation ou le rythme de croissance des dépenses sociales.
Sur la liste des villes privées de DSU on trouve notamment Gentilly qui bénéficie en ce moment d'une dotation d'un peu moins de 250 000 euros. Notre ville doit probablement ce déclassement à la
suppression du critère de la part des logements HLM (environ 60% à Gentilly) dans l'attribution de la DSU.
Sarkozy ne devait-il pas faire des banlieues une des priorités de son mandat ?
Lire l'article sur Libé.
Mon précédent billet sur les revenus des ménages n'a pas eu beaucoup de
succès (peu de visites). Peut-être qu'un moyen d'intéresser à cette question des revenus et de leur répartition est de parler du sujet qui passionne la presse (et pas seulement elle) en ce moment
: la (possible, probable, certaine, future, actuelle...?) baisse des prix immobiliers?
Donc voici, encore, quelques calculs :
Un ménage gentilléen comporte en moyenne 2,2 personnes. Les logements existants comptent 2,8 pièces.
Je fais donc l'hypothèse qu'un ménage "moyen" occupe un logement de 50 m².
Disons qu'un m² coute autour de 4000 euros à Gentilly (les logements sont mis en ventes à des prix en général supérieurs, comprenant les frais d'agence, mais les plus chers semblent se vendre
difficilement)
En considérant les revenus en 2005 (mais ils n'ont pas du beaucoup évoluer malheureusement) on trouve que le prix du logement type représente 6,9 années de revenus du ménage gentilléen moyen.
Pour le ménage médian (50% plus pauvre que lui, 50% plus riche) on monte à 8,7.
Seuls 21% des Gentilléens sont en fait propriétaires (autour de 60% sont locataires de HLM), prenons donc les revenus du dernier quartile (les 25% les plus riches), on redescend alors à 5,3
années de revenu pour acheter.
Pour s'approcher de 3,5, chiffre considéré comme normal, il faut passe aux 10% des Gentilléens les plus riches : ceux-ci doivent débourser (hors intérêts d'emprunt comme dans le reste des
calculs) 3,6 années de revenus pour acquerir un petit trois pièces.
Je n'ai pas fais le calculs pour la France mais en gros je pense qu'on doit être autour de 5,5 années de revenus pour acheter.
C'est à dire plus ou moins le chiffre actuel en Angleterre, que beaucoup voient revenir vers sa moyenne de long terme, c'est à dire 3,7.
Pas de doute qu'il arrivera (qu'il arrive?) la même chose en France (et même à Gentilly!). Grâce à la baisse des prix immobilier probablement mais aussi à l'inflation et, espérons-le, la hausse
des niveaux de vie (l'inflation et la hausse des revenus réels à leurs rythmes de croisière peuvent faire baisser le ratio prix-revenu d'environ 4% par an).
Au terme de l'ajustement (disons -30%) la propriété devrait redevenir relativement accessible pour un gros quart des ménages de Gentilly (plus généralement la classe moyenne en région
Ile-de-France). Le logement social restera la seule option pour les autres.
Une autre façon de mesurer la surévaluation passe par le calcul de la rentabilité locative. Une fois considérés les charges revenant au propriétaire, les risques de vacance du logement, les
frais de maintient en l'état, et les impôts sur les revenus fonciers on arrive, malgré des loyers eux-mêmes très élevés à une rentabilité bien inférieure à celle d'un Livret A (4% nets) qui lui
au moins garanti la valeur du capital (pas de risque de moins-value).
Attention, article intensif en chiffres !
L’INSEE met en ligne des données sur les revenus des ménages et leur répartition. Il s’agit de
statistiques pour l’année 2005 mais il est probable que le tableau d’ensemble serait peu différent en 2008.
Je propose d’examiner la situation des ménages gentilléens en comparaison de celles des ménages des autres villes du Val-de-Marne.
Un ménage gentilléen « moyen » disposait en 2005 d’un revenu annuel de 29.080 euros (soit 2423 euros par mois). Ce chiffre place Gentilly en 43ème position sur 47 villes dans le département.
Mais la notion de ménage moyen n’a pas grand sens quand on sait l’importance des inégalités entre ménages (ce que les statistiques ci-dessous vont amplement confirmer). Il est déjà plus pertinent
de regarder les revenus du « ménage médian » c'est-à-dire celui qui se situe juste au milieu de la distribution des revenus, 50% des ménages sont plus pauvres que lui, 50% sont plus riches. A
cette aune, avec un revenu médian de 23003 euros, Gentilly occupe la 45ème place, devant Ivry-sur-Seine (22826 euros) et au coude-à-coude avec Villeneuve-Saint-Georges (23070 euros).
Arcueil est à 25512 euros, le Kremlin-Bicêtre à 27542, L'Haÿ-les-Roses à 32784 euros (revenu le plus élevé du Val-de-Bièvre). Les communes en tête sont des petites communes du sud du département
comme Marolles-en-Brie ou Santeny, ainsi que Rungis. Parmi les grandes villes Saint-Mandé (32104 ménages fiscaux) apparaît comme particulièrement favorisée avec un revenu médian de 34916 euros
mais surtout un revenu moyen de 54158 euros qui la situe au 3ème rang du Val-de-Marne.
Pour ce qui est des 25% de ménages les plus pauvres (premier quartile) Gentilly se classe dernière ville du département. Ces ménages touchent 14571 euros par an, soit 1214 euros par mois. Si on
redescend encore dans l’échelle des revenus on constate que les 10% des ménages aux revenus les plus bas touchent 7545 euros (629 euros par mois). Gentilly devance cette fois deux villes :
Ivry-sur-Seine et Alfortville. Fresnes se situe à 13993 euros, Marolles-en-Brie à 21323.
Si à l’inverse on regarde les revenus des plus riches dans chaque ville on constate que Gentilly occupe une place très défavorable, quoi qu’un peu moins mauvaise que dans les comparaisons
précédentes. Les 25% de ménages gentilléens les plus favorisés ont des revenus de 37438 euros par an, ce qui les place en quatrième position, en partant du bas, après Ivry-sur-Seine,
Villeneuve-Saint-Georges et Valenton. L'Haÿ-les-Roses est à 50840 (17ème) et Saint-Maur à 58745 (14ème). Ces « riches » gentilléens ont en fait des revenus similaires aux ménages « pauvres »
(premier quartile) de Marolles-en-Brie, et légèrement supérieur au revenu moyen à L’Hay-les-Roses, Fresnes et Cachan. Quant aux « très riches » si on peut définir ainsi les 10% les plus riches,
ils touchent un revenu annuel de 55439 euros à Gentilly (41ème rang). Le seuil des 100.000 euros annuel (8333 euros par mois) est dépassé à Marolles-en-Brie, Santeny et Saint-Mandé. Les « très
riches » gentilléens ont à peu près le revenu médian à Marolles-en-Brie ou le revenu moyen de Saint-Mandé.
Les chiffres ci-dessus laissent voir des inégalités très importantes entre les villes mais aussi en leur sein. Quelles villes sont les plus inégalitaires ? Il n’existe pas une façon unique
de mesurer ces inégalités, je privilégie ici un indicateur courant qui est le rapport entre les revenus des 10% les plus riches et ceux des 10% les plus pauvres. Selon cet indicateur les
inégalités les plus fortes se rencontrent dans les villes très riches et les villes très pauvres. Elles sont les plus fortes à Saint-Mandé avec un rapport de 1 à 9. Viennent ensuite
Nogent-sur-Marne puis des villes pauvres comme Ivry-sur-Seine (rapport de 7,4) et… Gentilly (7,35). Dans le Val-de-Bièvre Arcueil se situe au 11ème rang des villes les plus inégalitaires, suivie
de Villejuif (17ème), Le KB (19ème), Cachan (20ème), L’Hay-les-Roses (24ème) . Fresnes est, suivant ce critère, la ville la plus égalitaire du Val-de-Marne.
L’INSEE donne également les revenus par Unité de Consommation (UC) c'est-à-dire en tenant compte de la composition des ménages (1 UC pour le premier adulte de chaque ménage, 0,5 pour les
autres, 0,3 par enfant ; un ménage composé d’un couple avec deux enfants compte donc pour 1+0,5+0,3+0,3=2,1 UC). Ce type de mesure permet de prendre en compte les écarts de taille entre ménages.
Par exemple les ménages de Vincennes ou Saint-Mandé (1,43 et 1,49 UC par ménage) sont de petites tailles, souvent d’une personne, probablement personne âgée seule alors que ceux de
Marolles-en-Brie (1,96 UC par ménage) comprennent de nombreuses familles avec enfants. Dans les classements de revenu Marolles-en-Brie est donc retrogadée au profit de Vincennes. Les ménages de
Gentilly sont relativement petits (1,55 UC par ménage contre 1,67 en moyenne), particulièrement ceux disposant des revenus les plus haut, ce qui conduit à une remontée de la ville dans les
classements : Gentilly occupe entre la 40ème et la 42ème place pour tous les classements, et même la 34ème place pour ce qui est des revenus par UC des 10% des ménages les plus riches.
Le dernier quartile des revenus par UC (les 25% les plus aisés en tenant compte des besoins de consommation liés à la composition des ménages) à Gentilly touchent à peu près les revenus
moyens (toujours par UC) dans les villes les plus riches du Val-de-Bièvre : Cachan, Fresnes et L’Hay-les-Roses. Les 10% les plus pauvres n’ont que 4549 euros par an par UC (par exemple 379 euros
par mois pour un adulte ou 796 euros par mois pour un couple avec deux enfants).
En termes d’inégalité des revenus par UC, Gentilly « gagne » une place et n’est plus devancée que par deux villes : Ivry-sur-Seine et Alfortville. Le rapport entre les revenus (par UC) des
plus riches et des plus pauvres est toutefois quasi-inchangé à 7,3. Fresnes demeure la ville la plus égalitaire du Val-de-Bièvre mais dans le département se situe derrière 11 petites villes
résidentielles à dominante pavillonnaires (beaucoup de familles).
Paroles gentilléennes, notre nouveau journal, comprend une rubrique billets d'humeur. Nous publions ici une version plus longue de ces billets.
Sept peupliers et deux platanes vont être remplacés prochainement devant les
établissements Sanofi et dans le parc Picasso (photo). Les platanes vont être remplacés par quatre frênes Quant aux peupliers ce n'est pas encore fixé. Les essences prévues rentrent dans le cadre
de l'embellissement du Parc Picasso. Les peupliers sont maintenant très vieux et les anciennes tailles pourrissent. Mais ces arbres nourrissaient certaines espèces d'oiseaux, notamment le
grimpereau, des jardins que l'on peut observer le long des troncs à la recherche d'insectes. Son cérémonial est toujours le même : il démarre en bas du tronc, remonte en spirale jusqu'aux
branches et recommence sur l'arbre suivant. On le confondrait facilement avec une souris à cause de cette démarche rapide. Il niche sous les écorces et les anfractuosités des vieux arbres. Avec
la coupe des derniers peupliers de Gentilly, c'est peut-être aussi le départ du grimpereau des jardins du parc Picasso.
Avec le printemps, nos amis les chiens aiment
davantage se balader. Nous pensons qu'un affichage régulier pour inciter à ramasser ou à ne pas salir est efficace. La municipalité ne fait absolument rien pour faciliter la tâche des maîtres.
Quelques propositions : distribution de sacs, création d'endroits réservés, incitation à la civilité et au respect de tous, marquage au sol...
Oui bien sûr.
a réalité est que la réduction des taxes sur le pétrole aurait (je n'ose pas écrire
aura) pour effet (1) d'augmenter les revenus des producteurs de pétrole et probablement aussi des distributeurs (2) de retarder la transition vers la sobriété énergétique.
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