J'ai répondu à quelques questions de l'Hebdo des socialistes après une audition dans la cadre du forum "Les socialistes et le marché". 
Les questions portaient sur la mondialisation, les délocalisations et les politiques appropriées dans ce cadre.
L'article de l'Hebdo reprend une bonne partie de mes réponses mais pas la totalité. Je vous propose donc en exclusivité sur ce blog le texte complet !


-La croissance de la France et de l'Europe est molle. peut-on raisonnablement imputer cette faiblesse à la montée de pays émergents comme la Chine et l'Inde?
 
Sans hésitation non, on peut à la rigueur imputer aux émergents une part de la montée des inégalités sur le marché du travail (inégalités salariales aux Etats-Unis, précarité accrue pour les moins qualifiés dans un pays comme la France), mais certainement pas la croissance molle.
Les tensions sur les prix des matières premières et de l’énergie peuvent à terme être défavorables aux pays importateurs dont les pays européens, mais rien n’apparaît de tel pour l’instant. [les choses changent vite : on considère que les pays émergents qui pesaient à la baisse sur les prix (des biens manufacturés) jusqu'alors, provoquent des tensions inflationnistes maintenant]
Ce sont aujourd’hui les pays émergents qui portent la croissance mondiale.

-Les délocalisations semblent peser sur la France. Comment lutter contre?
 
Les délocalisations sont une des manifestations du processus permanent de destruction et création d’activités qui est à la base de la croissance économique, processus qu’elles accélèrent. Elles sont souvent très douloureuses quand elles touchent des bassins d’emploi peu diversifiés et peu attractifs pour des activités nouvelles. La puissance publique doit mettre des moyens suffisants pour aider les salariés licenciés dans des secteurs et des régions qui ne leur offrent pas ou peu de possibilités de retour à l’emploi satisfaisantes : aides à la mobilité, compléments de salaires quand le nouvel emploi est moins rémunéré que celui perdu, formations adaptées bien sûr… Les entreprises qui délocalisent (plus généralement qui détruisent des emplois) peuvent être mise à contribution financièrement, de manière à ce qu’elles intègrent dans leurs décisions le coût collectif des licenciements.

-L'Europe devrait-elle mettre des freins aux frontières pour les produits en provenance de pays comme la Chine?

Ces barrières auraient pour conséquence d’augmenter les prix pour les consommateurs européens. La baisse de pouvoir d’achat qui s’ensuivrait conduirait à la réduction des achats y compris de produits européens. Nos produits sont de moins en moins souvent en concurrence directe avec ceux des pays émergents parce que nos entreprises se sont spécialisés, pour chaque produit, dans le haut de gamme (des produits vendus près de trois fois plus chers que leurs équivalent made in china). Dès lors, sauf dans quelque cas d’industries en déclin, on ne peut pas espérer que la hausse des prix des importations chinoises favorise nos industries.

-Plus globalement doit-on vraiment avoir "peur" des pays émergents?

Ils nous imposent d’améliorer sans cesse ce qui fait notre richesse, c'est-à-dire notre capital humain, notre potentiel d’innovation, nos infrastructures publiques.
L’impact de l’émergence s’apparente à l’accélération du progrès technique. C’est un impact positif mais qui fait des perdants, ceux qu’on a laissé au bord du chemin. Les bénéfices retirés collectivement doivent permettre d’aider à absorber les chocs, de compenser les perdants, surtout de les mettre en mesure de profiter d’un monde plus ouvert, qui s’il est plus risqué, offre aussi plus d’opportunités.
Nous devons collaborer avec les pays émergents pour les aider à limiter les impacts négatifs de leur croissance sur l’environnement global (émissions de gaz à effet de serre notamment, qui nous concernent quel que soit leur lieu d’émission sur la planète).
 

-Dans le cadre de la mondialisation et de ces effets négatifs, ne peut-on pas inventer de nouveaux outils de régulation?
 
Certainement. Certains existent de manière embryonnaire : par exemple le Fonds Européen d’ajustement à la Mondialisation qui peut dépenser jusqu’à 500 millions d’euros par an dans les États-membres en faveur de travailleurs touchés par des licenciements liés aux échanges internationaux.
Il nous faut inventer les politiques qui associent ouverture et protection sociale pour matérialiser collectivement les gains de l’échange.
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« JEUNESSE ET TERRITOIRE »

Le Parti Socialiste d’Arcueil

 

 

vous invite à participer à ce débat le
Mercredi 21 novembre
à 20h30
Ecole primaire Irène Joliot-Curie
Chaperon Vert - 5e avenue (RER LAPLACE)

Avec la participation de
David ASSOULINE,
Sénateur de Paris, Secrétaire national du parti socialiste.
Bariza KHIARI,
Sénatrice de Paris, Membre de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité
des chances entres les hommes et les femmes.
Jean-Yves LE BOUILLONNEC,
Député du Val-de-Marne, Maire de Cachan

 

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Les Gentilléens n'ont rien à perdre
 
Les déclarations contenues dans le "GENTILLÉEN", journal des communistes de Gentilly daté du 20 octobre 2007, rendant compte du lancement de leur campagne pour les municipales, ne laissent pas de surprendre.
 
Comment d'abord, ne pas être étonné par l'auto glorification sans complexe de l'action des communistes. Ils s'y déclarent porteurs à eux seuls d'une démarche de renouvellement et de promotion de la démocratie, tout cela dans "l'intérêt des Gentilléens" et "sans caractère partisan".
 
A les en croire, ils seraient même minoritaires au sein du conseil municipal, 7 des membres de leur groupe n'étant pas membres du parti Communiste. L'argument est saisissant. Mettons le pourtant à l'épreuve des faits.
 
Il suffira pour cela de se reporter aux débats et aux votes du conseil municipal. Pas moyen de citer même un seul des 19 élus présentés par le Parti Communiste qui se soit démarqué, ou simplement exprimé de manière différente, face aux initiatives du Maire communiste.
 
Pourquoi alors vouloir faire croire que les communistes ne sont pas majoritaires au sein du conseil municipal ?
 
En poursuivant la lecture, on s'étonnera davantage de ne pas trouver un mot concernant leurs partenaires de gauche, socialistes et apparentés. Il est vrai qu'ils n'ont été que timidement invités après annonce publique et aucunement associés à la préparation d'une réunion censée présenter le bilan de la majorité sortante dont ils font partie.
 
Faut-il en conclure que ceux qui revendiquent "d'associer largement", de "favoriser le débat et la confrontation", de "reconnaître les forces, partis et mouvements de gauche" excluent de cette indispensable démarche leurs principaux partenaires de gauche ? Que penser de ce prétendu pluralisme qui privilégie la cooptation et dédaigne ceux dont la légitimité s'appuie sur le critère démocratique par excellence : le choix des électeurs et en l'occurrence des électeurs Gentilléens ?
 
Mais la lecture du dernier paragraphe pousse l'étonnement à son comble. On y apprend avec stupéfaction qu'il faut que les Gentilléens "puissent garder leur ville".
 
De quoi s'agit-il ? Qui pourrait donc confisquer Gentilly aux Gentilléens ? D'où vient cette menace dont on ne veut rien nous dire ?
 
Serait-ce une victoire possible de la droite ou plus probablement l'éventualité d'un rééquilibrage à gauche grâce à l'existence de plusieurs listes au 1er tour permettant un rassemblement au 2ème tour sur la base du choix des électeurs ?
 
Mais dans les deux cas, de quelle perte veut-on nous convaincre ? Le résultat ne traduirait-il pas le choix légitime d'une majorité de Gentilléens ?
 
Non, camarades communistes, il faut vous ressaisir, les Gentilléens n'ont rien à perdre. Quoi qu'il en soit, Gentilly continuera bien à appartenir à tous les Gentilléens.
 
Ceux-ci doivent tout simplement pouvoir choisir sereinement et en connaissance de cause, les femmes et les hommes qui les représenteront, aussi bien au 1er qu'au 2ème tour des élections municipales.
 
Evoquer une menace, attiser les réflexes de peur chez nos concitoyens ne peut servir d'argument à des démocrates attachés aux vertus essentielles du pluralisme.
 
A moins qu'il s'agisse plutôt de justifier une hégémonie et en passant du singulier au pluriel, de considérer en fait que notre ville doit rester la chasse gardée du " GENTILLÉEN".
 
Patrice-Marie Sève
Secrétaire de section du
Parti Socialiste
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Voici le texte du tract que les socialistes gentilléens distribuent actuellement (version pdf ici)

UNE GAUCHE
MUNICIPALE
RENOUVELÉE


L’année 2007 a été source de grandes déceptions pour l’ensemble de la gauche, et pas seulement pour le Parti Socialiste. Face à la droite de Sarkozy, nous n'avons pas su faire valoir nos idéaux de progrès et de justice sociale. La gauche est maintenant dans une phase de refondation, qui est tout à la fois urgente et complexe. Elle doit affirmer dans le même temps son rôle d'opposition, renforcé par les électeurs au second tour des législatives.
 
 
Dans notre ville l'ancrage à gauche s’est fortement manifesté lors des présidentielles : meilleur résultat du Val-de-Marne pour Ségolène Royal au premier tour, 64% au second tour. Il a été confirmé lors des législatives : sur la partie est de Gentilly, Pierre Gosnat (PC) a réuni près de 68% des voix tandis que plus de 69% des voix se portaient sur Jean-Yves Le Bouillonnec (PS) dans la partie ouest.
 
 
A Gentilly, ces élections ont aussi été marquées par un fait nouveau :
 
pour la première fois depuis 75 ans, le Parti Socialiste (allié au PRG et au MRC) devance le Parti Communiste au premier tour des législatives 
(PS 26%, PC23,7%, UMP 23,6%, Modem 8,3%, Verts 5,2%...)
Comme socialistes, ces résultats nous donnent une responsabilité: faire évoluer et respirer Gentilly, résolument à gauche, dans un esprit de renouvellement et d'ouverture.
 
à gauche
parce que dans une ville où de nombreux habitants vivent difficilement et ont vu leur situation s'aggraver ces dernières années, la solidarité et l'efficacité sociales'imposent pour aider chacun à se construire un avenir. La politique de Sarkozy, fiscalement et socialement injuste, va encore augmenter les difficultés pour beaucoup de Gentilléens.
 
dans l'ouverture
parce que la réussite de notre ville demande une mobilisation des talents la plus large possible. La rénovation ne peut pas s'accommoder de la domination d'un seul parti, comme nous la vivons localement depuis 1934.
 
Les socialistes appartiennent à la majorité municipale depuis 1977. Mais le Parti Communiste a toujours été majoritaire à lui seul au conseil municipal : sur 33 conseillers municipaux, il compte actuellement 19 élus contre 8 présentés par le PS.
 
L’action municipale commune a permis des progrès et des réalisations, avec par exemple le maintien d’un important parc de logements sociaux aux portes de Paris, l’investissement pour l’école, la toute nouvelle bibliothèque-médiathèque…
 
Cependant, dans sa forme actuelle, elle atteint ses limites : ces dernières années, les élus socialistes ont exprimé des divergences sur des dossiers aussi cruciaux que ceux del'Opération de Renouvellement Urbain du Chaperon Vert ou du Plan Local d'Urbanisme.
 
Nous avons proposé des choix plus ambitieux, notamment en matière de logement et de qualité environnementale. Mais nos demandes n’ont pas été prises en compte, ni même réellement débattues.
 
Sur ces sujets, comme sur d'autres, nous ferons avec vous, et en cohérence avec les villes voisines, des propositions pour la prochaine mandature. Elles porteront sur une véritable démocratie locale, l’urbanisme, l’environnement et le cadre de vie, le stationnement, le dynamisme économique, l’éducation, la culture, un meilleur fonctionnement de la communauté d’agglomération du Val-de-Bièvre …
  

NOUVEAU : Visitez le blog de campagne gentilly2008.net
IMPORTANT : INSCRIPTIONS SUR LES LISTES ÉLECTORALES
Si vous n'étiez pas parmi les nombreux Gentilléens qui se sont inscrits sur les listes électorales en 2006 (+13%!) vous pouvez participer à l'élection de la nouvelle équipe municipale en mars 2008 en vous présentant en mairie avant le 31 décembre, muni(e) d'un justificatif de domicile et d'une pièce d'identité.
Ceci vous concerne aussi si vous n'avez pas la nationalité française mais celle d'un autre pays de l'Union européenne.
 
 Les élections municipales auront lieu en mars 2008. Pendant la phase de réflexion qui s'engage maintenant, nous avons besoin de vos idées et de votre participation.
 
Voici trois questions pour nous aider à mieux cerner vos attentes :
 
·         Quelles devraient être les priorités de la municipalité de Gentilly pour les 6 années à venir ?
 
 
·         Quelle serait votre principale proposition pour l’action municipale ?

 
·         Souhaiteriez-vous participer plus activement à la vie de Gentilly ? Si oui, de quelle manière ?

 
Vous pouvez nous retourner ce questionnaire à l’adresse suivante :
Parti Socialiste B.P. 3    94250 Gentilly   ou par e-mail : ps-gentilly@tele2.fr
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Voici une contribution au débat dans le Parti Socialiste, par les militants de Socialisme et Démocratie.
Elle s'introduit ainsi :

Qu’est ce que ce texte ?
C’est un document de travail, une base de départ, pour un manifeste du socialisme nouveau que nous, militants de Socialisme et Démocratie, voulons soumettre à nos camarades à l’occasion de notre rassemblement de La Rochelle.
C’est dans notre esprit le début d’un processus ouvert de réflexion militante, qui a commencé depuis plusieurs semaines sur notre site. Beaucoup de nos amis ont déjà apporté leurs suggestions de changements et d’approfondissements.
Nous voulons en faire un outil de dialogue. Nous lisons et nous lirons les réflexions d’autres groupes de camarades et nous en tiendront compte. Vive la confrontation entre militants qui se respectent !
Nous en ferons un texte plus abouti après les rendez vous de travail que nous nous donnons pour les prochaines semaines.
Nous entendons, par ce travail et cette écoute, faire de la «  rénovation » en vogue plus qu’un rafraîchissement de façade, la définition d’une identité politique progressiste et solidaire face aux défis de la période qui vient.
Nous entreprenons cette démarche, tout simplement, pour contribuer à préparer, sérieusement et fraternellement, l’avenir du Parti socialiste et de la Gauche.

DOCUMENT PDF ICI
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ombres_chinoise063.jpg Concernant la nouvelle et énième loi sur l'immigration, le débat s'est focalisé sur la question des tests ADN pour le regroupement familial.
Un autre amendement est du coup, en tout cas jusqu'à maintenant, passé à peu près inaperçu.
Il est pourtant encore plus lourd de conséquences.
Il s'agit de la réduction à 15 jours de la durée du recours possible contre une décision de l'OFPRA, organisme qui gère les demandes d'asile. Ceci rendra irrecevable de nombreuses demandes et entraînera leur rejet sans examen.
Eolas ("La Nausée"), Kos ("Lassitude, et merci à Etienne Pinte") et Guillermo ("Le diable est dans les détails") nous alertent.

(dessin de Fred H.)

Ajout du 5 octobre : le Sénat a heureusement fait obstacle à cette modfication de la loi, lien sur l'article d'Eolas
Mais l'amendement ADN n'est pas enterré : signez la pétition de Charlie Hebdo et SOS Racisme, Touche pas à mon ADN

Publié dans : Politique nationale
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Constatant le succès du système Parisien de prêt de vélo, Vélib’, de nombreuses communes de banlieue souhaitent que le réseau franchisse le périphérique.

A Gentilly, nous avons une station à la Porte de Gentilly, proche du DSCN2333.JPG siège d’Ipsos et donc en fait sur le territoire de Paris. Il est significatif que le plan du quartier sur la borne de la station se limite à Paris.
DSCN2335.JPG

La mairie de Paris n’est pas opposée à l’extension de Vélib’ au-delà du Périph. Il y a néanmoins un certain nombre de problèmes à résoudre, liés en particulier au contrat actuel avec Decaux qui prend en charge Vélib’ et se paye par l’affichage publicitaire parisien (voir cet article de Libération ).

Pierre Mansat, adjoint au Maire de Paris, chargé des relations avec les collectivités territoriales d’Ile-de-France (voir cet entretien dans Paris-est-sa-banlieue[*]), propose une réunion des communes de la première couronne au sujet de l’extension de Vélib’.
Jean Labaume, conseiller municipal PS délégué aux transports, a écrit au Maire de Gentilly, Yann Joubert, pour lui demander que Gentilly réponde favorablement à cette demande.

Les emplacements appropriés pour des stations Vélib’ à Gentilly seraient évidemment la station RER, peut-être au carrefour Raspail-Val de Marne-Poterne des Peupliers et éventuellement à la Mairie pour ceux qui se déplacent en suivant à peu près la vallée de la Bièvre (peut-être faudrait-il alors discuter avec les autres villes situées dans cette vallée, notamment Arcueil et Cachan, qui appartiennent à la communauté d’agglomération du Val de Bièvre mais ne sont pas en première couronne). Le 162 Gabriel Péri ainsi que le Chaperon Vert seraient aussi intéressants. (à savoir : une station parisienne est déjà prévue vers le rue Lénine).
Le relief de la ville limite cependant les possibilités, sauf à devoir remonter fréquemment les vélos qui seraient certainement plus souvent utilisés en descente (du Plateau Mazagran vers le centre ville).

Ajout du 18 octobre
Dans son édition du 17 octobre Le Parisien rend compte d'une réunion à l'Hötel de Ville de Paris sur l'extension de Vélib' à la banlieue : 

TROIS MOIS après le lancement des Vélib' à Paris, 300 stations vont bientôt passer le périph. Hier, la Ville de Paris a fait une proposition en ce sens aux communes limitrophes. Les premiers vélos en libre-service pourraient être installés dès l'été prochain dans les villes qui en feront la demande.

Nul doute qu'elles seront nombreuses. Hier, parmi les 29 villes de petite couronne invitées à l'Hôtel de Ville, seules Gentilly, Suresnes et Saint-Cloud manquaient à l'appel. Aujourd'hui 13 % des abonnés à Vélib' sont banlieusards.

4 500 Vélib' en banlieue. Une clause du contrat signé avec l'entreprise JC Decaux permet de créer 300 stations supplémentaires à la charge de la Ville de Paris. Ce sont ces stations qui seront installées en proche banlieue soit près de 4 500 Vélib'. « Notre objectif est de permettre des déplacements de Parisiens vers la première couronne parisienne et des habitants de proche banlieue vers Paris », commente Pierre Mansat, adjoint de Bertrand Delanoë en charge des relations avec les collectivités territoriales. Dès le mois de décembre, les élus du Conseil de Paris devraient voter un amendement pour élargir le périmètre du marché des vélos en libre-service, normalement limité à la seule ville de Paris.

Paris paiera mais empochera les abonnements. C'est la Ville de Paris qui paiera l'extension du système, soit 7 M€ par an pour les 300 stations. Deux propositions financières ont été faites aux communes : soit Paris paie tout, et se rémunère sur l'ensemble des recettes des abonnements. Soit les communes intéressées payent 30 % de l'installation et se rémunèrent à hauteur de 30 % des recettes des abonnements. A la différence des 1 450 stations parisiennes, ce n'est donc pas la publicité qui financera ces Vélib'.

Bonne nouvelle donc !
Mais au moins une information inexacte : Gentilly était bien représentée en la personne de Jean Labaume, conseiller municipal PS. Par ailleurs il semblerait que l'offre de Paris soit plus flexible avec la possiblité de choisir un taux de participation aux investissement et donc aux recette différent de 30%.



Concernant l'erreur du Parisien, indiquant que Gentill
y n'était pas représentée à la réunion sur Vélib (voir dans les commentaires) : Jean Labaume (PS, conseiller municipal délégué aux déplacements) a obtenu des explications de la journaliste qui a rédigé l'article. Elle a pris ses sources sur une liste que lui ont remis les organisateurs de la réunion, dans laquelle Yan Joubert est déclaré comme ayant répondu qu'il ne serait pas présent... Bien que la convocation à cette réunion ne lui ait pas été transmise, Jean Labaume était présent.

Gentilly a finalement choisi l'option sans investissement (et donc sans recettes). L'arrivée de Vélib est prévue au second semestre de 2008.



POUR SUIVRE LE DOSSIER VELIB' A GENTILLY MERCI DE LIRE LES COMMENTAIRES !

[*] "Paris est sa banlieue" (
http://parisbanlieue.blog.lemonde.fr) est un blog sur Paris et sa périphérie. Généralement très intéressant et documenté sur les questions qui concernent l'agglomération (urbanisme, transport, etc.). Voir notamment ces analyses sur le « Grand Paris », qui concernent évidemment Gentilly.
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A l'approche du « Grenelle de l'environnement », commençons par des propositions en matière environnementale, axées sur la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et donc le réchauffement climatique global. agentilly.jpg
L'accent est mis sur les incitations économiques qui ne suffiront pas mais sans lesquelles il sera bien difficile d'obtenir une véritable responsabilisation environnementale.

 

Fiscalité, signaux de prix :

-taxe sur les émissions de gaz à effets de serre à un taux croissant dans le temps (calendrier des hausses connu à l'avance), pas de secteur exempté mais aides transitoires pour les professions ou personnes mises en difficulté. Taxe calculée sur le contenu en carbone des produits et services, du producteur au consommateur. Fonctionnement similaire à TVA.

-à prélèvement totaux stables, donc produit de la taxe utilisé pour diminuer fiscalité sur le travail (CS sur les bas salaires) ou fiscalité locale (très injuste)

-alternativement, possible de mettre en place système de permis d’émission, en particulier pour le transport. 

-tarification progressive de l'eau et de l'énergie (le dernier litre ou le dernier KWH consommé est le plus cher) au moyen d'une taxe supplémentaire à partir d'une consommation de base fonction de la taille du foyer. voir sur le blog

-taxe sur les emballages superflus (probablement inutile si taxe CO2 bien pensée)

-optimisation des aides au développement des énergies renouvelables et des économies d'énergie, favorisant les plus rentables socialement (en considérant notamment un prix de la tonne de CO2). Favorisera notamment l'habitat basse consommation, les réseaux de chaleur à partir incinération des ordures ménagères ou la géothermie profonde, le solaire thermique plus que l'éolien ou le solaire photovoltaïque. Pour ce dernier particulièrement l'effort de recherche doit être accentué

 

Urbanisme, Construction, Transports

-grand plan de formation de professionnels de l'habitat bioclimatique ou basse consommation

-grand plan d'isolation des bâtiments publics et privés, en commençant par le parc social

-incitations qualité environnementale : bonus COS (voir sur le blog)

-supprimer contraintes excessives à la construction dans les zones centres. COS planchers imposés aux villes en fonction distance au centre des grandes agglomérations. Lutter contre étalement urbain (très coûteux environnentalement et pour les finances des communes) en favorisant la densification des centres

-solaire thermique obligatoire en construction neuve ou rénovation

-récupération eau pluie obligatoire dans le neuf

-chèque transport intelligent : voir sur le blog

-investissements massifs dans les transports publics inter-banlieues (« Métrophérique » pour Paris), dans le fret ferroviaire

-incitations au télé-travail en prévoyant par exemple des réduction d’impôts pour les salariés (et les entreprises) qui accepteront quelques journées de télé-travail par mois, par roulement et en tenant compte de l’encombrement des transports publics. Une réduction même marginale du nombre d’usagers des transports publics aux heures de pointe permettrait une amélioration substantielle de la qualité du service et donc de son attractivité

-baisse de la vitesse autorisée sur routes et autoroutes

-bridage des moteurs

 

Filière bio, étiquetage environnemental

-plan de modernisation de l’agriculture biologique : organiser l’offre, faire baisser les coûts en favorisant l’émergence de producteurs ou de coopératives de grande taille. Dépasser le stade de l’artisanat.

-favoriser le bio dans la restauration collective, notamment cantines scolaires

-affichage de l'empreinte écologique de chaque produit ou service (avec prise en compte du transport, de l'emballage, etc.), certification par un organisme indépendant. Une initiative dans ce sens rapportée ici.

 

Publié dans : Développement durable
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ASSEMBLEE

Le PS se dote de son cabinet,

Jean-Yves Le Bouillonnec à la ville et au logement.

Nouveauté au PS. L'opposition se dote d'un cabinet de 22 membres. A charge pour eux de contrer les différents ministres mais aussi de présenter "des solutions alternatives", a promis Jean-Marc Ayrault.

L'initiative n'a connu qu'un seul précédent sous la Ve République, en 1967 ! Le PS innove donc par la formation d'un cabinet "fantôme", sur le modèle de ce qui se fait en Grande-Bretagne. Un cabinet dont chacun des membres se voit attribuer un secteur précis pour une meilleure efficacité dans l'action politique.

"J'ai proposé une équipe pour animer le groupe socialiste", a expliqué le chef des 204 députés PS Jean-Marc Ayrault lors d'un point de presse, préférant parler d'"équipe" plutôt que de "shadow cabinet". Il s'agira de "s'opposer avec la plus grande fermeté", mais aussi de présenter des "solutions alternatives", a-t-il promis. "Nous ne nous contenterons pas de dire non, nous dirons ce que nous proposons comme solution alternative".

Concrètement, ce contre-gouvernement est composé de 22 vice-présidents de groupe, dont sept femmes, faute de candidates en nombre suffisant. Arnaud Montebourg, ancien porte-parole de Ségolène Royal, devient premier vice-président du groupe en charge de la Prospective, ministère occupé par l'ex-socialiste Eric Besson au sein du gouvernement Fillon. Le fabiusien Philippe Martin devient deuxième vice-président en charge du Développement durable, face au numéro 2 du gouvernement Jean-Louis Borloo.

 La prime a été donnée aux petits nouveaux et aux députés expérimentés, avec un nombre important de "ségolénistes". Tout juste élues le 17 juin, George Pau-Langevin, Sandrine Mazetier et Michèle Delaunay - qui a vaincu Alain Juppé - se voient ainsi attribuer un portefeuille virtuel.

Jean-Marc Ayrault prendra en charge les Affaires étrangères et européennes, face à Bernard Kouchner au Quai d'Orsay.

Par ailleurs, deux porte-parole du groupe socialiste ont été désignés : Aurélie Filippetti, ancienne conseillère de Ségolène Royal, et André Vallini, ancien président de la commission d'enquête parlementaire sur Outreau.

La liste des 22 membres de ce cabinet :

Président : Jean-Marc Ayrault (coordination affaires étrangères et européennes)
Premier vice-président : Arnaud Montebourg (responsable de la commission prospective)
Second vice-président : Philippe Martin (développement durable, agriculture)

Vice-présidents :
François Brottes : responsable de la commission Affaires économiques
Patricia Adam : responsable de la commission de la Défense
Jerôme Cahuzac : responsable de la commision des Finances
Manuel Valls : responsable de la commission des Lois
George Pau-Langevin : immigration et co-développement
Sandrine Mazetier : éducation
Jean-Yves Le Bouillonnec : logement et ville
Victor Lurel : outre-mer
Bernard Roman : institutions
Marisol Touraine : protection sociale 
Gaëtan Gorce : travail
André Vidalies : entreprises
Michèle Delaunay : politique de l'âge, vieillissement
Pascal Terrasse : santé
Martine Lignières-Cassou : transports
Alain Claeys : enseignement supérieur
Jean-Yves Le Deault : recherche
Gérard Charasse : "sans portefeuille", coordination avec les PRG
Geneviève Gaillard : environnement et économie sociale
Publié dans : Politique nationale
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Chaque courbe retrace l'évolution de l'écart de popularité entre le PS et l'UMP (*) au cours d'une année d'élection présidentielle.
La courbe continuement décroissante est bien celle de 2007 (courbe en gras).
Celle de 1981 dépasse 80 au début juin (donc après l'élection de Mitterrand).
La courbe la plus basse (sauf à la fin...) est celle de 1995.

(*) (opinion favorable PS - opinion défavorable PS) -(opinion favorable UMP ou RPR - opinion défavorable UMP ou RPR) selon TNS -Sofrès.
Publié dans : Elections
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