Publié le 28 Février 2006

Autre titre possible : "Pourquoi  Rocard a eu raison". Autre catégorie possible pour l'article : "Politique européenne" mais j'ai bien peur que la catégorie retenue soit appropriée.

J'ai écrit une note sur la directive européenne sur les échanges de services. J'explique pourquoi j'approuve le vote favorable à la nouvelle mouture de la directive de la grande majorité des socialistes européens, à l'opposé des socialistes français (sauf deux dont Michel Rocard). Cette note est un peu trop longue, vous pouvez la lire sur mon blog perso.

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Rédigé par Guillaume

Publié dans #Politique nationale

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Publié le 27 Février 2006

Notre Communauté d'Agglomération du Val de Bièvre (CAVB) a été créée en 1999 entre les villes (7) d'Arcueil, Gentilly, Kremlin-Bicêtre, Villejuif, Cachan, L'Haÿ-Les-Roses, Fresnes. Comme les 178 autres Communautés qui existent en France, elle a pour but de gérer à une plus grande échelle que la Commune, différents services et projets, jugés d'intérêt communautaire, pour les populations.

Jusqu'en 2005, nous étions dans une phase de construction. Aujourd'hui, l'essentiel des transferts est réalisé. Ils concernent en particulier la politique de la ville (Opération de Rénovation Urbaine Chaperon Vert / Plateau), le développement économique, un Plan Local de l'Habitat, les piscines, les équipements culturels, la voirie, l'assainissement, les déplacements (la navette à Gentilly), le ramassage des ordures ménagères.

Que faut-il retenir d'essentiel ?

La communauté d'agglomération permet de mutualiser des moyens pour des économies d'échelle. Elle doit permettre de réaliser des projets communs d’envergure favorisant les partenariats avec la Région et l'Etat (c’est déjà le cas pour la rénovation urbaine, la couverture de l'A6B, l'amélioration des transports…).

Elle apporte un bénéfice direct pour les habitants. Pour exemple, le transfert des conservatoires permet aux pratiquants d’accéder à tous les établissements de l'agglomération et donc à des disciplines qui n'existent pas dans leur ville.

Elle favorise l’émergence de politiques à l'échelle d'un territoire plus pertinent que les Communes. Ainsi le développement économique (point essentiel qui conditionne les ressources de l'agglomération) se traduit par une politique de développement de zones d'activité, en cherchant à maîtriser le foncier. Cela doit contribuer à la création d’emplois.

Elle doit permettre à travers le Plan Local de l'Habitat d’atteindre l’équilibre indispensable entre le logement social, l’accession sociale à la propriété, le privé. Il faut coordonner les besoins en logements sociaux, certaines communes comme Gentilly ne peuvent faire plus, d'autres ont plus de marges (sachant que les 7 communes du Val de Bièvre respectent le quota des 20% prévus par la loi)

Certains points sont à améliorer. La CAVB est une importante structure (400 employés) qui touche la vie quotidienne des habitants. Toutefois, elle reste trop éloignée des citoyens. La question de la démocratie et de l'agglomération se pose. Ceci nous amène à proposer diverses pistes d'amélioration:

Les habitants, les associations ne doivent pas hésiter à s'adresser directement à l'agglomération. Pour les gentilléens, c’est simple, les services de l’agglomération étant situés à Arcueil.

L'agglomération doit faire un effort important d'information et de communication en direction des habitants, avec un journal régulier et, pourquoi pas, une radio Val de Bièvre.

Il faut réfléchir au mode d’élection des délégués communautaires (désignation par les conseils municipaux). Le conseil d'agglomération est en fait une instance d'enregistrement des décisions de l’exécutif, c’est à dire du bureau (Maires et 1ers adjoints). L'élection au suffrage universel du conseil d'agglomération, avec un vrai exécutif élu pour six ans qui ne serait pas nécessairement le regroupement des Maires n’apporterait-elle pas plus de démocratie ?

Ceci ne fait pas l'unanimité, mais les citoyens doivent dire leur mot, tant l'agglomération gère aujourd'hui une grande partie de ce qui était précédemment du ressort des communes.

Cet article du groupe des élus socialistes et apparentés a été publié dans le dernier numéro de "Vivre à Gentilly".

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Rédigé par Gilles

Publié dans #Politique locale

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Publié le 26 Février 2006

Blog-en-Ville Cybergentilly  "à été ouvert à Gentilly pour completer une offre d'expression citoyenne sur la ville". A l'origine de ce blog on trouve Agite : "Atelier Gentiléen pour l'Informatique et les Technologie Emergente, né d'une initiative municipal Agite est un groupe de bénévoles ayant comme objectif de mettre la technologie au service des citoyens".

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Rédigé par Guillaume

Publié dans #Information

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Publié le 22 Février 2006

Les propos de Georges Frêche ne lui ont valu qu’une molle condamnation de la part des instances dirigeantes du parti socialiste. On semble considérer que les excuses de l’édile de Montpellier suffisent, que ses propos s’adressaient à un adversaire politique local, et que Monsieur Frêche est un peu "sanguin". L’"incident" est clos. Mais j’aimerais être certain que le PS aurait eu la même réaction si un élu de droite, ou d’extrême droite, avait utilisé le terme de sous-hommes en s’adressant en public à une communauté entière. J’aimerais être sûr que le baron de feu "la Septimanie" n’est pas protégé par la potentiel électoral que représente la fédération qu’il "contrôle" (pour info, à Gentilly personne ne contrôle le vote des militants !)…
Un article de Libération propose d'écouter l'enregistrement des propos incriminés, ainsi qu’une conférence de presse de Frêche. Sur cette affaire voir aussi Le Nouvel Obs.
François Hollande a annoncé mardi 28 février la suspension de Georges Frêche du bureau national du PS et son déferrement devant la commission des conflits, seule instance habilitée à prendre d'éventuelles sanctions plus lourdes.

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Rédigé par Guillaume

Publié dans #Parti Socialiste

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Publié le 21 Février 2006

L'eau devient un bien rare, elle sera au centre de plus en plus de conflits internationaux et de débats politiques. A l’initiative de Patrick Braouzec, député et Christian Métairie, Vice-Président de la Communauté d’agglomération du Val de Bièvre, a été lancé un "Appel pour une gestion publique de l'eau en Ile-de-France", il permet d'ouvrir le débat sur cette importante question de l'eau. Les signataires sont nombreux, parmi les élus on trouve notamment les maires de la plupart des communes du Val-de-Bièvre, et aussi Gilles Allais, adjoint PS au Maire de Gentilly.
Depuis de nombreuses années, l’eau est l’objet d’une attention croissante. Objet de conflit pour les uns, source de profits colossaux pour les autres, elle est une question de vie ou de mort pour des millions de personnes. A l’échelle locale, nationale, et internationale, de nombreux élus, associations et citoyens posent publiquement et fermement la question de la gestion de l’eau. Ces interrogations portent sur la raréfaction de l’eau, sa pollution ainsi que sur les modes de gestion de ce service public.
En France, depuis quelques années, nous assistons à une réelle prise de conscience sur ces enjeux. Plusieurs contrats ont été dénoncés suite à des dysfonctionnements et des malversations. Le cas le plus emblématique est celui de Grenoble, où le contrat avait été signé avec la Lyonnaise des Eaux dans des conditions plus que contestables. Après une bataille de plus de 10 ans, la distribution de l’eau à Grenoble est désormais assurée par une régie communale. D’autres collectivités ont repris un contrôle direct : Pleumeur-Bodou, Castres, Cherbourg, Neufchâteau… D’autres y travaillent.

Il ressort de différents rapports et études, que la gestion privée en France entraîne un surcoût non négligeable pour l’usager. Si l’on se réfère notamment au rapport de la Mission d’Evaluation et de Contrôle de l’Assemblée Nationale de 2001, on y apprend qu’ « une récente enquête conduite par le Service central des Enquêtes et Etudes Statistiques (SCEES) et l’Institut Français de l’Environnement (IFEN) a même conclu à une différence de prix nettement plus marquée que celle mise à jour par la DGCCRF. Elle n’atteindrait pas 13 % pour l’ensemble du service, mais 27 % pour la distribution d’eau et 20.5 % pour l’assainissement. L’écart serait même de 44 % entre les communes entièrement en régie et celles entièrement en affermage intercommunal ». Par ailleurs,  « … les régies sont, elles aussi, soumises à des contraintes particulières : il leur est en particulier interdit d’effectuer des placements de trésorerie, qui sont sources de produits financiers pour les délégataires. ».

Le rapport est sans ambiguïté : « … Dans son rapport de 1997, la Cour des Comptes estime que la hausse du prix de l’eau est bien à mettre en rapport avec la délégation du service dans de nombreux cas examinés par les Chambres Régionales des Comptes ». Ainsi, sur la période, le prix du m3 d’eau est de 2.21 euros en régie et de 2.90 en délégation. Rien ne justifie que les citoyens paient plus cher ce qu’une régie leur fournirait au juste coût de revient.

Le SEDIF (Syndicat des Eaux d’Ile-de-France, 144 communes (hors Paris)) a délégué la distribution de l’eau à Véolia, ex Vivendi, ex-Compagnie Générale des Eaux, depuis 1923. La question d’une gestion publique est posée par un certain nombre d’élus de ce syndicat.

Nous, Maires, présidents de communautés d’agglomération, délégués de nos communes au SEDIF, personnalités et élus locaux, lançons un appel à tous nos collègues de ce syndicat pour que dans la perspective de la fin de la délégation actuelle (2011), nous travaillions à ce que soit étudié une alternative : la reprise en régie directe par le syndicat de la distribution de l’eau.

Nous ne faisons par ailleurs que suivre les recommandations du Conseil de la concurrence qui dans l’ Avis 00-a12 du 31 mai 2000 recommande, à l’échéance de chaque convention de délégation de prévoir une consultation de l’ensemble de l’assemblée délibérante de la collectivité concernée sur le principe du retour en régie. En outre, le même avis préconise d’ajouter dans le CGCT une disposition imposant cette mesure aux assemblées délibérantes des collectivités territoriales.

Nous pensons que le SEDIF, qui est propriétaire du réseau de distribution et des usines de production, a maintenant acquis la compétence suffisante pour être aussi gestionnaire de la distribution.

Toutes les conditions sont aujourd’hui atteintes pour pouvoir mettre en accord nos orientations politiques avec nos actes, il serait dommage de ne pas profiter d’une telle occasion, dont les usagers et les collectivités d’Ile-de-France concernés seront les premiers bénéficiaires.

Signatures : appel.eau.publique@gmail.com

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Rédigé par ps-gentilly

Publié dans #Développement durable

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Publié le 15 Février 2006

Sur le site de la section socialiste de Villejuif est annoncée une Conférence débat avec Jean-Yves Le Bouillonnec, député de la 11ème circonscription du Val de Marne (Arcueil, Cachan, Gentilly, Villejuif), sur le thème

  

Habitat et mixité sociale

Ghettos urbains, Manque de logements, Envolée des prix... La crise du logement a atteint les proportions d'une crise de société, touchant plus de 3 millions de « mal logés ».

JEUDI 23 FEVRIER 2006 à 20 H 30, MPT GERARD PHILIPE - 118 rue Youri Gagarine, Villejuif


A lire sur le web : Le rapport 2006 de la Fondation Abbé Pierre sur "L'état du mal-logement en France". Une étude de l'INSEE de 2004 sur "Les conditions de logement des ménages à bas revenus". Et les chiffres clés du logement en France, encore de l'INSEE. Et sur ce blog un billet sur le loi SRU.

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Rédigé par ps-gentilly

Publié dans #Information

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Publié le 13 Février 2006

Le Monde publie deux articles intéressants sur l'affaire des caricatures.
Le premier "Des écrivains face à la caricature: Les fanatismes religieux sont une menace pour nos démocraties. A quand l'incendie des bibliothèques?" par Salim Bachi, Jean-Yves Cendrey, Didier Daeninckx, Paula Jacques, Pierre Jourde, Jean-Marie Laclavetine, Gilles Leroy, Marie NDiaye, Daniel Pennac, Patrick Raynal et Boualem Sansal affirme le refus de "[...] porter un jugement esthétique, moral et sentimental, là où il n'est question que de principes fondamentaux pour nos démocraties [...]".
Dans le second "Anastasie, star mondiale" Laurent Bihl et Christian-Marc Bosseno, s'interrogent sur  ce qui définirait une "bonne" ou une "mauvaise" caricature. Il est notamment fait référence aux caricatures anticléricales que ce blog vous propose ici.

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Rédigé par Michel & Guillaume

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Publié le 9 Février 2006

de nous rappeler que la liberté de la presse doit être défendue !

Certains nous parlent aujourd’hui  « de mettre la religion -pas seulement l’Islam- à l’abri des excès des médias » (L’Union des associations musulmanes de Seine Saint-Denis).

D’autres comme le Conseil des démocrates musulmans de France demandent à la presse « le respect des croyances d’autrui ».

Comme au moment du débat sur le voile à l’école ces organisations musulmanes sont d’ailleurs relayées, voire soutenues par des personnalités catholiques ou israélites.

Accepter ces « recommandations » serait simplement revenir 120 ans en arrière !

Car depuis la loi de juillet 1881 la presse est libre en France, si elle s’abstient de diffamation personnelle, d’"outrage aux mœurs" ou de racisme (notion introduite plus tardivement).

On peut en particulier y critiquer les religions, s’en moquer, et même blasphémer au regard de telle ou telle croyance.

Cela n’était pas le cas auparavant : le délit "d’outrage envers les cultes reconnus par l’État" avait été institué en 1822 par Charles X, puis renforcé par la censure générale des caricatures de presse mise en place en 1852 sous Napoléon III.

La loi votée par les républicains peu après leur arrivée au pouvoir avait alors permis un  extraordinaire développement de la presse satirique illustrée. Pendant trente ans, des dessinateurs de grand talent ont aidé à construire une société laïque, "en tuant par le rire " un cléricalisme encore puissant dans la société française. Nous présentons dans ce blog (voir l'album photo) quelques-uns de leurs  dessins, qui ont mobilisé l’opinion entre 1880 et 1914.

Pour en savoir plus : La République et l’Église. Images d’une querelle, livre paru en septembre aux Éditions de La Martinière, dont je suis un des auteurs.

            Michel Dixmier

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Rédigé par Michel

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Publié le 9 Février 2006

Michel Dixmier s'est inquiété du manque de réactivité du parti socialiste. Jean Glavany a pris bonne note et signale ce communiqué :

COMMUNIQUE DE PRESSE DE JEAN GLAVANY
Député des Hautes-Pyrénées
Secrétaire National à la laïcité au Parti socialiste
A propos des caricatures de Mahomet
 
La liberté ne se divise pas.

Ni la liberté de conscience qui donne à chacun le droit de croire ou de ne pas croire, de pratiquer quelque religion que ce soit ou de ne pas pratiquer, ni la liberté d’expression sous quelque forme que ce soit.

Et rien, je dis bien RIEN ne doit nous amener à composer avec cette liberté fondamentale. J’entends depuis quelques jours – à propos de caricatures de Mahomet publiées dans un journal Danois -  trop de commentaires officiels sur le thème confondant du « oui mais » : « oui, la liberté d’expression existe mais elle s’arrête là où commence le respect des croyances ». Et j’affirme qu’avec ce « mais » qui résonne comme une concession inacceptable aux intégrismes et aux fondamentalismes, le camp de la liberté prend un risque insensé.

Avec ce « mais », les guignols de l’info n’auraient pas pu caricaturer Jacques Chirac en super menteur.

Avec ce « mais », personne n’aurait osé faire une caricature du pape Benoît XVI mettant en évidence le flou de son attitude pendant le régime nazi.

Avec ce « mais », on aurait cédé devant la fatwa dont Salman Rushdie a été la victime.

Avec ce « mais », combien de nos auteurs d’hier ou d’avant-hier, combien de Voltaire, de Diderot, de Daumier auraient été censurés ?

Eh oui, la caricature est irrévérencieuse ! Elle l’est depuis des siècles et doit le rester. Aurait-on oublié que le délit de blasphème a été aboli en 1789 ? Veux-t-on le rétablir ? C’est pourquoi il ne saurait y avoir de « mais ».

Il ne peut pas y avoir de « mais » : la liberté tout court ne se marchande pas, et donc la liberté d’expression non plus.

Nos amis musulmans doivent comprendre que des dizaines de millions de citoyens du monde ont versé leur sang pour conquérir la liberté, sous quelque forme que ce soit. Tout retour en arrière, toute concession ferait courir un risque trop lourd pour l’humanité.

La Laïcité est une valeur qui protège la liberté de conscience et donc notamment les religions. Mais elle doit rester un combat contre tous les intégrismes et tous les fondamentalismes. Il me semble que c’est bien le cas ici.

Contact Presse :   Karine Hoarau   05 62 53 34 35 / 06 88 09 57 90

                               

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Rédigé par ps-gentilly

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Publié le 9 Février 2006

    Hier s'est tenue la troisième et dernière réunion publique à l'atelier d'urbanisme concernant le Plan Local d'Urbanisme. Ce n'était pas l'affluence : si on exclu les élus, les professionnels (bureau d'étude, employés municipaux) il ne restait que 8 "citoyens" (0,05% de la population), dont 3 militants politiques (PC ou PS). Il y a du chemin à faire pour la démocratie participative…
Le thème était "Une ville solidaire ouverte aux échanges et à l'innovation : Le paysage et le patrimoine urbain, l'espace public, les relations avec l'environnement intercommunal". Peut-être un peu flou…
Plutôt qu'un compte-rendu (il aurait fallu que je prenne des notes !) je vous propose d'évoquer quelques questions abordées et des propositions faites par le PS, en particulier par Alain Mugniery, adjoint à l'environnement.

    Il a beaucoup été question de densité : faut-il plus d'habitants à Gentilly ? (jusqu'en 1999 la population baissait comme généralement en première couronne, le recensement en cours montrera sans doute, comme pour Paris, une stabilisation ou une légère remontée depuis).

Un consensus se fait sur l'importance de l'espace public, de la qualité urbaine, qui fait qu'une ville très dense peut être agréable (les 13ème ou 14ème arrondissements de Paris ont une densité deux fois supérieure à celle Gentilly). A contrario certains grands ensembles peuvent donner l'impression d'une densité excessive même si l'espace (mal utilisé) entre les barres fait qu'il n'en est rien.

J'ai défendu l'idée qu'on devait se garder de considérer Gentilly comme une île. La ville se situe au cœur d'une région qui connaît un mouvement de périurbanisation ou d'étalement urbain, c'est à dire une tendance à la localisation de l'habitat, en banlieue de plus en plus lointaine. Cette tendance est bien-sûr liée au désir d'espace et au souhait (au rêve) d'être propriétaire d'une maison avec jardin, mais elle découle surtout de l'explosion du prix du foncier, favorisé par la rareté de l'offre dans la zone centrale. Elle est extrêment dommagable car elle génère des nuisances environnementales et des coûts collectifs et privés importants : la fourniture de services publics est très difficile quand l'habitat est dispersé, en particulier celle de transports collectifs, ce qui conduit à un usage croissant de l'automobile. Le développement durable de l'Ile-de-France suppose qu'on se repose la question de la densité. Gentilly, ville "solidaire", doit prendre ses responsabilités.

De plus il est évident qu'une certain dynamisme démographique est nécessaire à la vitalité économique (commerces dits de proximité, offre de logements à certains salariés travaillant sur la ville) et sans doutes aussi culturelle.

Le choix de la densification doit bien-sûr être maîtrisé, en particulier en préservant les zones pavillonnaires qui permettent une respiration, aux portes de Paris. A d'autres endroits, en particulier en centre-ville, on peut envisager de densifier.

Mais ce débat n'est manifestement pas clos, nous aurons certainement à en reparler.

    L'élaboration du PLU est aujourd'hui assez avancée pour qu'on passe à la phase des propositions plus concrètes. En voici quelques-unes :

- Le PS défend depuis longtemps l'idée de rendre possible la construction de maisons sur des parcelles de petites tailles. Actuellement il faut 200 m² de terrain pour pouvoir construire à Gentilly. En décendant cette limite à 120 m² on permettrait un certain renouvellement de l'habitat pavillonnaire, avec une densité supérieure sans nuire à la qualité urbaine. Autour de la Place de l'abbé Hénocque dans le 13ème les parcelles font 80 m². A noter que la Charte du PLU de l'association Mieux Vivre sur le Plateau reprend à son compte cette idée.

- Concernant le développement durable, en particulier les économies d'énergie et les énergies renouvelables, il faut passer à l'action. Concernant l'habitat, un obstacle à la généralisation des pratiques responsables est le surcoût à la construction qu'elles impliquent (les économies viennent plus tard). Il faut donc, à côté des mesures réglementaires (qui existent déjà au niveau national avec par exemple l'imposition de normes de plus en plus exigentes pour l'isolation) prévoir des mécanismes incitatifs. Depuis peu la loi ouvre aux communes la possibilité d'accorder un bonus au Coefficient d'Occupation au Sol pour la construction "environnementale" (construction ou renovation-extension, ce qui est évidemment important pour Gentilly, où peu de terrains restent à construire). Je reviendrai dans un autre article sur ce mécanisme qui peut tout à fait compenser le surcoût de la qualité environnementale.

- Pour répondre au besoin de verdure, favoriser l'écoulement des eaux pluviales, et contribuer à l'inertie thermique des batîments, il faut favoriser dans le réglement du PLU, la construction de terrasses plantées. La récupération des eaux de pluies doit aussi être prise en compte.

- L'implantation des services techniques, notamment les garages municipaux, dans l'îlot mairie n'est pas satisfaisante. Elle limite l'attractivité d'un quartier qui, avec la place de la Mairie a un fort potentiel. (La présence des pompes funêbres et la piètre qualité des plats servis par la pizzeria de la Fontaine sont aussi des handicaps !!!).

On pourrait libérer cet espace central en démanageant les services techniques ailleurs, par exemple au bord de l'A6B, sur le terrain prochainement libéré par le collège. Une progammation des équipements municipaux s'impose.

Plusieurs autres sujets ont été abordés (liaisons entre quartier, désenclavement de Victor Hugo, du Chaperon Vert et du 162, chêminements piétonniers et pistes cyclables, arbres, parcours de la Bièvre, aqueduc de la Vanne, etc.) mais cet article est déjà trop long !

A retenir : Des ateliers PLU vont s'ouvrir prochainement. Concernant l'environnement et les transports ils seront animés par des élus PS. Il faudra participer !

 

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Rédigé par ps-gentilly

Publié dans #Développement durable

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