Publié le 30 Novembre 2006

Pour ceux qui ne veulent pas perdre du temps à naviguer voilà les réactions à gauche, suite à la candidature de Sarkozy.

Pour ma part, je ne sais pas si il a fait ça pour nous ou pour l'anniversaire de Jacquo mais quel cadeau! "La rupture tranquille", c'est le slogan le plus nul que la 5ème république à vu défiler juste avant "manger des huîtres" de Chevénement en 2002. Pour ceux qui s'attendait à un Sarko pétillant d'injustice il l'est déjà envers son électorat...le comité de campagne UMP a du s'inspirer des monty python avec leur "ministère des démarches ridicules"...J'attends avec impatience la suite, du genre "fonçons dans le murs mais en première" ou "jette toi lentement du 5ème" ou "la baffe mais sans les doigts" bises Fred H

François Hollande, premier secrétaire du PS, a ironisé sur le slogan de Nicolas Sarkozy "la rupture tranquille", alors que, selon lui, le président de l'UMP est dans "la filiation de Jacques Chirac" et dans "l'agitation". Il a ajouté que "personne n'a été pris de court" par l'annonce de sa candidature. "La seule surprise, c'était la forme de sa communication. Convenons qu'elle voulait être originale et s'est révélée banale", a-t-il dit en évoquant "un artifice de communication".
Le premier secrétaire du PS a reproché au président de l'UMP "son obstination à cacher ce qu'il est". "Nicolas Sarkozy n'est ni dans la rupture - il est au pouvoir depuis quatre ans et demi, il est dans la filiation de Jacques Chirac - ni tranquille (...), il est dans le mouvement perpétuel, dans l'agitation". (RTL, jeudi 30 novembre)

Ségolène Royal : "Je crois que les Français ont besoin d'ordre juste et qu'ils en ont assez de tous ces désordres, désordres dans les cités, le désordre du chômage, le désordre de la précarité".
"Moi, je veux leur apporter l'ordre juste, parce que l'ordre juste c'est d'abord la justice et en plus c'est la sérénité et c'est le progrès pour tous et le respect pour chacun". "Je suis très étonné que Monsieur Sarkozy se moque de l'ordre juste, surtout lui qui a créé tous ces désordres". (LCI, mercredi 28 novembre)

Gilles Savary, porte-parole de Ségolène Royal : "L'exercice auquel vient de se livrer Nicolas Sarkozy consiste à brasser du vent, pour faire diversion sur l'exemplaire désignation de Ségolène Royal par le parti socialiste, dimanche dernier".
"Les seules questions qui intéressent les Français restent sans réponse: le mode de désignation au sein de l'UMP et les éventuels candidats en son sein ou sur ses marges". (Communiqué, mercredi 28 novembre)

Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, a ironisé sur le "secret de Polichinelle" révélé par Nicolas Sarkozy au terme d'un "suspense insoutenable". "Il est l'inventeur du scoop du siècle. C'est sans doute la 184ème fois en quatre ans qu'il déclare sa candidature. Quel exploit". (Communiqué, mercredi 28 novembre)

Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS : "Cette déclaration de candidature est pour moi un non événement, elle a tellement été annoncée et préannoncée que cela me laisse tout à fait froid". "La question essentielle pour les socialistes, ce n'est pas de se prononcer uniquement contre M. Sarkozy, mais c'est d'entraîner les Français, de créer une dynamique dans un projet qui remette le pays en mouvement". Il "est ministre de l'Intérieur, et le ministre de l'Intérieur est celui des élections".
"Je pense qu'il serait légitime du point de vue démocratique qu'il distingue cette fonction de sa candidature à l'Elysée, donc le plus tôt sera le mieux" pour démissionner. (Déclarations, mercredi 28 novembre)

Autres

Le Syndicat national des journaliste (SNJ) déplore que l'"'intérêt' des patrons de presse occulte l'indépendance" des titres. Cette "révélation 'exclusive'", qui va "stupéfier la France entière", "s'apparente fort à une opération de communication en faveur du ministre candidat" et le SPQR "compte bien la voir reproduite, jeudi matin, dans la quasi-totalité des quotidiens existant en région".
Le syndicat "déplore fortement que 'l'intérêt' des patrons de presse occulte ainsi l'indépendance des titres, des lignes éditoriales, et passe avant la crédibilité de dizaines de rédactions mises devant le fait accompli". Cette "mutualisation de la propagande" renforce le SNJ, premier syndicat de journalistes, "dans sa volonté que soit préservée l'indépendance des équipes rédactionnelles, en les dotant d'un statut spécifique". (Communiqué, mercredi 28 novembre)

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Rédigé par Fred

Publié dans #Elections

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Publié le 17 Novembre 2006

NATIONAL : Vendredi à 01h30, Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, annonce les résultats du vote pour l’investiture socialiste à l’élection présidentielle. Ces résultats concernent uniquement les fédérations métropolitaines. Ségolène Royal remporte 106 839 voix soit 60,62 % des suffrages, Dominique Strauss-Kahn obtient 36 714 voix soit 20,83 % des suffrages. Laurent Fabius sort troisième de ce scrutin avec 18,54 % des suffrages soit 32 677 voix. Les résultats définitifs seront communiqués dans la journée.

VAL DE MARNE : 83% de participation ; Ségolène Royal 43,8% ; Dominique Strauss-Khan 37,8% ; Laurent Fabius 17,8% ; (Blancs ou nuls 0,6%)

GENTILLY : 83% de participation ;  Dominique Strauss-Khan 62,1% ; Ségolène Royal 34,5% ; Laurent Fabius 3,4%

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Rédigé par ps-gentilly

Publié dans #Parti Socialiste

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Publié le 12 Novembre 2006

Dans le texte qui suit, notamment dans les premiers paragraphes, je ne cherche pas à présenter les convictions et le projet présidentiel de DSK, j'évoque quelques thèmes qui me paraissent importants en donnant une opinion personnelle qui n'engage que moi et qui n'est pas nécessairement celle de DSK. Par exemple, je suis sceptique sur l'Europe sociale, du moins telle que nous l'entendons généralement au Parti socialiste, mais peut-être DSK, sans en faire un préalable, estime-t'il qu'il pourra entraîner ses homologues chefs d'État sur la voie de l'harmonisation sociale? Ce texte n'exprime pas non plus l'opinion de la section socialiste de Gentilly qui se partage entre pro-DSK et pro-Ségolène mais qui se rassemblera derrière le candidat du Parti Socialiste quel(le) qu'il (elle) soit.


Chers camarades,

J'ai le sentiment que nous vivons un moment extrêmement important. Les élections de 2007 seront déterminantes car le président élu et sa majorité ne pourront éviter des choix décisifs.

Le vieillissement de la population (qui est en soit une bonne nouvelle puisqu'il résulte de l'allongement de la durée de vie) mettra une pression maximale sur notre système de protection sociale. La génération des baby-boomers parvient à l'âge de la retraite. Les dépenses de santé pour le 3ème et le 4ème âge vont continuer à augmenter. Les actifs sur qui reposeront ces charges seront peu nombreux. Ils hériteront d'une dette publique considérable qui n'a pas eu pour contrepartie des investissements suffisants dans l'avenir (éducation, recherche, infrastructures) et donc n'a pas créée les moyens de son remboursement. Les solutions passent nécessairement par la combinaison d'un recul de l'âge de la retraite, d'une diminution des pensions et d'une augmentation des cotisations des actifs. Choisir exclusivement le dernier levier semble être la tentation d'une partie d'entre nous, le plus souvent en laissant croire qu'il suffira d'augmenter des taxes qui ne pèsent que sur les plus riches ou sur le capital. Revenir sur les baisses d'impôts de ces dernières années favorables aux plus riches sera nécessaire, au moins autant par souci de justice sociale que pour financer des transferts intergénérationnels. Mais cela ne fera pas le compte, les gros revenus ne sont pas si nombreux. Taxer plus lourdement les profits n'est pas si facile dans une économie (heureusement) ouverte comme l'est celle de la France. Cela peut s'envisager notamment en concertation avec nos partenaires européens qui rencontrent souvent les mêmes problèmes. Mais la capacité de négociation de la France est indéniablement réduite après le rejet d'un traité pourtant largement inspiré par elle. Je reviendrais sur ce point. Pour ce qui est du financement de la protection sociale, il incombera au futur Président d'expliquer puis d'assumer des réformes qui ne feront pas que des gagnants : réforme des régimes spéciaux, recul de l'âge de la retraite auquel n'échapperaient que ceux qui exercent les métiers les plus pénibles, plafonnement des pensions. On ne reviendra que marginalement sur les réformes Balladur (désindexation des pensions) et Fillon, qui n'ont réglé qu'un tiers du problème. Ou alors nous ne resterons pas longtemps au pouvoir car les français, une fois que la réalité nous aura rattrapé, ne pardonneront pas la mise en faillite de leur système de protection sociale.
Donc dire la vérité aujourd'hui, être courageux une fois élu.

La relance européenne ne se fera pas sur la base de l'Europe sociale rêvée par les socialistes français, il faut se réveiller. Retrouver la confiance de nos partenaires européens ne sera pas facile et nous n'obtiendrons pas d'eux un alignement sur des positions que souvent même les gouvernements de gauche ne partagent pas. Si encore nous étions sincères, mais reconnaissons le, quand par exemple nous demandons un salaire minimum européen, nous ne cherchons pas à améliorer le sort des ouvriers Polonais mais plutôt à réduire la compétitivité de l'industrie de leur pays. Pour le moment appliquons le principe de subsidiarité en laissant l'essentiel des questions sociales dans la compétence des États. On peut espérer quelques avancées mais dans les années qui viennent il sera déjà très bien d'obtenir celles que comportait le traité constitutionnel. Cela ne signifie pas que la question sociale doit être laissée de côté mais qu'on doit à mon avis d'abord avancer au niveau national, en cessant d'utiliser l'Union comme bouc émissaire de nos échecs. Rappelons toutefois qu'une très grande partie des avancées dans la législation française en matière de droit du travail ou de protection de l'environnement, proviennent de la transposition de directives européennes. L'Europe c'est déjà notre quotidien. Cette Europe « par le preuve » ne suffit pas. Pour aller plus loin (par exemple vers une fiscalité environnementale européenne) l'Union doit se doter d'une architecture institutionnelle adaptée à sa taille (bientôt 27 pays) et qui la fasse sortir de sa paralysie actuelle. Un nouveau Président devra être parfaitement préparé à saisir l'opportunité d'une relance franco-allemande qu'offre le calendrier avec la présidence allemande puis française de l'Union.
Le prochain Président devra aussi ne plus laisser croire aux Français que l'Union sera une France en plus grand, en faire des Européens.

Nous devons nous défaire de l'idée selon laquelle pour restaurer les services publics en France il suffira de déverser un peu plus d'argent. Je prendrais l'exemple de l'enseignement supérieur. Bien sûr nous devons élever nos dépenses qui dans ce cas (ce qui n'est pas vrai de l'enseignement secondaire par contre) sont insuffisantes par rapport à celles de beaucoup d'autres pays industrialisés, mais tout observateur lucide du système de formation supérieur français et particulièrement de son système universitaire sait que sans réforme en profondeur ces nouvelles dépenses seront inutiles. Donnons d'abord une large autonomie des universités, concentrons nos moyens pour avoir des universités et des laboratoires d'excellence, créons des systèmes d'incitation efficaces, permettons aux chercheurs expatriés de revenir dans de bonnes conditions, facilitons les partenariats avec le privé, etc. Même si la réforme est conçu dans le dialogue avec les chercheurs, faire bouger l'université déplaira, en particulier dans nos rangs, pourtant nous n'avons pas le choix si nous voulons garder l'avance scientifique et technologique qui justifie notre niveau de vie.

De même, tant que nous nous contentons de dire que pour faire face à l'urgence environnementale et énergétique il suffira de planter quelques éoliennes ici, baisser la TVA sur les chauffe-eau solaires par là, ou faucher quelques champs d'OGM ailleurs, nous maintiendrons les français dans l'illusion d'une transition indolore vers une société durable et une économie sobre. Là encore réveillons nous ! La principale mesure que nous devrons prendre si nous sommes conséquents consiste en une taxation toujours croissante sur la consommation d'énergie (pour les sources diffuses d'emissions de gaz à effet de serre, au niveau industriel on peut procéder par quotas négociables ou par la norme). Cela doit pouvoir être compris si on explique bien que l'option de l'inertie est suicidaire et qu'on accompagne ces nouvelles taxes d'une baisse d'autres pans de la fiscalité (sur le travail par exemple). Mais quand je vois que la réaction spontanée à la panne électrique récente en Europe est plus souvent la dénonciation de la libéralisation imposée par Bruxelles et de l'insuffisance des capacités qui ne suivent pas une demande évidemment toujours croissante, plutôt que l'appel à des économies d'énergie, je me dis qu'un gouvernement authentiquement écologiste aura fort à faire. L'urgence environnementale impose rien de moins qu'un effort de même ampleur que celui consenti pour reconstruire le pays après la seconde guerre mondiale. Pour le moment le discours écologiste est consensuel, quand arrivera le moment de passer aux actes il n'en sera plus ainsi. Et ce n'est pas seulement des lobbies industriels ou agricoles qui feront obstacle. C'est l'ensemble de nos concitoyens qu'il reste à convaincre que des efforts valent la peine d'être fait puisqu'ils nous conduisent vers une société plus humaine, en tout cas une société que nous choisissons de construire plutôt que vers celle qui résulterait de la destruction des équilibres planétaires.

Le moment est mal choisi pour la démocratie d'opinion. Quand les sondages diront que les français ne veulent pas payer le coût du système de protection sociale dont il n'entendent pourtant pas toucher un cheveu, quand les sondages montreront que les français n'acceptent pas de payer plusieurs fois plus cher leurs voyages en avion et le plein de leur voiture mais ne supportent plus les coupures de courant et les étés caniculaires à répétition, préserver l'intérêt collectif sera parfois coûteux en popularité.
L'opinion, si elle est autre chose qu'une construction médiatico-politique, est versatile et ses attentes sont contradictoires.
Ne prenons pas le risque d'accentuer la suspicion qui touche les politiques. Attention aux propositions mal ficelées et aux mots utilisés pour les énoncer. Les « jurys populaires » chargés d'une « surveillance » des élus, la dénonciation de la « peur du peuple » chez ceux qui ne partageraient pas ces propositions, tout cela risque d'accentuer la crise politique. Cherchons d'abord à améliorer la démocratie représentative en insufflant plus de diversité, de renouvellement, de transparence et de responsabilité (mandat unique, statut de l'élu, renforcement des pouvoirs du Parlement). Cela n'est pas contradictoire avec une reflexion des modalités de la démocratie participative.

DSK nous propose d'assumer enfin la social-démocratie. De cesser d'être complexés par rapport aux révolutionnaires de salon soi-disant à notre gauche qui n'ont jamais obtenu d'avancées sociales trop occupés qu'ils sont à préparer la rupture avec le capitalisme. La social-démocratie c'est mettre en oeuvre la démocratie pour favoriser l'émergence de consensus ou de compromis sur des réformes pour plus de justice sociale. C'est favoriser l'approche contractuelle, le dialogue avec des partenaires sociaux acteurs du changement. C'est ne nier ni les contradictions et les dangers du système capitaliste, ni son efficacité. C'est utiliser de manière pragmatique cette efficacité (oui, les prix sont souvent des signaux indispensables pour indiquer la rareté des biens et services et par suite mieux affecter les ressources ; non, la recherche du profit n'est pas nécessairement antisociale). C'est proposer les régulations adéquates quand, et c'est le cas le plus fréquent, le marché ne conduit pas à l'optimum social. C'est ne jamais refuser un pas en avant sous prétexte que l'objectif ultime n'est pas complètement atteint. C'est évaluer l'efficacité de l'action publique, connaître et s'inspirer des expériences réussies à l'étranger.

DSK veut renouveler en profondeur notre action en faveur de l'égalité, en ne se contentant pas de réparer par la répartition mais aussi et surtout en luttant contre les inégalités à la racine. D'où l'accent mis sur la petite enfance, sur la concentration du capital public sur ceux qui manquent de capital social (une classe de 30 à Neuilly ce n'est pas un problème, à Sarcelles les recherches récentes tendent à montrer que c'est deux fois trop). Plutôt que de supprimer la carte scolaire, DSK propose de lier les moyens des établissements aux situations des familles de telle sorte que les établissements accueillant majoritairement des enfants de milieux plus aisés libèrent des moyens pour ceux qui accueillent des enfants de familles en difficulté. Ces moyens devraient pouvoir être utilisés pour renforcer et stabiliser l'encadrement des élèves, ce qui suppose sans doute de donner plus de pouvoir aux chefs d'établissement.
La proposition de capital de départ pour les jeunes, qui pourrait être financée par prélèvement sur les héritages, permettrait d'accélérer les transferts intergénérationnels en en faisant bénéficier aussi ceux qui n'ont pas eu la chance de naître dans des familles disposant d'un patrimoine important.

DSK met la question économique et sociale au centre, parce qu'elle commande tout. Le fameux ordre juste de Ségolène Royal sera atteint plus sûrement en luttant enfin contre les discriminations de fait et la précarité qu'en proclamant un attachement à des valeurs.
En 1997 Chirac a dissout l'Assemblée car la situation budgétaire apparaissait critique et l'entrée dans l'Euro compromise. DSK a fait ses preuves comme ministre de l'économie en restaurant la confiance et en présidant à la période la plus riche en création d'emplois que la France ait connu dans les trente dernières années. Il est vrai que l'économie mondiale était bien orientée entre 1998 et 2000 mais il faut retenir que la France est parvenue à surpasser ses partenaires, ce qu'elle est bien en peine de faire depuis. Le pragmatisme de DSK est nécessaire pour réformer l'État et la société dans son ensemble. Sans le dogmatisme qui nous conduirait par exemple à rendre prioritaire une renationalisation coûteuse de GDF. Le projet socialiste est impossible à financer sans une croissance forte, dont il reste à dire comment on l'obtient (en la découplant par ailleurs de la croissance de la consommation d'énergie?), n'alourdissons pas la barque inutilement (les missions de service publics ne sont pas réservées aux entreprises 100% publiques, les scandinaves le prouvent tous les jours).

DSK est moins haut que Ségolène Royal dans les sondages (auprès des sympatisants et non des militants) mais d'une part l'écart se resserre au fur et à mesure que les français prennent connaissance de la force et de la cohérence de la candidature de DSK et surtout, si l'on devait se fier aux sondages (6 mois avant l'élection) plutôt que VGE, Mitterrand et Chirac deux fois, c'est successivement Chaban Delmas, Rocard, Balladur et Jospin qui auraient été élus. Si DSK ou même Fabius est investi, très vite il concurrencera Sarkozy dans les sondages... mais ce ne sera pas gagné pour autant ! Il faut se réjouir qu'une socialiste soit populaire mais il serait absurde de baser notre choix principalement sur ce critère.

DSK mobilise autour de lui une équipe cohérente et soudée ainsi que des soutiens qui l'ont rejoint sur la base de convictions (Rocard, Badinter, Tasca, Bockel, Moscovici, Huchon, Trautmann et notre député, maire de Cachan, Jean-Yves Le Bouillonnec). J'ai plus de doute sur l'attelage improbable entre Montebourg, Ayrault, Dray, Frêche, Mauroy et Lang autour de Ségolène Royal. L'hétérogénéité des soutiens de Ségolène Royal fait écho au malentendu qui, je le crains, explique une partie de sa popularité : en ne dessinant pas un projet d'ensemble mais en procédant par petites touches qui sont souvent autant de coups de canifs dans le projet socialiste (militarisation de l'encadrement des délinquants, mise en cause des 35h, jurys populaires) elle laisse croire à des personnes très différentes qu'elle pourrait incarner leurs idées. Certains la voient blairiste, d'autres la situent à la gauche du parti socialiste. Il pourrait y avoir beaucoup de déception de part et d'autre!
Il y a peut être plus de cohérence dans l'équipe de Fabius mais j'ai plus que des réserves sur des personnalités comme Mélenchon ou Généreux par exemple, mauvais souvenir de la campagne référendaire (indépendamment du résultat du vote qui s'impose à nous bien sûr) menée par des socialistes contre leur propre parti sans doute...

DSK me semble le mieux à même de faire face au libéral-bonapartisme du chantre de la rupture qu'est Sarkozy qui, s'il séduit beaucoup d'électeurs, en effraie aussi un grand nombre y compris dans son camp. DSK est respecté, il rassure, ce qui est important dans une période troublée, je crois qu'il peut mieux que ses concurrents rassembler la gauche puis les français autour d'un projet collectif. Ses qualités d'orateur et de débatteur sont connues.

Bien sûr chacun de nos trois candidats dispose d'atouts. Laurent Fabius a une grande expérience du pouvoir. Ségolène Royal a parfaitement mené la précampagne électorale qui l'a conduite à aborder le débat d'investiture dans une position de favorite, elle a pour cela montré une capacité d'écoute qui est précieuse. Elle partage je crois beaucoup des convictions sociales-démocrates de DSK. Qu'une socialiste soit la première Présidente de la République française n'est pas sans attrait. Mais l'incertitude me semble trop grande, l'ambiguïté, le caractère approximatif et apparemment improvisé de certaines de ses prises de position l'empêchent d'inspirer la même confiance que DSK quant à son niveau de préparation à l'exercice de la fonction présidentielle dans une époque mouvementée. Il nous faut, je crois, évaluer les candidatures sans indulgence parce que le droite n'en aura pas dans la campagne à venir mais surtout parce qu'il s'agit de choisir un Président pour la France.

DSK possède la cohérence intellectuelle, la force d'innovation et le pragmatisme nécessaires. Sa grande expérience des affaires européennes lui permettra de rétablir rapidement la France dans son rôle de moteur de la construction européenne. Il est à même de fixer un cap pour la France et d'entraîner nos concitoyens derrière lui. C'est pour cela que je voterai pour lui.

Guillaume

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Rédigé par Guillaume

Publié dans #Opinions

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Publié le 10 Novembre 2006

Jean-Marc Jancovici nous a envoyé le support de sa conférence à Gentilly le 17 octobre. Le document power-point est ICI
Jancovici est autour de Nicolas Hulot l'un des instigateur du Pacte Ecologique que vous pouvez signer ici, notamment pour promouvoir l'idée d'une taxe carbone.

Sur le rapport Stern et les façon dont il pourrait relancer les politiques pour faire face au changement climatique lire cet article de Patrick Criqui.

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Rédigé par ps-gentilly

Publié dans #Développement durable

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Publié le 7 Novembre 2006

Voici la tribune du groupe socialistes et apparentés dans le dernier bulletin municipal (VAG) :

Dans le numéro de juin dernier, nous avons donné nos propositions sur le diagnostic et les orientations du Plan Local d’Urbanisme, qui doit permettre d’enclencher les initiatives tant sur le plan du logement, de l’activité économique et de l’emploi que de l’environnement.
Le 19 septembre dernier, après examen de l’ensemble du règlement qui doit concrétiser les grandes orientations, le dossier du PLU a été arrêté pour consultation par divers organismes et enquête publique. Il sera définitivement soumis au vote en mars 2007. Malgré les points d’accord (projets de développement prévus rues P.V.Couturier, G.Péri et en Centre ville), face aux insuffisances de ce règlement, notre groupe a choisi de s’abstenir et de mettre à profit le délai jusqu’au vote de mars prochain.

Pour le quartier du Chaperon Vert, l’ORU (Opération de Rénovation Urbaine) fait office de PLU. Nous ne sommes pas les ennemis des vieilles pierres comme nous en accuse l’opposition de droite, nous ne souhaitons pas non plus renoncer à l’habitat social comme on a pu l’entendre et le lire. Au contraire, c’est parce que nous sommes ambitieux pour ce quartier que nous contestons le projet actuel, qui ne comporte aucune véritable restructuration. L’impossibilité de réhabiliter les deux bâtiments de 10 étages implique dans les prochaines années et progressivement de reconstruire (les financements de l'ORU sont accordés sur une durée de 5 ans, une fois le dossier retenu), comme prévu sur Arcueil et effectué au 162. Il faut donner à l'avenue Lénine un rôle majeur nord-sud permettant, à l’intersection avec le nouvel axe ouest-est, une nouvelle centralité. Celle-ci inclurait les terrains du stade mixant logements sociaux, intermédiaires, étudiants et accessions à la propriété, ainsi que commerces et activités. Le projet de l’ORU doit amorcer dès maintenant cette restructuration.
De la même manière il convient d’amorcer le désenclavement du quartier Victor Hugo en précisant sa future traversée.

En ce qui concerne les zones pavillonnaires, un COS de 1,2 (rapport des surfaces construites à la surface des parcelles) risquerait de favoriser la construction de petits immeubles plutôt que de pavillons, nous proposons un COS de 1 augmenté à 1,2 sous condition de dispositions environnementales (voir ci-dessous). Le tracé des zones pavillonnaires est à revoir Villa Rémond, rues Kleynhoff et Blanqui.
Le COS n’étant pas conservé dans le reste de la commune, le nouveau règlement, en fixant l’emprise au sol jusqu’à 70% du terrain, au lieu de 50% actuellement, ouvre la porte à une densification très forte. Si certaines zones peuvent être densifiées (Centre Ville, PVC, Péri…) pour d’autres, il convient de tenir compte des volumétries existantes. Autoriser, hors zones pavillonnaires, 21m de hauteur partout ne nous paraît pas souhaitable.
Si on parle beaucoup de développement durable, nous ne voyons pas comment le règlement, qui propose comme incitation aux efforts pour l’environnement une augmentation de 1,5 m de la hauteur des constructions, permettra d’atteindre les objectifs suivants : économies d’énergie, utilisation d’énergies renouvelables (solaire, géothermie... ), espaces verts et récupération des eaux pluviales (terrasses plantées…). Mettons en place des incitations efficaces comme l’augmentation du droit à construire sous condition d’efforts conséquents et contrôlés. Les constructeurs sociaux et territoriaux doivent par ailleurs être exemplaires.
Le développement durable a aussi un volet social : la mixité et la diversité sociales doivent être introduites par principe dans toute opération, publique ou privée.

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Rédigé par ps-gentilly

Publié dans #Politique locale

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Publié le 3 Novembre 2006

Pas sûr...

Regardez ce graphique qui compare les cotes de popularité (tns-sofres) de quelques candidats (officiels ou non) dans les deux années précédent le scrutin présidentiel.

Fin octobre 1994 Jospin était à peine plus populaire que Fabius aujourd'hui. Le même Jospin en novembre 2001 ou Balladur en novembre 1994 avaient à peu près la même popularité que Sarkozy ou Ségolène Royal aujourd'hui. On sait le sort électoral de Jospin 2002 ou de Balladur 1995, quant à Jospin 1995 même s'il n'a pas été élu Président , contre toute attente il est arrivé en tête du premier tour et n'a pas démérité au second.

La popularité sanctionne en général les victoires ou défaites électorales plutôt qu'elle ne les anticipe comme je le notais dans un post précédent.

La percée de DSK est remarquable car elle intervient avant même son investiture par le PS, une fois celle-ci acquise on peut penser que Dominique dépassera les 50% (c'est déjà le cas dans l'électorat de Gauche). Mais il restera de long mois avant l'élection, garder la confiance des français si longtemps ne sera pas aisée. Bon, ne vendons pas la peau de l'ours, peut-être Laurent sera-t-il investi et disposera d'une marge de progression encore plus intéressante, voire même Ségolène gagnera-t-elle, cette fois avec moins de potentiel de progression!

Je jugeais il y a quelques semaines improbable une percée des concurrents de Ségolène Royal, la campagne a visiblement déjà fait bouger l'opinion publique, en particulier les débats télévisés (le dernier sondage tns-sofres est intervenu après le second débat mais avant le meeting du Zénith). On verifiera le 16 novembre (en rappelant que les militants ne sont pas sondés et qu'eux seuls décideront) mais je ne serai pas mécontent de m'être trompé.

 

 

 

 

Sur cet autre graphique ci-dessus apparaissent d'autres candidats (ou ex- ou futur candidats). Même Sarkozy n'a pas partie gagnée dans son camp. Villepin récupère bien des effets du CPE. Bayrou atteint un niveau de popularité qu'il n'avait pas connu depuis 2002 (popularité qui ne s'était pas traduite par un score exceptionnel).

 

 
Quant à celui qui n'a même pas besoin de faire campagne pour engranger les voix, il est aujourd'hui très au dessus de son niveau d'octobre 2001 mais seulement deux points au dessus de celui d'octobre 1994. Il faudra scruter la tendance de Le Pen 2007 (graphique ci-dessus). A noter que si pour les personnalités politiques des partis de gouvernement la popularité (le souhait de voir la personne jouer un rôle important dans l'avenir) n'a pas automatiquement de traduction électorale, pour Le Pen qu'on imagine pas appartenir à un gouvernement autre que le sien, l'équation popularité = intention de vote est plus crédible. Une hypothèse toutefois : parfois il pourrait s'agir de menaces de votes plus que d'intentions de vote.

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Rédigé par Guillaume

Publié dans #Elections

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