Lundi 29 septembre le Groupe "Green Guerrilla", animé par des étudiants de l'Ecole Nationale du paysage (à Versailles) avec l'aide de quelques membres de l'association Mieux Vivre sur le Plateau (dont deux militants socialistes) a replanté à côté du  mur anti-bruit, près de la passerelle du Cambodge, de part et d'autre de l'avenue Paul Vaillant-Couturier, les plantes prélevées huit jours plus tôt sur la friche Lénine: érables, saules, églantiers, lierre...
Par cette action , Green Guerilla cherche à modifier l'espace urbain en imposant des végétaux là où ils manquent. Une freque composée d'affiches sur le thème de la pollution est aussi apparue au dessus de l'autoroute A6.
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Pour la Loi de Finances 2009 le Gouvernement envisage une réforme de la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU). Un peu plus d'un milliard d'euros sont repartis actuellement entre 717 villes de plus de 10 000 habitants. Sur un total de 919 villes de cette taille en France on peut parler de "saupoudrage". L'idée d'un recentrage n'est donc pas absurde. Le problème est que la liste des 238 villes qui se verraient retirer la DSU compte des villes aux populations en grave difficulté et que celles qui continueront à bénéficier de la "manne" n'obtiendrait qu'une hausse de 1,6% en 2008, nettement moins que l'inflation ou le rythme de croissance des dépenses sociales.
Sur la liste des villes privées de DSU on trouve notamment Gentilly qui bénéficie en ce moment d'une dotation d'un peu moins de 250 000 euros. Notre ville doit probablement ce déclassement à la suppression du critère de la part des logements HLM (environ 60% à Gentilly) dans l'attribution de la DSU.
Sarkozy ne devait-il pas faire des banlieues une des priorités de son mandat ?
Lire l'article sur Libé.

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Je continue à fouiller dan:s les données de l'INSEE sur la situation économique et sociale dans les communes.
Aujourd'hui quelques chiffres sur les situations les plus critiques.

-En 2006 11% des assurés sociaux de Gentilly étaient bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire. Ce taux est le troisième le plus élevée dans le Val-de-Marne (moyenne de 6%). Le pourcentage de bénéficiaire est supérieur à Villeneuve-saint-Georges (12,7%) et presque identique à Alfortiville (11,1%). Dans le Val-de-Bièvre Arcueil est à 9%, Villejuif à 8% et L'Hay-les-Roses à 5%.
-Si on considère les bénéficiaire de la CMUC âgés de moins de 18 ans, Gentilly, avec 19%, n'est plus "devancée" que par Villeneuve-Saint-Georges (20%). La moyenne du Val-de-Marne est à 9% et du Val-de-Bièvre seule L'Hay-les-Roses (8%) se situe en dessous.
-Si on s'intéresse aux bénéficiaires entre 50 et 60 ans alors Gentilly prend (de peu) la tête avec 10,1% (Alfortville est à 10,05%). La moyenne départementale est cette fois de 4%, taux enregistré par Cachan, Fresnes et L'Hay-les-Roses. Villejuif est à 6% et Arcueil à 7% de bénéficiaires.

-L'INSEE produit également des chiffres intéressants sur les quartiers les plus en difficulté. Cinq quartiers d'habitat social de Gentilly sont concernés : Chaperon Vert, Frileuse, Gabriel Péri, Reine Blanche et Victor Hugo.
-La situation la plus critique est probablement celle du 162 Gabriel Péri. Le taux de chômage en 2006 était de 18%, en baisse de un point par rapport à 1999 mais comme dans le même temps le chômage a reculé partout (il est à craindre que cette amélioration n'ait été que provisoire) Gabriel Péri affiche en 2006 le 8ème taux de chômage le plus élevé des quartiers sensibles du département. Par ailleurs 20% des assurés sociaux sont bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire en  2006, deuxième taux des quartiers sensibles du département, derrière Groult-Ferme Sud à Vitry-sur-Seine (24% de bénéficiaires de la CMUC ainsi que 26% de chômeurs)
-En 1999 le taux de chômage au Chaperon Vert était de 21% le 6ème plus élevé des 68 quartiers sensibles du département. La situation s'est ensuite améliorée puisqu'avec 18% de chômeurs en 2006 le quartier n'enregistrait plus que la 13ème moins bonne performance du département. Le Chaperon-Vert est le seul quartier pour lequel les chiffres de bénéficiaires de la CMUC ne sont pas disponibles.
-Victor Hugo a un taux de chômage qui le situe, en 1999 (16%) comme en 2006 (15%), dans la moyenne des quartiers considérés. Par contre le nombre de bénéficiares de la CMUC y est élevé : 16%, soit le 7ème taux le plus élevés.
-La Reine Blanche compte relativement moins de bénéficiaires de la CMUC (12%) mais est un des rares quartiers à avoir vu son taux de chômage augmenter entre 1999 et 2006, de 16 à 17%.
-Frileuse est dans une situation nettement moins dégradée que les autres quartiers d'habitat social de Gentilly : 13% de chômeurs (62ème quartier sur 68) et 6% de bénéficiaires de la CMUC (63ème)
-Il faut noter que les taux de chômage ci-dessus sous-estiment très probablement la difficulté d'accès à l'emploi, en effet nombre d'habitants peuvent avoir renoncé à chercher un emploi et ne plus être comptabilisés comme chomeurs mais comme inactifs. Par ailleurs des habitants peuvent ne pas être bénéficiaire de l'assurance maladie.
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Mon précédent billet sur les revenus des ménages n'a pas eu beaucoup de succès (peu de visites). Peut-être qu'un moyen d'intéresser à cette question des revenus et de leur répartition est de parler du sujet qui passionne la presse (et pas seulement elle) en ce moment : la (possible, probable, certaine, future, actuelle...?) baisse des prix immobiliers?
Donc voici, encore, quelques calculs :

Un ménage gentilléen comporte en moyenne 2,2 personnes. Les logements existants comptent 2,8 pièces.
Je fais donc l'hypothèse qu'un ménage "moyen" occupe un logement de 50 m².
Disons qu'un m² coute autour de 4000 euros à Gentilly (les logements sont mis en ventes à des prix en général supérieurs, comprenant les frais d'agence, mais les plus chers semblent se vendre difficilement)
En considérant les revenus en 2005 (mais ils n'ont pas du beaucoup évoluer malheureusement) on trouve que le prix du logement type représente 6,9 années de revenus du ménage gentilléen moyen.
Pour le ménage médian (50% plus pauvre que lui, 50% plus riche) on monte à 8,7.
Seuls 21% des Gentilléens sont en fait propriétaires (autour de 60% sont locataires de HLM), prenons donc les revenus du dernier quartile (les 25% les plus riches), on redescend alors à 5,3 années de revenu pour acheter.
Pour s'approcher de 3,5, chiffre considéré comme normal, il faut passe aux 10% des Gentilléens les plus riches : ceux-ci doivent débourser  (hors intérêts d'emprunt comme dans le reste des calculs) 3,6 années de revenus pour acquerir un petit trois pièces.
Je n'ai pas fais le calculs pour la France mais en gros je pense qu'on doit être autour de 5,5 années de revenus pour acheter.
C'est à dire plus ou moins le chiffre actuel en Angleterre, que beaucoup voient revenir vers sa moyenne de long terme, c'est à dire 3,7.
Pas de doute qu'il arrivera (qu'il arrive?) la même chose en France (et même à Gentilly!). Grâce à la baisse des prix immobilier probablement mais aussi à l'inflation et, espérons-le, la hausse des niveaux de vie (l'inflation et la hausse des revenus réels à leurs rythmes de croisière peuvent faire baisser le ratio prix-revenu d'environ 4% par an).
Au terme de l'ajustement (disons -30%) la propriété devrait redevenir relativement accessible pour un gros quart des ménages de Gentilly (plus généralement la classe moyenne en région Ile-de-France). Le logement social restera la seule option pour les autres.

Une autre façon de mesurer la surévaluation passe par le calcul de la rentabilité locative. Une fois considérés les charges revenant au propriétaire, les risques de vacance du logement, les frais de maintient en l'état, et les impôts sur les revenus fonciers on arrive, malgré des loyers eux-mêmes très élevés à une rentabilité bien inférieure à celle d'un Livret A (4% nets) qui lui au moins garanti la valeur du capital (pas de risque de moins-value).

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Attention, article intensif en chiffres !

L’INSEE met en ligne des données sur les revenus des ménages et leur répartition. Il s’agit de statistiques pour l’année 2005 mais il est probable que le tableau d’ensemble serait peu différent en 2008.
Je propose d’examiner la situation des ménages gentilléens en comparaison de celles des ménages des autres villes du Val-de-Marne.

Un ménage gentilléen « moyen » disposait en 2005 d’un revenu annuel de 29.080 euros (soit 2423 euros par mois). Ce chiffre place Gentilly en 43ème position sur 47 villes dans le département.
Mais la notion de ménage moyen n’a pas grand sens quand on sait l’importance des inégalités entre ménages (ce que les statistiques ci-dessous vont amplement confirmer). Il est déjà plus pertinent de regarder les revenus du « ménage médian » c'est-à-dire celui qui se situe juste au milieu de la distribution des revenus, 50% des ménages sont plus pauvres que lui, 50% sont plus riches. A cette aune, avec un revenu médian de 23003 euros, Gentilly occupe la 45ème place, devant Ivry-sur-Seine (22826 euros) et au coude-à-coude avec Villeneuve-Saint-Georges (23070 euros). Arcueil est à 25512 euros, le Kremlin-Bicêtre à 27542, L'Haÿ-les-Roses à 32784 euros (revenu le plus élevé du Val-de-Bièvre). Les communes en tête sont des petites communes du sud du département comme Marolles-en-Brie ou Santeny, ainsi que Rungis. Parmi les grandes villes Saint-Mandé (32104 ménages fiscaux) apparaît comme particulièrement favorisée avec un revenu médian de 34916 euros mais surtout un revenu moyen de 54158 euros qui la situe au 3ème rang du Val-de-Marne.
Pour ce qui est des 25% de ménages les plus pauvres (premier quartile) Gentilly se classe dernière ville du département. Ces ménages touchent 14571 euros par an, soit 1214 euros par mois. Si on redescend encore dans l’échelle des revenus on constate que les 10% des ménages aux revenus les plus bas touchent 7545 euros (629 euros par mois). Gentilly devance cette fois deux villes : Ivry-sur-Seine et Alfortville. Fresnes se situe à 13993 euros, Marolles-en-Brie à 21323.
Si à l’inverse on regarde les revenus des plus riches dans chaque ville on constate que Gentilly occupe une place très défavorable, quoi qu’un peu moins mauvaise que dans les comparaisons précédentes. Les 25% de ménages gentilléens les plus favorisés ont des revenus de 37438 euros par an, ce qui les place en quatrième position, en partant du bas, après Ivry-sur-Seine, Villeneuve-Saint-Georges et Valenton. L'Haÿ-les-Roses est à 50840 (17ème) et Saint-Maur à 58745 (14ème). Ces « riches » gentilléens ont en fait des revenus similaires aux ménages « pauvres » (premier quartile) de Marolles-en-Brie, et légèrement supérieur au revenu moyen à L’Hay-les-Roses, Fresnes et Cachan. Quant aux « très riches » si on peut définir ainsi les 10% les plus riches, ils touchent un revenu annuel de 55439 euros à Gentilly (41ème rang). Le seuil des 100.000 euros annuel (8333 euros par mois) est dépassé à Marolles-en-Brie, Santeny et Saint-Mandé. Les « très riches » gentilléens ont à peu près le revenu médian à Marolles-en-Brie ou le revenu moyen de Saint-Mandé.
Les chiffres ci-dessus laissent voir des inégalités très importantes entre les villes mais aussi en leur sein. Quelles villes sont les plus inégalitaires ? Il n’existe pas une façon unique de mesurer ces inégalités, je privilégie ici un indicateur courant qui est le rapport entre les revenus des 10% les plus riches et ceux des 10% les plus pauvres. Selon cet indicateur les inégalités les plus fortes se rencontrent dans les villes très riches et les villes très pauvres. Elles sont les plus fortes à Saint-Mandé avec un rapport de 1 à 9. Viennent ensuite Nogent-sur-Marne puis des villes pauvres comme Ivry-sur-Seine (rapport de 7,4) et… Gentilly (7,35). Dans le Val-de-Bièvre Arcueil se situe au 11ème rang des villes les plus inégalitaires, suivie de Villejuif (17ème), Le KB (19ème), Cachan (20ème), L’Hay-les-Roses (24ème) . Fresnes est, suivant ce critère, la ville la plus égalitaire du Val-de-Marne.
L’INSEE donne également les revenus par Unité de Consommation (UC) c'est-à-dire en tenant compte de la composition des ménages (1 UC pour le premier adulte de chaque ménage, 0,5 pour les autres, 0,3 par enfant ; un ménage composé d’un couple avec deux enfants compte donc pour 1+0,5+0,3+0,3=2,1 UC). Ce type de mesure permet de prendre en compte les écarts de taille entre ménages. Par exemple les ménages de Vincennes ou Saint-Mandé (1,43 et 1,49 UC par ménage) sont de petites tailles, souvent d’une personne, probablement personne âgée seule alors que ceux de Marolles-en-Brie (1,96 UC par ménage) comprennent de nombreuses familles avec enfants. Dans les classements de revenu Marolles-en-Brie est donc retrogadée au profit de Vincennes. Les ménages de Gentilly sont relativement petits (1,55 UC par ménage contre 1,67 en moyenne), particulièrement ceux disposant des revenus les plus haut, ce qui conduit à une remontée de la ville dans les classements : Gentilly occupe entre la 40ème et la 42ème place pour tous les classements, et même la 34ème place pour ce qui est des revenus par UC des 10% des ménages les plus riches.
Le dernier quartile des revenus par UC (les 25% les plus aisés en tenant compte des besoins de consommation liés à la composition des ménages) à Gentilly touchent à peu près les revenus moyens (toujours par UC) dans les villes les plus riches du Val-de-Bièvre : Cachan, Fresnes et L’Hay-les-Roses. Les 10% les plus pauvres n’ont que 4549 euros par an par UC (par exemple 379 euros par mois pour un adulte ou 796 euros par mois pour un couple avec deux enfants).
En termes d’inégalité des revenus par UC, Gentilly « gagne » une place et n’est plus devancée que par deux villes : Ivry-sur-Seine et Alfortville. Le rapport entre les revenus (par UC) des plus riches et des plus pauvres est toutefois quasi-inchangé à 7,3. Fresnes demeure la ville la plus égalitaire du Val-de-Bièvre mais dans le département se situe derrière 11 petites villes résidentielles à dominante pavillonnaires (beaucoup de familles). 

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Paroles gentilléennes, notre nouveau journal, comprend une rubrique billets d'humeur. Nous publions ici une version plus longue de ces billets.


-Lu dans le journal du PC « Le Gentilléen » : Les Gentilléens ont gardé leur ville ! Quel envahisseur a donc menacé notre belle cité sans que je n'en sache rien ? J'y suis : quelques milliers d'électeurs qui ont manqué à la liste de Patricia Tordjman pour faire le vide autour d'elle dans le paysage politique gentilléen. Mais les Gentilléens, les vrais, ont vaillamment défendu le bastion. Ouf !
Un peu plus loin le même journal nous explique qu'il n'y avait qu'une liste à Gauche, on devine laquelle. Mais celle de Patrice-Marie Sève alors ? Des dissidents droitiers de leurs partis.
Monsieur « Le Gentilléen », je me permets de vous informer que tous les militants socialistes et Verts de Gentilly, avec l'appui de leur parti respectif ont approuvé la constitution de la première liste qui donnait aux Gentilléens le choix à Gauche pour les élections municipales. Ils ne le regrettent pas et avec eux une certainement une bonne partie de leurs 1450 électeurs, peut-être même pas mal d'autres...
-Dans VAG, Jean-Louis Gérus, qui conduisait la liste divers droite aux municipales se cherche des excuses pour le pire score de la droite depuis au moins 25 ans, toutes élections confondues. On apprend ainsi que trop pris par leur travail lui et ses colistiers n'ont pas vraiment pu faire campagne. M. Gérus doit seulement au hasard d'un déplacement professionnel le soutien, fracassant, du maire UMP du Havre. Mais M. Gérus, vos adversaires socialistes, Verts et citoyens ont eux aussi des vies bien remplies, des métiers prenants et des responsabilités importantes. Cela ne les a pas empêché de faire campagne, et si cela ne leur a pas donné la victoire, cela leur a au moins permis de rencontrer beaucoup de Gentilléens. La prochaine fois, faites un effort, le débat démocratique n'en sera que plus intéressant.
-Le leader de la droite gentilléenne se plaint encore que les socialistes et Verts soient apparus à de nombreux électeurs sur lesquels il comptait comme la seule alternative à l'hégémonie du PC. Mais M. Gérus, les électeurs sont libres, la plupart n'ont pas d'attachement indéfectible à un parti, beaucoup votent en fonction d'un projet, d'une équipe. Et il faut reconnaître que les vôtres ne les ont pas enthousiasmé.
-Le chef de la droite municipale semble d'accord pour ne pas considérer que le PC et ses alliés (LCR, GGA...) incarnent la quasi-totalité de la Gauche à Gentilly. Pour lui en effet l'adversaire principal à Gauche n'est visiblement pas le PC avec qui il rappelle que la droite a, exemple d'opposition constructive, voté en 2006 le Plan Local d'Urbanisme que seuls les élus socialistes ont jugé très insuffisant et n'ont pas approuvé.

ORU, où es tu ?
Madame le maire,
Qu'en est-il de l’opération de rénovation urbaine (ORU) du Chaperon vert ? Pourquoi la ville de Gentilly n’a elle pas la volonté de communiquer sur le projet ?
Courant 2007, une enquête publique sur les interventions dans les logements avec le vote des locataires sur les travaux qui concernent leur bâtiment était prévu : qu'en est-il ? Pourquoi n’avons-nous pas, comme à Arcueil, un comité de suivi avec des représentants pour chaque bâtiment, et la réalisation d’un journal impliquant les habitants dans le comité de rédaction ? Comment se feront les hausses de loyer, sachant que toutes les rénovations même les plus légères, comme c’est majoritairement le cas à Gentilly, impliquent une augmentation d'au moins 30% ?
Merci de votre attention en espérant des réponses pour notre prochaine publication.
Publié dans : Politique locale
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Sept peupliers et deux platanes vont être remplacés prochainement devant les établissements Sanofi et dans le parc Picasso (photo). Les platanes vont être remplacés par quatre frênes Quant aux peupliers ce n'est pas encore fixé. Les essences prévues rentrent dans le cadre de l'embellissement du Parc Picasso. Les peupliers sont maintenant très vieux et les anciennes tailles pourrissent. Mais ces arbres nourrissaient certaines espèces d'oiseaux, notamment le grimpereau, des jardins que l'on peut observer le long des troncs à la recherche d'insectes. Son cérémonial est toujours le  même : il démarre en bas du tronc, remonte en spirale jusqu'aux branches et recommence sur l'arbre suivant. On le confondrait facilement avec une souris à cause de cette démarche rapide. Il niche sous les écorces et les anfractuosités des vieux arbres. Avec la coupe des derniers peupliers de Gentilly, c'est peut-être aussi le départ du grimpereau des jardins du parc Picasso.
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Avec le printemps, nos amis les chiens aiment davantage se balader. Nous pensons qu'un affichage régulier pour inciter à ramasser ou à ne pas salir est efficace. La municipalité ne fait absolument rien pour faciliter la tâche des maîtres. Quelques propositions : distribution de sacs, création d'endroits réservés, incitation à la civilité et au respect de tous, marquage au sol...
Les idées ne manquent pas, la volonté politique oui !
» Infos sur Gentilly et le quartier du val-de-Bièvre :
http://valdebievre.over-blog.net
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Oui bien sûr.
Mais la solution proposée devrait être durable et respecter les lois sur la laïcité

  • Les faits
Après avoir dialogué  ces dernières années avec la communauté musulmane mais en refusant de s’impliquer directement dans la création d’un lieu de culte musulman, au nom des principes laïques, la municipalité a changé d’avis sur ce point, juste avant les élections municipales.
Début mars, un bail de location pour une durée de 5 ans était signé par le maire avec le Collectif des Musulmans de Gentilly, pour des locaux de 330 m2 et un terrain de 1823 m2, appartenant à la Ville, situés avenue Paul Vaillant-Couturier. Un aménagement de ces bâtiments étant nécessaire pour qu’ils puissent servir de lieu de culte, son coût, à la charge des locataires  et évalué à 120 000 euros, a été déduit du loyer. Celui-ci est alors passé d’une valeur théorique de 2000 euros par mois  à la somme très symbolique de 10 euros!
Les élus municipaux n’ont été informés qu’à posteriori de ce contrat et de ses clauses, à l’occasion du Conseil municipal du 15 avril qui  se prononçait simplement sur l’autorisation de la demande d’un permis de construire, nécessaire aux travaux de rénovation.
Ayant exprimé des réserves, les élus du Parti socialiste et des Verts se sont abstenus dans ce vote.

  • Une solution provisoire et contestable
L’implantation d’un lieu de culte avenue Paul Vaillant-Couturier a été décidée sans aucune concertation avec l’ensemble des Gentilléens, en particulier les riverains de cet équipement.


Le vaste espace sur lequel est installé le lieu de culte musulman a une grande valeur financière et économique pour notre ville. Le Plan Local d’Urbanisme le réserve pour de futurs bâtiments d’activité. C’est pour cette raison que le bail signé est provisoire, d’une durée de 5 ans seulement. Ensuite tout sera démoli, et la communauté musulmane aura investi des sommes pour une installation provisoire, en pure perte.

Le bail signé nous paraît également discutable en regard des lois laïques qui régissent notre vie publique, car l’annulation quasi-complète du loyer en échange de travaux, ressemble beaucoup à une subvention municipale déguisée, pratique totalement interdite pour les lieux de culte par la loi de séparation des Églises et de l’État votée en 1905. En effet les aménagements effectués n’auront ensuite ni usage ni intérêt pour la commune.

  • Précipitation
Nous estimons que cette affaire a été traitée avec beaucoup trop de précipitation au moment des élections municipales. La municipalité aurait dû se donner le temps d’aider les associations représentatives des musulmans de Gentilly à trouver un lieu de culte autonome, stable et totalement indépendant des pouvoirs publics.
Depuis 1905 toutes les religions représentées à Gentilly ont créé leurs lieux de culte avec des fonds exclusivement privés, sans aucune subvention publique: une église avenue Paul Vaillant-Couturier
en 1933, une synagogue au Kremlin-Bicêtre en 1963 sur un terrain en partie loué par la municipalité,
un temple protestant au Kremlin-Bicêtre en 1972, un temple bouddhiste rue Condorcet en 1994.
De la même façon, la ville du Kremlin-Bicêtre a mis un terrain à la disposition de la  communauté musulmane pour qu’elle y construise une mosquée.
Pourquoi la municipalité de Gentilly n’a-t-elle pas choisi  la même démarche ? 



Que dit la loi de 1905 ?

La loi du 9 décembre 1905, concernant la séparation de l’église et de l’Etat prévoit que :
Article 1er- La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.
Art. 2.- La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte (…)

Un principe de neutralité

La loi de 1905, qui consacre le principe de laïcité, impose ainsi à l’Etat, et au travers lui aux collectivités territoriales, de respecter un principe de neutralité à l’égard de toutes les religions. Aucune aide, aucune subvention ne doit être accordée sous quelque forme que ce soit. Le régime des biens immobiliers dépend cependant de leur date de construction. Construits avant 1905, les bâtiments appartiennent à l’Etat qui les met gratuitement à disposition pour l’exercice du culte et les entretient. Construits après 1905, ce sont des biens privés qui doivent être financés et entretenus par les fidèles. Les collectivités locales ont toutefois la possibilité d'accorder des garanties d'emprunt et des baux emphytéotiques (d’une durée de 100 ans) pour le financement de la construction d’édifices cultuels.

Publié dans : Politique locale
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Ci-dessous un courriel que j'ai envoyé il y a quelques jours aux sympathisants socialistes de Gentilly :


Il semble y avoir un quasi consensus en France (dans le monde politique, mais c'est aussi je crois -je crains- l'avis de "Monsieur Tout-le-monde") sur la nécessité de réduire les taxes sur le pétrole. Ceux qui ont  assisté au débat public que la section de Gentilly avait organisé avec Jean-Marc Jancovici sur le réchauffement climatique et le "peak oil" doivent avoir quelques doutes sur l'opportunité de ce type de mesures. Personnellement je suis assez désespéré par la démagogie ou l'ignorance que cela révèle.

L a réalité est que la réduction des taxes sur le pétrole aurait (je n'ose pas écrire aura) pour effet (1) d'augmenter les revenus des producteurs de pétrole et probablement aussi des distributeurs (2) de retarder la transition vers la sobriété énergétique.

Dans pas mal de pays, et tout particulièrement en Chine, les consommateurs sont "protégés" de la hausse des prix de l'énergie grâce à des subventions massives qu'ils paient par leurs impôts évidemment (mais presque personne ne fait ce genre de lien...) et c'est une catastrophe absolue : le résultat est la continuation d'une consommation effrénée d'énergie, sans amélioration de l'efficacité  énergétique. La probabilité que pour remplir les millions de nouveaux réservoirs mis chaque année sur les routes il soit nécessaire de passer à la liquéfaction du charbon quand le pétrole trop rare sera vraiment devenu inabordable (c'est à dire qu'il sera plus cher que les carburants synthétiques issus du charbon) augmente de jour en jour. Et là les pires scénario climatiques se réaliseront (+4°C). Les biocarburants de la première génération étant peu efficaces et contribuant à la crise alimentaire mondiale (concurrence pour l'usage des terres), seuls ceux des deuxième et troisième générations pourraient aider à se passer du pétrole, mais ce n'est pas pas pour demain et pas nécessairement à la hauteur des besoins ; la voiture électrique n'a d'intérêt que si l'électricité est produite avec des énergies renouvelables ou au moins non émissives de gaz à effet de serre donc il ne s'agit pas d'une vraie solution... La seule stratégie "soutenable" est la baisse de la consommation d'énergie, à commencer là où elle est la plus élevée. Dans les pays développés nous devrions en être à la mise en place de taxes sur l'énergie (ou le CO2) à croissance programmée et à la répartition des recettes qu'elles dégageront (transports publics, rénovation énergétique accélérée du parc de logements, éventuellement baisse des taxes sur les bas salaires...)

D'accord pour aider les personnes et les professions les plus exposées à la hausse du prix du pétrole mais de grâce pas en baissant les taxes ou en subventionnant l'achat de carburant. Chèque transport(*) pour tous (évidemment pas pour les seuls propriétaires de voitures polluantes ; la proposition que je discutais là a été mise en place par Villepin mais est très insuffisante et facultative pour les entreprises dont une poignée seulement l'appliquent), aides à la reconversion pour les pêcheurs (est-il raisonnable de subventionner les sorties en mer d'une flotte de pêche parmi les moins modernes d'Europe qui engloutit des quantités impressionnantes de gazoil en épuisant les ressources en poissons?), pour les conducteurs de poids-lourds, etc.

((*): le PS a raison de mettre en avant cette mesure. Reste à en définir les modalités)


Quelques lectures sur le sujet :
-une interview de Jancovici dans Libé, qui se termine sur la possibilité qu'il soit déjà trop tard pour réagir... (mais il est plutôt pessimiste de nature !)
-un article dans Ecopublix, un blog d'économie, qui explique pourquoi c'est au Koweit qu'on doit se frotter les mains en entendant les propositions de baisse de taxe sur le carburant
-un billet du blogueur Guillermo, avec qui je suis globalement d'accord, mais il est intéressant de lire aussi les commentaires qui permettent parfois de nuancer le propos
-incontournable, le dernier rapport du PNUD "Human Development Report 2007/2008, Fighting climate change: Human solidarity in a divided world", désolé je ne l'ai pas trouvé en français


J'ai déjà été très long, mais pour ceux qui n'auraient pas décroché voici ce que je réponds à mes amis qui aident à propager des messages appelant au boycott de quelques compagnies pétrolières (pas  pour toutes et pas permanent, sinon j'applaudirais !), autre soit disant solution au pétrole cher :
(j'ai envoyé pour le première fois le texte suivant l'année dernière, l'appel qui m'a fait réagir a l'air de bien circuler)

-Le pétrole est en passe d'atteindre son pic de production, c'est à dire que la production possible déclinera inexorablement bientôt (certains experts pensent que c'est déjà le cas) : le pétrole ne peut qu'être de plus en plus cher (celui qui reste à extraire étant par ailleurs de plus en plus coûteux à extraire). Et cela jusqu'à ce qu'on cesse de l'utiliser (il en restera encore beaucoup à ce moment là : on a arrêté d'utiliser de l'huile de baleine pour s'éclairer avant d'avoir éliminé toutes les baleines... principalement parce qu'on avait trouvé mieux, c'est à dire moins cher). ça c'est pour l'offre.
-Du côté demande la pression à la hausse est forte aussi, du fait d'une croissance forte et relativement intensive en énergie dans les pays émergents (Chine en tête).
 
ça n'empêchera pas le prix du pétrole de connaître des fluctuations importantes autour de cette tendance croissante. Par exemple une récession prononcée au Etats-Unis (probablement pas indolore pour nos économies) pourrait facilement ramener le baril à 50 euros ou moins. Mais ça ne durerait pas.
Ces fluctuations dépendent aussi :
-des décisions des plus importants pays producteurs (de leurs compagnie nationales beaucoup plus que des multinationales qui aujourd'hui "contrôlent" des quantités bien moins importantes) qui peuvent ouvrir plus ou moins grand le robinet. Mais, contrairement aux années 70, cette capacité a beaucoup faibli.
-de la spéculation, achat ou vente de pétrole livrable dans le futur qui souvent amplifient les fluctuations (à la hausse mais aussi à la baisse). il faut noter que c'est l'existence de spéculateurs qui parient sur le prix futur du pétrole qui permet à des entreprises de se couvrir contre les fluctuations en achetant le droit de fixer aujourd'hui le prix auquel elles achèteront leur pétrole demain.
-évidemment des risques géopolitiques (Irak, Iran...)
-de la météo et des catastrophes climatiques (saison des cyclones...)
 
On peut toujours essayer de faire baisser les bénéfices de Total et de Shell, ça ne changera strictement rien au prix du pétrole (qui à la pompe en France dépend à plus de 60% des taxes -ce qui est très bien d'ailleurs !).
A supposer que le boycott fonctionne, la valorisation boursière de Total s'effondrerait, en faisant une belle proie pour d'autres pétroliers. Un rachat par une compagnie étrangère ne serait pas bien grave mais n'aurait aucun intérêt pour les français. En désorganisant le secteur de la distribution on pourrait très bien se retrouver avec un prix à la pompe supérieur. Et moins de concurrence pour les compagnies non boycottées c'est une aubaine !
Évidemment on peut envisager une taxe exceptionnelle sur les profits des pétroliers (tous, pas de raison d'en choisir un ou deux). L'intérêt collectif à long terme reste discutable mais admettons. Dans ce cas les rentrées fiscales ne devraient surtout pas être affectées à la réduction du prix du pétrole mais plutôt à des mesures facilitant l'adaptation au pétrole cher et à "l'après-pétrole" (transports collectifs, énergies renouvelables, recherche...)
 
De gré ou de force il va falloir faire avec un pétrole cher et fluctuant.
Et effectivement utiliser moins nos chers voitures, les acheter plus petites, rouler moins vite, etc.
Pour la planète ce sera d'ailleurs assez bienvenue!



Bonne journée, avec le moins possible de pétrole dedans !
Publié dans : Développement durable
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