Publié le 28 Mars 2007

Le ministère de l'intérieur a publié les chiffres du nombre d'inscrits sur les listes électorales pour les présidentielles ainsi que leur évolution depuis l'année dernière. C'est l'occasion de vérifier l'impact des campagnes d'appel à l'inscription (celles de personnalités comme Thuram ou Djamel mais aussi celle de la section de Gentilly !).
Le nombre d'inscrits est proche de 44 millions, en hausse de 4,2%. Cette hausse est très significative mais n’est pas inédite pour une année d'élection présidentielle (mars de l'année N-1 à mars de l'année N), on enregistrait en effet précédemment +2,3% en 2002, +2,1% en 1995, +1,9% en 1988 et +3,7% en 1981.
Si on regarde les évolutions non plus sur les 12 mois précédents l’élection mais d’un scrutin à l'autre on confirme cependant la spécificité de 2007. On a en effet les croissances suivantes : 2007/2002 +6,7% ; 2002/1995 +3% ; 1995/1988 +4,7% ; 1988/1981 +4,9% ; 1981/1974 +18,9%. Ce dernier chiffre est spectaculaire mais s'explique par le passage de la majorité électorale de 21 à 18 ans pendant la période. Si on l'exclu on a bien une hausse pour cette année nettement supérieure à celles enregistrées habituellement. Cela alors même que nous sommes passés du septennat au quinquennat et surtout que les jeunes électeurs (sans doutes une grande partie des nouveaux inscrits) de 2007 appartiennent à des classes d'ages (entre 1984 et 1989) plutôt moins nombreuses que précédemment (dernières vagues de baby-boomers jusqu'à l'élection de 1988 voire 1995).
L'inscription automatique des jeunes a du jouer un rôle. Mais sans nul doute la mobilisation civique, notamment dans les banlieues également. Des villes comme Nanterre, Saint-Denis ou Clichy-sous-bois enregistrent des progressions importantes.
On comprend mieux la hausse des inscriptions quand on analyse les chiffres par département (voir la carte ci-dessous, source Les Echos).
Les taux de croissance des inscriptions (de 2006 à 2007, mais cela doit être une bonne approximation pour 2002 à 2007) sont les plus forts en région parisienne (26% des nouveaux inscrits pour 15% du total des inscrits). L’Ile-de-France, le Rhône et les Bouches-du-Rhône concentrent plus d’un tiers des nouveaux inscrits. De manière générale les départements les plus urbanisés enregistrent les plus fortes progressions.
Ces chiffres peuvent être croisés avec les données démographiques de l’INSEE. Des tableaux des populations par classe d’age de 5 ans permettent d’évaluer la population en âge de voter en 2007 (on prend les plus de 15 ans en 2004).
On peut alors expliquer près de 85% des écarts de croissance du nombre d’inscrits entre départements métropolitains.
La première variable explicative est évidemment l'accroissement démograhique.
En moyenne 10 habitants en âge de voter en plus dans un département font 4 inscrits supplémentaires.
L’autre variable déterminante est le taux de non inscrits : un taux d’inscription inférieur de 10% dans un département se traduit par une croissance des inscriptions supérieure de 1,5 points de pourcentages. Bien sûr les départements ayant fait le plein des inscrits (certains dépassent 100%, on y reviendra !) ne peuvent plus progresser que par accroissement démographique. A contrario des départements comme Paris ou la Seine Saint-Denis avec environ un tiers de non inscrits ont des réserves importantes, qui permettent à Paris d’afficher une croissance des inscrits de près de 10% malgré une très faible hausse de sa population en âge de voter (environ 1%).
Une part des nouvelles inscriptions dans les départements urbains (les villes et périphéries des grandes agglomérations) est sans doutes liée au transfert d’inscription d’habitants qui demeuraient jusqu’alors inscrits dans leur région d’origine. Les départements de l’Ouest et des Alpes ont souvent presque autant voire plus d’inscrits que d’habitants en âge de voter (Vendée, Hautes-Alpes, Landes, Alpes-de-Haute-Provence et Morbihan se distinguent particulièrement). Certains départements « périphériques » sans doutes moins attractifs ont des taux d’inscription relativement bas. On ne les citera pas mais ils se trouvent souvent dans le Nord-Est et le Centre.
Les deux facteurs explicatifs des inscriptions ne permettent évidemment pas d’expliquer la totalité des nouvelles inscriptions. Ainsi Paris (+10%) et les Hautes-Alpes (+6%) enregistrent des progressions supérieures d’environ 2 points de pourcentage aux « prévisions » du modèle. Au contraire, le modèle sur-estime d’environ 1,5 points de pourcentage la croissance des inscriptions pour le Haut-Rhin (+2%) et le Bas-Rhin (+3%) suivis de la Lozère (+1%).
 
Il ne semble pas y avoir de relation entre la couleur politique des départements (en considérant les résultats de 2002) et l’évolution des inscriptions. Mais évidemment les nouveaux inscrits sont une population spécifique, plus jeune et plus urbaine. Donc a priori plus favorable à la Gauche et moins favorable au FN.
 
 
Pour finir un point sur Gentilly :
Avec 1122 inscrits supplémentaires depuis 2005 (+13%) Gentilly se rapproche des 10 000 inscrits, chiffre atteint avant 1989 c'est-à-dire avant qu’un grand nettoyage des listes électorales ait eu lieu (suite à la loi Joxe de 1990 et après qu'un certain nombre d'irrégularités aient été mises en évidence à l’époque par le PS…).
Le bureau Pierre Curie (cité du 162 Gabriel Péri et zone pavillonnaire avoisinante) se distingue avec une progression de plus de 30%. Suivent des bureaux du centre ville et du Plateau (environ +20%). Le bureau Mairie salle des fêtes (quartier Frileuse pour l’essentiel) ne progresse que de 3% environ. Impossible pour le moment d’évaluer l’impact de la démographie dans ces progressions mais il ne fait pas de doutes que la progression enregistrée dépasse largement l’augmentation de la population. Bienvenue aux nouveaux électeurs !

Voir les commentaires

Rédigé par Guillaume

Publié dans #Elections

Repost 0

Publié le 25 Mars 2007

Mon projet pour l’Afrique, par Ségolène Royal

L'Afrique, dans l'extrême diversité des situations qui la caractérise, est en pleine mutation. Le parallèle avec la politique africaine de la France, figée dans une coupable immobilité n'en est que plus cruel. Cela doit changer dès 2007. Depuis bientôt cinq ans, la droite française est en effet à l'origine de désordres sans précédent sur le continent africain. La conception de la Présidence de la République de Jacques Chirac y est pour beaucoup. En privilégiant systématiquement les amitiés personnelles au détriment de l'intérêt général, la pratique présidentielle a terni l'image de notre pays, qui se trouve associé dans l'esprit des Africaines et des Africains aux régimes les plus contestables du continent. La France doit à nouveau porter en Afrique un message de démocratie, de solidarité, de paix et de défense des droits de la personne humaine, sans qu'il soit possible d'opposer à cette ambition la réalité des interventions de notre pays. De ce point de vue, les récentes déclarations du candidat de l'UMP qui s'inscrivent sans retenue, dans les mêmes réseaux que le Président Jacques Chirac, ne sont pas de nature à rassurer nos concitoyens qui souhaitent que notre pays demeure fidèle à ses valeurs de solidarité internationale, de promotion de la démocratie et de consolidation de l'Etat de droit.

Les Africains sont malheureusement les premières victimes de cette politique de la « Françafrique ». La multiplication des interventions militaires improvisées au profit de régimes réputés amis au Tchad ou en Centrafrique, nous détourne des objectifs de développement qui devraient être prioritaires. Faute d'avoir incité les régimes les plus fermes à s'engager dans la voie de la démocratisation et du respect des droits humains, nous nous trouvons réduits à intervenir militairement dans la précipitation pour éviter des prises de pouvoir par la force. Mais c'est en amont que nous aurions dû agir pour favoriser le dialogue politique et la participation de l'opposition et de la société civile africaine au jeu démocratique. D'une part, les termes de nos accords de défense et de coopération militaire avec plusieurs pays africains devront être clarifiés et si besoin renégociés. Notre politique étrangère doit être conduite dans la transparence. Je propose donc que nos accords de coopération, et notamment nos accords de défense et de coopération militaire soient examinés par le Parlement. Il s'agit d'un engagement nouveau mais nécessaire. Les citoyens français ont le droit d'être informés des buts poursuivis par nos programmes de coopération et des raisons de l'engagement de nos forces armées sur le continent africain. Je propose qu'un débat à l'Assemblée nationale soit obligatoire en cas d'intervention armée dans un conflit sur le continent africain. Il faudra aller au-delà et je retiens votre proposition de mettre en place une délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales. Cette délégation permettra non seulement de mettre en débat les grandes orientations de la politique de coopération, elle devra aussi contribuer à clarifier le rôle des différents acteurs engagés dans la coopération : services publics, collectivités locales, entreprises et ONG.

D'autre part, notre coopération devra faire des efforts particuliers pour consolider la société civile africaine et renforcer les mécanismes contribuant à l'émergence de la démocratie. À l'évidence, les ONG françaises et européennes ont un rôle particulier à jouer dans ce domaine. Je souhaite que nous développions une ligne de programme spécifique accessible aux ONG françaises et à la société civile africaine, en valorisant les enseignements du programme Démocratie et droits de l'Homme mis en œuvre par l'Union européenne, programme avec lequel nous gagnerions à développer des synergies. Cet aggiornamento politique me semble constituer la première étape de la rénovation de notre politique en direction de l’Afrique. Mais nous devons aussi innover pour accompagner le continent sur la voie d'un développement durable. La pauvreté reste endémique. L'espérance de vie régresse dans les pays frappés par le sida et le paludisme. La croissance urbaine crée de graves déséquilibres. La condition des femmes est trop souvent bafouée. Je voudrais suggérer ici plusieurs pistes d'action.

Nous devons veiller à préserver nos capacités des pays africains à vivre de l'exploitation durable des ressources dont ils bénéficient sur leur territoire. Il n'est pas acceptable que certaines entreprises. dont certaines ont leur siège en France, procèdent à un véritable pillage de ces ressources en privant les Africains des plus values qui permettraient le décollage économique. Il est encore plus préoccupant de constater que le pillage de ces ressources, en appauvrissant les populations, force certains à l'émigration vers l'Europe. Il serait plus intéressant d'éviter ces pillages et d'encourager l'économie locale au bénéfice de populations qui, dès lors, préféreraient vivre et prospérer dans leur propre pays.

Nous devons plus généralement encourager voire contraindre les entreprises à s'engager sur une éthique de responsabilité sociale et environnementale en veillant a minima qu'elles respectent les codes de conduites édictés par exemple par l'OCDE. A ce titre, je soutiens l'initiative « Publiez ce que vous payez » qui propose d'imposer aux industries extractives de rendre publiques les sommes versées aux Etats pour l`exploitation de leurs ressources naturelles. Les citoyens africains ont le droit de savoir ce que leurs gouvernements perçoivent des compagnies étrangères et les consommateurs français doivent pouvoir s'assurer que l'essence qu'ils achètent n'entretient pas un régime despotique. Nos pratiques doivent évoluer: la transparence, c'est la modernité, l'opacité actuelle l'archaïsme. La première condition du développement est de ne pas gâcher les atouts humains dont un pays dispose. Je constate que les pays qui investissent le plus dans l'éducation. en particulier celle des jeunes filles et qui respectent le plus les droits des femmes sont aussi ceux qui réussissent le mieux.

Pensons au rôle qu'ont pu jouer les femmes dans l'émergence de pays tels que le Cap Vert, la Tunisie ou l'Afrique du Sud… L'éducation joue aussi un rôle clé pour la prévention de la diffusion des pandémies. Enfin, l'amélioration de la condition des femmes africaines passe par le soutien aux mouvements qui luttent contre l'excision, pour le droit des femmes à maîtriser leur corps et leur fécondité, ainsi que par le renforcement de la participation des femmes à la représentation politique. Pour valoriser les atouts humains de l'Afrique il convient aussi de préserver la santé des populations africaines. Le sida entraîne de terribles régressions. Les exemples sont nombreux en Afrique australe: en Zambie, l'espérance de vie a ainsi régressé de dix ans dans les dix dernières années.

Les pays en développement ont obtenu à Doha le droit de copier ou d'importer des médicaments génériques pour leur politique de santé publique, mais, de facto, ils ne peuvent utiliser ce droit, en raison des mécanismes juridiques très contraignants qui ont été fixés sous la pression des laboratoires pharmaceutiques. Ces obstacles doivent être levés et la France doit s'engager à soutenir effectivement l'accès aux médicaments des pays pauvres. Mais les médicaments seuls ne peuvent suffire. Sans médecins pour les dispenser, sans réseaux de santé, ils n'atteindront pas les malades et l'on ne pourra endiguer l'épidémie de sida. De ce point de vue, comment ne pas être alarmé par l'extraordinaire proportion de médecins formés en Afrique qui exercent en Europe. Cette proportion atteint 30% dans certains pays. Le projet d'immigration choisie défendu par le candidat de l'UMP va aggraver cette tendance et, je le dis avec gravité, contribuer à affaiblir des systèmes de santé déjà fragiles.



Je propose pour ma part d'agir en responsabilité en ne pillant pas les ressources humaines qui sont vitales pour ces pays. Je propose, à l'inverse, de faciliter les allers et retours des médecins d'origine africaine afin qu'ils puissent exercer dans leur pays d'origine et participer à la formation de jeunes médecins tout en conservant des connections en France leur permettant de poursuivre l'approfondissement de leurs compétences. Plus largement, je proposerai de renforcer les moyens affectés à la santé en encourageant la constitution d'un fonds public mondial pour la santé de base.

Une deuxième condition au développement c'est de pouvoir valoriser ses atouts économiques. Cela suppose des moyens importants. Les budgets des États restent lourdement affectés par le remboursement de la dette accumulée dans les années 1980 malgré les premières vagues d'annulations. Il conviendra d'achever ce processus de désendettement.

S'il faut aider les Etats, il faut aussi soutenir les familles. Le micro-crédit est une voie pour permettre aux Africains de financer leurs projets de développement: l'extension des réseaux de micro-crédit dans les campagnes où ils sont encore peu présents doit permettre à de nombreuses familles de sortir de la pauvreté. L'Afrique possède de nombreuses richesses, mais celles-ci sont le plus souvent surexploitées par des groupes étrangers. Il s'agit donc de promouvoir en Afrique des filières d'excellence durable reposant davantage sur les populations. Je pense au coton dont l'Afrique est un producteur de qualité mais qui est déprécié sur les marchés internationaux en raison notamment des subventions américaines: il faudra porter cette question avec plus de force dans le cycle de négociations de l'OMC. Je pense aussi aux énergies renouvelables - et à l'énergie solaire en particulier - qui permettent notamment dans les zones rurales, d'apporter de l'énergie à des coûts raisonnables pour la fourniture de services essentiels. Je pense enfin à la promotion du commerce équitable dont nous devons valoriser les débouchés sur le marché français.

Pour financer ces nouvelles opérations de développement durable, il est avant toute chose nécessaire d'optimiser l'utilisation des moyens actuels disponibles, pour éviter les gaspillages et nous assurer que les ressources seront mises effectivement à disposition de ceux qui en ont le plus besoin. Comme je l'ai mentionné plus haut, cette optimisation de l'utilisation de l'aide publique passe par la clarification du rôle des différents acteurs et par la recherche de synergies avec les instruments européens.

Je souhaite que notre nouvelle politique de co-développement s'appuie plus directement sur les acteurs de terrains. Dans ce cadre, je propose de rénover nos méthodes de coopération notamment en valorisant davantage le travail des ONG en portant à 5% comme c'est le cas ailleurs en Europe le pourcentage de l’aide française qui sera mise en oeuvre par leur canal. Ne privatisons pas l'aide publique au développement, rationalisons le dispositif français de coopération encore trop éclaté ! Mobilisons davantage la coopération décentralisée, qui permet à des collectivités françaises de collaborer directement avec des collectivités africaines, car, au-delà des transferts d'argent, c'est aussi de capacités d’action autonomes dont les pays africains ont besoin. Mobilisons davantage les migrants et leurs compétences ! Mobilisons les jeunes qui souhaiteront effectuer un service civil à l'étranger ! Dans ce domaine de la coopération, comme dans bien d'autres secteurs, la France devra aussi contribuer à renforcer les politiques européennes pour une solidarité plus efficace et une contribution plus significative au développement durable du continent africain.

Enfin, au delà de cette optimisation des moyens et des politiques, je veux aussi que nous réfléchissions à une taxation des transactions financières pour accroître le financement du développement. Enfin, conformément au projet du PS, nous porterons progressivement le montant de l'aide publique à 0,7% du PlN, pour remplir les engagements internationaux qui ont été trop longtemps bafoués.

Je crois possible de mettre fin au désordre créé par des décennies de politique clientélistes en Afrique, des politiques bien peu responsables au regard des besoins des sociétés africaines et des volontés de solidarité des citoyennes et citoyens français. Pour cela, nous devons être fermes sur la défense des droits de la personne humaine, innovants en matière de développement. Nos objectifs doivent être explicités et nos méthodes transparentes. Ce sont les positions que je défendrai au cours de cette campagne pour rénover la politique de la France aux côtés de l’Afrique. Ce sont les orientations que je mettrai en œuvre si je suis élue.

Voir les commentaires

Rédigé par posté par Jean-Marie

Publié dans #Europe - Monde

Repost 0

Publié le 24 Mars 2007








Voici le texte d'un courriel envoyé par Alexis, militant à Créteil, après la mise en garde à vue d'une directrice d'école qui s'opposait à l'arrestation du grand-père sans papiers d'un écolier :
                                                                                                                                                                                 

Salut vincent et bonjour aux autres qui ne me connaissent pas directement,

 

Je suis scandalisé quand je vois ce qui c’est passé ( cf ce lien) dans une école, une interpellation d’un grand père qui allait chercher ses petits enfants à l’école.

 

Il faut vraiment que les intellectuels se mobilisent, du style organiser une manifestation et y faire adhérer d’autres associations.

Il faut que ça bouge, c’est intolérable de traiter les gens même sans papier de la sorte au mépris de toute les règles de la république et de la dignité, on se croirait à l’époque de vichy, franchement ça me fait peur quand je vois ça.

 

Si tu me rejoins essayons de faire bouger les choses pour agir et protester rapidement contre la politique actuelle. On ne peut pas se contenter de commentaires qui ne font que condamner par écrit ces agissements intolérables, il faut aller plus loin.

 

Quelque soit nos couleurs personnelles, nos implications personnelles dans l’élection présidentielle, je lance un appel pour que tout le monde se mobilisent contre cette montée en puissance de l’intolérance et de l’utilisation démagogique des sans papiers en général, de l’immigration uniquement à des fins électorales.

 

Quand les politiques de tout bord auront le courage de traiter humainement ce sujet (non régularisable/non expusable) en régularisant tout ces personnes qui méritent autant que les autres, le droit d’exister, de vivre, de s’épanouir en France, alors oui je pourrais dire je suis fier d’être français.

 

Oui aujourd’hui, j’ai honte quand je vois ça, je suis révolté et je signe là mon engagement en politique.

 

Je suis moi-même fis de parents espagnol, j’ai la double nationalité, j’ai grandis en France et j’ai eu la chance de bénéficier du système républicain, de faire des études et d’avoir toutes les chances de réussir, je veux me battre pour préserver ce principe et par mes origines, je n’ai pas le droit de refuser aux autres d’avoir la chance que j’ai eu.

 

Je ne veux pas rester sans rien faire et être attentiste, mais seul je ne pourrais pas grand-chose alors si certains d’entre vous se sentent aussi révoltés que moi, alors agissons ensemble.

 

Je suis joignable par téléphone et par mail pour que tout ceux qui veulent organiser avec moi rapidement un mouvement de protestation.

 

J’espère enfin que mon initiative ait de l’échos et qu’elle ne reste pas lettre morte, avec ma petite expérience de militant/sympathisant PS, je me suis souvent interrogé sur le sens de l’engagement politique, aujourd’hui je ne m’interroge plus, j’ai juste envie d’agir de façon concrète.

 

 

Amicalement,

 

Alexis de créteil

Et la suite :

Bonjour à tous,

Ci dessous, pour ceux qui veulent participer à la manifestation de demain, je vous invite à lire l'article cf ce lien.

Comme vous l'avez vu dans mon dernier mail, ce problème a une dimension plus large, à savoir la politique actuelle de représsion à outrance et l'absence de réelle volonté politique pour règler une fois pour toute la situation des sans papiers et l'immigration. Je vous invite à lire le dernier livre de Jacques Attali "La voix humaine" pour une nouvelle sociale démoractie (livre de poche), il donne des chiffres qui montrent clairement que la france avec sa population vieillissante entre autre et l'effet papy-boom aura besoin de plus en plus d'étrangers pour maintenir et préserver notre système de répartition.

Pour finir, je vous propose de coordonner avec d'autres organisations quelqu'elle soit (politique ou associative) une action visant à rassembler rapidement un mouvement de protestation contre la politique actuelle. Profitons des élections pour faire cesser cette pensée unique, fachiste, lepinisante et ramener un maximum de monde à la raison.

En effet, pour moi, se contenter de condamnations des parties politiques n'est pas suffisante face à cette montée en puissance de la descrimination, ne rien faire ou juste se se sentir révolté équivaut à soutenir la politique actuelle. [...]

Voir les commentaires

Rédigé par Alexis

Publié dans #Politique nationale

Repost 0

Publié le 24 Mars 2007

A l’occasion du 50e anniversaire des Traités de Rome, le PSE (Parti Socialiste Européen) et le Parti socialiste vous invitent à une rencontre au cours de laquelle Jacques Delors et Poul Nyrup Rasmussen présenteront le Rapport du PSE “La nouvelle Europe sociale” et le dédicaceront à la fin de la réunion.

Jacques Delors, Poul Nyrup Rasmussen, François Hollande, Bernard Poignant, Pierre Moscovici, Benoît Hamon, Elisabeth Guigou prendront la parole.

Mardi 27 mars 2007 de 14 heures à 17 heures
Maison des Arts et Métiers, 9 bis Avenue d’Iéna 75016 Paris

Et aussi :   Social Europe, trimestriel électronique, est paru… de façon Royal !

       Social Europe vient de publier son numéro de l’hiver 2007 'Social Europe' Journal Winter 2007. A la une, un article sur 'The Royal Way' (la voie Royal). Dans ce dernier numéro, vous trouverez un article de Ségolène Royal,« L’Europe par la preuve », ainsi que le manifeste du chef syndicaliste
allemand Michael Sommer ; un article de Poul Nyrup Rasmussen sur les « Dix principes pour une nouvelle Europe sociale » et le discours du commissaire européen au commerce Peter Mandelson sur « L’Europe et la mondialisation ». Parmi les autres contributions, soulignons la page avec vidéos intégrées sur la nouvelle Europe sociale de Tony Blair, et les articles d’André Sapir, Helle Thorning-Schmidt, Will Hutton, Geoff Hoon et Nina Mitz parmi d’autres.
Le numéro s’achève sur les excellents articles de Jürgen Habermas, Stefan Colligon, David Miliband et Ana Gomes.

Voir les commentaires

Rédigé par Fred H.

Publié dans #Europe - Monde

Repost 0

Publié le 20 Mars 2007

A lire et à faire lire, le commentaire de Maître Eolas sur un argumentaire à l'attention des élus UMP à propos de la justice, enfin l'idée que se fait Sarkozy de la justice : "C'est un fou, il repeint sa peine plancher". (peine plancher pour les multirécidivistes).
Je trouve pour ma part particulièrement inquiétante l'insistance des auteurs de l'argumentaire UMP sur le fait que leurs propositions sont appliquées dans beaucoup d'autres démocraties ... (en fait souvent la liste se limite aux Etats-Unis)....

Voir les commentaires

Rédigé par Guillaume

Publié dans #Politique nationale

Repost 0

Publié le 17 Mars 2007

Une initiative intéressante de nos camarades d'Arcueil

(qui ont remarqué notre opération sur le marché de Gentilly).

En passant, je signale à ceux qui ne l'auraient pas lu un article de Thomas Piketty à faire circuler dans les salles des profs (qu'on dit tentés par Bayrou) : La Présidentielle sur les bancs de l'école.

Débat sur l'éducation avec Claude Roiron, Secrétaire Nationale à l'Education : Mardi 27 Mars, 20h, à Arcueil au Centre Marius Sidobre

Voir les commentaires

Rédigé par Guillaume

Publié dans #Politique nationale

Repost 0

Publié le 17 Mars 2007

Une respiration locale au mileu de la campagne présidentielle. Mais sur un thème qui mériterait d'avoir une place plus importante dans la campagne (Ségolène Royal et le PS font toutefois des efforts notables : voir ici par exemple ici ou ).

Voici le texte que j'ai remis début février au commissaire enquêteur sur le PLU de Gentilly.
Il reprend plusieurs des propositions présentées dans ce blog concernant le développement durable.
L'enquête est en cours et elle a pris du retard. Peut-être les critiques et propositions des socialistes de Gentilly nécessitent-elles une analyse plus poussée de la part du commissaire enquêteur ?


Propositions pour l’incitation à la qualité environnementale de la construction dans le Plan Local d’Urbanisme de Gentilly

Mettre Gentilly sur la voie de la sobriété énergétique et du « Facteur 4 »

Le secteur du bâtiment est responsable de près de la moitié de la consommation d'énergie en France ainsi que d'environ un quart des émissions de gaz à effet de serre, c'est à dire autant que le secteur des transport.

Pour éviter l'accélération du réchauffement climatique il est reconnu que les économies les plus développées devront avoir réduit de 75% leurs émissions de gaz à effet de serre en 2050 (objectif, r connu sous le nom de « facteur 4 »).

La durée de vie d'un logement est d'environ 100 ans. Le renouvellement du parc de logement est lent.

Dès lors les objectifs de sobriété énergétique fixés pour les nouveaux logements doivent être très élevés. La nouvelle réglementation thermique française, la RT2005, applicable depuis 2006, apporte des améliorations importantes (environ 15% d'efforts par rapport à la RT2000) mais encore insuffisantes1.

Par ailleurs, la RT2005 ne donne pas de borne explicite en matière de consommation d'énergie par m² et par an mais propose un calcul en fonction des spécificités du bâtiment. Par exemple avec du chauffage électrique la consommation en kWh pourra être supérieure. Il y a un problème de lisibilité et une difficulté à situer à la réglementation par rapport à celles des pays voisins qui ont adopté des limites explicitement en kWh/m²/an (Allemagne et Suisse notamment).

Il existe d’autres arguments en faveur de normes élevées,  parmi lesquels :

- Le prix élevé des énergies fossiles fait déjà de la construction « basse énergie » un investissement très rentable (en particulier en ce qui concerne l’isolation).

- Pour les professionnel du bâtiment, il est plus motivant de « retrousser ses manches » pour un résultat notablement amélioré plutôt que de changer ses habitudes tous les cinq ans pour faire des sauts de puce2.


Nous proposons donc de promouvoir dès aujourd’hui des constructions « basse consommation » à Gentilly.

On trouvera en annexe des informations quantitatives sur les différentes normes existantes ou en préparation.


Le bonus de COS comme outil incitatif

Les moyens de favoriser la performance énergétique et l'utilisation des énergies renouvelables dans un PLU sont a priori limités. Mais une loi du 13 juillet 2005 stipule que

« Les communes pourront désormais autoriser le dépassement du coefficient d'occupation des sols (COS), dans la limite de 20 % et dans le respect des autres règles du plan local d'urbanisme (PLU), pour les constructions remplissant des critères de performance énergétique ou comportant des équipements de production 'énergie renouvelable ».


Il nous semble important de mettre en oeuvre ce dispositif à Gentilly.


Le bonus de COS « environnemental » peut être considéré comme une manière de compenser le surcoût de l'investissement de la construction environnemental (on parle aussi de construction bio-climatique). Ce surcoût initial, bien qu'assez rapidement compensé par les économies sur les coûts de fonctionnement (chauffage), est un obstacle important. En réalisant des économies sur l'achat du foncier (un terrain plus petit suffit puisque les possibilités de constructions sont plus grandes) le bénéficiaire du bonus récupère le surcoût à la construction. On peut calculer3 qu'un bonus de 20% compense un surcoût du même ordre de grandeur étant donné le prix (élevé) du foncier à Gentilly. Le surcoût se situant plutôt autour de 15%, l'incitation à la qualité environnementale est réelle.


Une densification maîtrisée

Une augmentation de COS aboutira à une augmentation de la densité de construction à Gentilly.

Une densification maîtrisée nous paraît souhaitable car elle traduit la volonté de favoriser l'installation de nouveaux habitants au centre de l'agglomération parisienne plutôt que dans ses franges comme cela a été le cas dans les dernières décennies. En effet, le phénomène d'étalement urbain s'accompagne de forts coûts collectifs et environnementaux par l'accroissement des distances et donc des coûts liés à des transports prioritairement automobile étant donné la difficulté d'une desserte efficace par des transports collectifs des zones péri-urbaines. Les difficultés structurelles de logement en Ile-de-France justifient aussi un effort de construction.

La population de Gentilly a diminué dans les dernières décennies. La ville, bien desservie par les transports collectifs, peut accueillir de nouveaux habitants en prenant ainsi sa part dans le développement équilibré de la région parisienne.

La densification souhaitable est bien entendu une densification en habitants. Il serait dommage que l'utilisation du bonus n'aboutisse qu'à l'agrandissement de la taille des habitations sans augmentation du nombre des familles résidentes. Du point de vue de l'efficacité énergétique, des logements trop grands ne sont pas optimaux. D'un point de vue social, il est préférable de ne pas accorder le même bonus à des familles très aisées en mesure d'acheter de très grands logements, qu'à des familles plus modestes.


Nous proposons la disposition suivante :

Le bonus de COS est plafonné (par exemple) à 20 m² de SHON de surface habitable par foyer.

De cette façon il est toujours plus intéressant de construire des logements de 100 m² ou moins, et donc plusieurs logements de moins de 100 m² plutôt qu'un seul dépassant 100 m² (superficies avant bonification).

Exemple : sur un terrain de 200 m² on bénéficie de la totalité du bonus en construisant deux logements de 120 m² (100 m²+10%), soit 240 m² au total, plutôt qu'un seul logement qui ne pourra faire que 220 m² (200 m² + bonus plafonné à 20 m²)."

Le plafonnement du bonus incite à la construction de plus de logements (donc densification en habitants, au moyen de petites copropriétés dans la zone pavillonnaire), chacun d'une taille raisonnable (donc plus accessibles à des familles aux revenus moyens).


Propositions de prescriptions pour bénéficier du bonus environnemental

Pour bénéficier du bonus environnemental le maître d'oeuvre devra, à ses frais :

  • faire réaliser par un organisme habilité un diagnostic de performance énergétique (diagnostic applicable pour les ventes depuis le 1/11/2006 et pour les locations à partir du 1/7/2007)4 montrant que le logement à construire se classera dans la catégorie A ou B pour la consommation d'énergie primaire (moins de 90 KWh/m² de surface habitable / an, pour le chauffage, la production d'eau chaude sanitaire et le rafraîchissement) et dans la catégorie A pour les émissions de CO2 (moins de 6 kg de CO2/m²/an)

  • obtenir le label « basse consommation »5 délivrée par un organisme agréé

Dans l'attente de la mise en place de ce label6 le maître d'oeuvre devra obtenir le « Label très haute performance énergétique, THPE 2005 », qui correspond à une consommation conventionnelle d'énergie inférieure de 20% à la consommation conventionnelle de référence de la réglementation RT2005 (et pourrait correspondre au niveau de la future RT2010).


  • Tout ou partie (pourcentage à définir) de l’eau chaude sanitaire devra être fournie par un chauffe eau solaire. S'il est techniquement impossible de mettre en oeuvre du solaire thermique avec de bonnes conditions d'exploitation, la quantité d'énergie équivalente pourra être produite de manière renouvelable par un autre dispositif (pompe à chaleur, bois, réseau de chauffage urbain7, etc.).


  • Un soin particulier devra être apporté à la réduction des ponts thermiques, à l'étanchéité des parois, à la maîtrise du renouvellement et de la récupération d'air et à l'efficacité des récepteurs.



Etendre les incitations à la réhabilitation


En France, et tout particulièrement dans une ville comme Gentilly, l’essentiel de l’amélioration du bâtit se fait par les réhabilitations/rénovations des logements anciens. Il faut donc veiller à inclure ce secteur dans le mécanisme d’incitation à la qualité environnementale.

En conséquence, des exigences spécifiques ambitieuses mais moins élevées (voir annexe) que celles requises pour la construction neuve devront être définies, en échange de la possibilité d’agrandissement des logements (si le COS bonifié de 1,2 n’est pas atteint).

Il pourrait être utile de permettre un taux d’emprise au sol plus grand dans le cas d’impossibilité d’un agrandissement par surélévation du bâtiment pour les bénéficiaires du bonus de COS réalisant une rénovation.


Un bonus de COS qui doit s’appliquer aux zones d’habitat collectif ou de centre ville comme aux zones pavillonnaires


Le projet de PLU ne prévoit pas de COS hors des zones à dominante pavillonnaire. Il n’est donc pas possible d’y d’appliquer la loi du 13 juillet 2005 sur la bonification de COS.

A contrario, le bonus environnemental prévu actuellement (augmentation de la hauteur maximal de 1,5 m, soit 13,5 dans les zones pavillonnaire, 22,5 m ailleurs) ne donne pas de véritable possibilité d’augmenter la surface habitable dans la zone pavillonnaire (le COS est inchangé) mais peut, à condition de s’ajouter au bonus de hauteur accordé pour les bureaux (+1,5 m), conduire dans le reste de la ville à des densités très élevées (3 m supplémentaires permettant la construction d’un étage supplémentaire, sous contraintes de respect des règles de prospect mais en l’absence de limite de COS).

L’application du bonus prévu par la loi est un argument en faveur du maintien d’une limite de COS dans les zones non pavillonnaires. Ce COS pourrait être élevé, par exemple de 3 (niveau retenu par Paris), pour favoriser la densification. Le bonus de 20% permettant même d’atteindre 3,6.



ANNEXES :


1. Ordres de grandeur des consommations d’énergie de l’habitat

Parc résidentiel français antérieur à 2000 : 150 à 450

Réhabilitations "basse énergie" : 45 à 75

RT2000 : 115 à 300

HPE ou HQE : RT2000 -8%, 105 à 275

RT2005 : 100 à 240

Neuf "basse énergie" : 35

Neuf "très basse énergie" : 15

Sources : Observatoire de l'énergie, INSEE, CSTB, MELT, Minergie (Suisse), passivhaus (Allemagne)

Voir aussi http://www.hespul.org/De-la-RT-2005-a-l-habitat-basse-et.html



2. Isolation requise (coefficients de déperdition thermique) dans la RT2005 et pour l’habitat « basse énergie »


Bâtiments standard RT2005

Bâtiment « basse énergie »

Bâtiment « très basse énergie » (proche label Passiv Haus allemand)

Murs




Valeur U (transmission thermique) recherchée parois courantes

Environ 0,40 W/m².K

Environ 0,20

Environ 0,15

Equivalent épaisseur (avec isolant de conductivité 0,04 W/m.K

8 à 10 cm

15 à 20 cm

25 à 30 cm

Toiture




Valeur U recherchée

Environ 0,20 W/m².K

Environ 0,13

Environ 0,10

Equivalent épaisseur

15 à 20 cm

25 à 30 cm

35 à 40 cm

Vitrage




Valeur U recherchée pour les baies

Environ 2,00

Environ 1,50

Environ 0,80

Type de vitrage (Ug en W/m².K)

Double vitrage VIR (environ 1,3)

Double vitrage VIR (environ 1,1)

Triple vitrage VIR (environ 0,6)

Source : Courgey et Oliva « La conception bioclimatique », 2006. D'après données CSTB et Minergie (Suisse)



1 Etant donné la lenteur de renouvellement du bâtit, pour espérer atteindre la « facteur 4 » d'ici 2050 il faut dès à présent que toute construction et toute réhabilitation soit de type « basse énergie », ce qui correspond à des exigences beaucoup plus fortes que la RT2005 (voir en Annexe pour des comparaisons des normes).

2 Argument repris de Courgey et Oliva dans « La conception bioclimatique », 2006.

4 Conformément à une réglementation européenne, le DPE correspond à un "étiquetage" énergétique des bâtiments. Il s’agit d’une classification du même type que pour l'électroménager (A, B jusqu'à la classe G la plus énergivore ou émettrice de gaz à effets de serre –il existe deux notes : une pour la consommation d’énergie, l’autre pour les émissions de gaz à effet de serre-). Pour plus de détails voir http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=5873

5 Le Ministère du logement annonce qu’un label « bâtiment basse consommation » donnera à la France la possibilité de valoriser les constructions consommant très peu d'énergie , dans l'esprit des labels « passivhaus » en Allemagne et « Minergie » en Suisse, mais avec des techniques adaptées au climat français et à chaque zone climatique. Voir :  http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=5702

6 Voir note précédente.

7 Accessible dans une grande partie de Gentilly, le Réseau de Chauffage Urbain pourrait sans doutes être mieux exploité.

Voir les commentaires

Rédigé par Guillaume

Publié dans #Développement durable

Repost 0

Publié le 13 Mars 2007

Samedi 10 mars les socialistes de Gentilly étaient en nombre au marché Frileuse pour recueillir des signatures pour le comité de soutien Gentilléen à Ségolène Royal.

Le combi Volgswagen de Patrice-Marie transformé en café-politique a été remarqué. La superbe bannière confectionnée par Alain et Fred y est pour beaucoup.

Militants et candidats aux législatives (Jean-Yves Le Bouillonec et Jean-Luc Laurent ainsi que sa suppléante Michèle Moranchel étaient présents) motivés, signataires nombreux et enthousiastes, excellente ambiance : qui a dit que la campagne socialiste connaissait un "trou d'air" ?

Voir l'album photo.

Voir les commentaires

Rédigé par ps-gentilly

Publié dans #Elections

Repost 0

Publié le 12 Mars 2007

 
 


A ce jour, le 12 mars 2007, seule Ségolène Royal à répondu au courrier de la FRAAP (fédération  des réseaux et associations d'artistes plasticiens)

La FRAAP s’adresse aux candidat(e)s à l’élection présidentielle

 

 

publié le 14 février 2007

 

 

La fédération des réseaux et associations d’artistes plasticiens a adressé un courrier aux candidat(e)s à l’élection présidentielle : nous publierons leurs réponses.

 

 

La lettre envoyée aux candidat(e)s

 

 

[Madame, Monsieur,]

 

 

Au moment de l’élection présidentielle, nous souhaitons attirer votre attention sur la situation des associations d’artistes, et des artistes plasticiens eux-mêmes, et vous interroger sur la politique culturelle que vous préconisez. Et cela plus particulièrement sur trois points :

 

 

- Nous constatons d’une manière globale une stagnation, si ce n’est une régression, de la politique culturelle nationale en direction des arts plastiques. Nous nous étonnons d’année en année de l’incapacité ou de la crainte du Ministère de la Culture, Délégation aux arts plastiques, d’ouvrir une large réflexion sur la situation des arts plastiques. Aucun bilan de la politique des arts plastiques, menée depuis 25 ans, n’a jamais été effectué et la Délégation aux arts plastiques semble naviguer au gré de ses responsables ou de l’actualité sans qu’aucun fil conducteur de son action ne soit connu ou même énoncé. L’absence constante d’analyses, de consultations et de prises de décisions concertées avec les acteurs de l’art contemporain, que sont les artistes et leurs associations, rend inopérante, si ce n’est incohérente, l’action du Ministère de la Culture. Pour exemple : sur les trois derniers rapports effectués par l’inspection générale de l’administration des affaires culturelles à la suite de nos demandes, deux d’entre eux ne nous ont pas été communiqués et le troisième a été remisé dans un obscur tiroir sans aucune discussion préalable. Ce sont cependant les premiers et seuls outils dont dispose le ministère sur la situation sociale des artistes plasticiens, sur l’évolution de leurs droits d’auteur ou sur les cadres d’intervention nécessaires pour accompagner la professionnalisation de notre secteur.

 

 

Devant cet état de fait, souhaitez-vous que les missions de la Délégation des Arts Plastiques, service administratif du ministère qui a tendance à se transformer en service d’expositions, soient redéfinies ? Si une réorientation urgente de ce service s’avère nécessaire, quelles orientations souhaiteriez-vous impulser à court et à long terme ? Quel type de concertation et de partenariat avec les acteurs de l’art contemporain préconiseriez-vous ?

 

 

- La FRAAP avec son réseau associatif national représente le premier réseau de diffusion des arts plastiques et des lieux de professionnalisation de notre secteur. Cependant la méconnaissance du tissu associatif, de son importance et inversement de sa précarité, par les institutions centrales et/ou déconcentrées met en péril les outils et les compétences que nos associations développent au service des artistes. Nos associations sont confrontées en permanence à des soutiens discontinus et non argumentés, à une absence d’évaluation de leurs actions et à des règles disparates qui ruinent leurs efforts pour préserver ou créer des emplois, alors qu’elles agissent sur un secteur non-marchand et remplissent souvent seules des missions de diffusion de l’art contemporain et de soutien aux artistes sur un grand nombre de territoires urbains, périurbains ou ruraux.

 

 

Quelle politique initierez-vous avec le secteur associatif des arts plastiques ? Engagerez-vous les services de l’Etat à mettre en place, après évaluation des actions sur des critères énoncés et partagés, des conventions pluri-annuelles avec les associations ? Quelles politiques d’aide à l’emploi dans le secteur culturel non-marchand engagerez-vous ?

 

 

- Après des actions de sensibilisation exercées par les associations fédérées à la FRAAP, un certain nombre de collectivités territoriales (Conseils Généraux, Conseils Régionaux) se sont engagé à respecter les droits d’auteurs et plus particulièrement à contribuer au versement du droit de présentation publique dans les lieux de diffusion qu’elles subventionnent.

 

 

Prendrez-vous un engagement clair sur le respect des droits d’auteur des artistes plasticiens, quitte à réviser la dernière loi sur le droit d’auteur ? Demanderez-vous la mise en place de conventions avec tous les lieux de diffusion, qu’ils soient institutionnels ou associatifs, qui fassent dépendre du respect du droit de présentation publique le versement des subventions et corrélativement un abondement des subventions à cet effet ?

 

 

Certains que vous serez sensibles à la situation des artistes plasticiens et de leurs associations, nous souhaitons de votre part des engagements clairs et précis. Notre fédération organise ses rencontres annuelles les 13, 14 et 15 avril prochains à Luçon (Vendée). Ce sera pour nous l’occasion de débattre, avec l’ensemble des responsables associatifs de notre secteur, des réponses que vous apporterez à ce courrier.

 

 

Restant à votre disposition pour vous informer davantage sur la situation des associations d’artistes plasticiens , nous vous remercions par avance et vous prions d’agréer [Madame, Monsieur], l’expression de notre haute considération.

 

 

Pour la FRAAP,
Antoine Perrot, président

 

 

 

 

 

Réponse de Ségolène Royal au courrier de la Fraap aux candidat(e)s à l’élection présidentielle

 

 

publié le 2 mars 2007

 

 

Publication-réponse au courrier de la Fraap aux candidat(e)s à l’élection présidentielle 2007 : réponse de Ségolène Royal, candidate du parti socialiste.

 

 

Ségolène Royal Candidate à l’élection présidentielle

 

 

Paris le 28 février 2007

 

 

Monsieur le Président,

 

 

Je vous remercie vivement de votre courrier du 9 février, dans lequel vous appelez mon attention sur la situation des associations d’artistes et des artistes-plasticiens.

 

 

Permettez-moi d’abord de vous dire que je partage très largement votre constat relatif à l’état de la politique des arts plastiques dans notre pays. Stagnation ou régression, absence de concertation avec les professionnels et les forces vives, lancement d’événements à caractère médiatique qui tentent de donner le change et de cacher une absence flagrante de vision, ce point de vue est aussi le mien, et j’ajoute : de façon générale, illisibilité et affaiblissement de l’action de l’Etat, préjudiciable à la création comme à la relation avec les publics. Cette situation toutefois me paraît non pas tant le fait de la délégation aux Arts Plastiques, que, plus globalement, du ministère de la Culture lui-même, car un constat similaire peut être fait dans l’ensemble des champs de la vie artistique.

 

 

La politique culturelle de notre pays doit être profondément revisitée et relancée. Dans le domaine des arts plastiques, l’Etat a su mettre en place dans les années 80 une action globale et cohérente, avec des moyens financiers accrus et des initiatives nouvelles telles que les FRAC, les centres d’art contemporain, la commande publique, l’ouverture à des disciplines nouvelles (photo, design, bande dessinée)... Il faut s’en inspirer pour faire à présent un état des lieux exhaustif, prendre en compte les avancées réalisées comme les difficultés enregistrées et définir de nouvelles orientations.

 

 

La défense de la liberté d’expression, le soutien de l’émergence artistique et de la diversité des pratiques, l’encouragement de la création, la place de nos artistes sur le marché au niveau national et international, l’indispensable développement de l’éducation artistique et culturelle, le souci constant de rapprocher l’art contemporain de ses publics, tels sont les grands principes qui doivent à mon sens guider l’action des pouvoirs publics. Je n’oublie pas non plus la situation sociale des artistes plasticiens qui vivent, encore trop souvent, dans la précarité. Une large concertation devra être menée à cet effet avec les collectivités territoriales, aujourd’hui principaux financeurs de la vie culturelle, ainsi qu’avec les réseaux et les institutions de l’art contemporain, les artistes et l’ensemble des organisations professionnelles et associatives du secteur.

 

 

S’agissant du secteur associatif des arts plastiques, il m’apparaît que l’Etat ne lui a pas reconnu sa juste place et n’a pas su nouer avec lui les liens nécessaires, alors même que celui-ci peut constituer un support décisif de soutien à la création, d’élargissement de la diffusion et de proximité avec les publics. Trop d’artistes et d’associations ont aujourd’hui le sentiment d’être abandonnés ou ignorés. Une politique plus ouverte et plus diversifiée doit donc être initiée, qui tient compte des mutations du paysage institutionnel et de la multiplicité croissante des acteurs et des lieux. Il appartiendra à un ministère de la Culture renouvelé dans ses objectifs et ses moyens de définir les modalités appropriées de concertation, de coopération et d’aide, y compris conventionnelles.

 

 

S’agissant des droits d’auteur, ils doivent être évidemment respectés, dans le domaine des arts plastiques comme dans les autres. Le droit de présentation publique dans les lieux de diffusion doit à ce titre faire l’objet d’une démarche concertée : son principe est recevable, son application, articulant le double souci de rémunération de la création et de diffusion la plus large auprès des publics, gagne à être discutée et négociée entre les ayants droit, les collectivités territoriales et les responsables des lieux, afin d’aboutir à des dispositions conventionnelles conclues avec l’aval de l’Etat.

 

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération,

 

 

Ségolène Royal

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par FredH

Publié dans #Culture

Repost 0

Publié le 5 Mars 2007

Je me risque aujourd'hui à un exercice de prospective à l'attention des électeurs de gauche tentés par le vote Bayrou.

Supposons qu'au soir du 22 avril Bayrou se trouve qualifié pour le second tour.

Que pourra-t'il faire de votre vote ?

Examinons trois hypothèses par ordre inverse de vraisemblance (d'extrêmement peu à peu vraisemblable).


- 2ème tour face à l'autre "troisième homme", Le Pen.  Vraiment de la politique fiction mais c'est le scénario idéal pour Bayrou, le seul qui lui permette de garder son positionnement de rassembleur par dessus le clivage gauche-droite.

Les deux partis qui structurent la vie politique française mis en déroute, il se trouve garant des valeurs républicaines, avec les mains libres pour faire l'"union nationale". On voit entre les deux tours quelques manifs d'électeurs de gauche une nouvelle fois privés de représentant au second tour et d'anti-FN. Les commentateurs politiques se demandent si Bayrou fera aussi bien que Chirac en 2002.
Il est élu le 5 mai.

La déconfiture commune des deux principaux partis conduit à une recomposition politique majeure. Les ralliements de personnalités de la gauche sont possibles car la véritable opposition devient l'extrême droite. L'UDF (ou un nouveau parti conçu pour accueillir les ralliés de la gauche et de la droite républicaine) peut espérer, sinon obtenir une majorité parlementaire centriste, au moins trouver assez d'alliés parmi les députés PS et UMP qui auront eu besoin du "label" présidentiel pour être élus. Le FN se trouve être l'opposition de fait, malgré qu'il n'ait pas de groupe parlementaire conséquent (les législatives de juin se faisant au scrutin majoritaire, ce qui pourrait demeurer par la suite, Bayrou oubliant sa promesse d'instillation de la proportionnelle qui ne correspondrait plus à ses intérêts).

La suite est très incertaine : reformation du clivage gauche-droite (cette dernière étant cette fois dominée par l'UDF), scission du PS dont une partie rejoindrait une nouvelle formation du centre-gauche, l'autre une opposition de gauche radicalisée, intégration de tout ou partie du FN dans la droite parlementaire, ...

Quoi qu'il en soit, à la première difficulté sérieuse, et elle viendra vite avec une majorité hétéroclite dans un champ de ruine politique (les deux partis qui structurent la vie politique depuis des décennies mis en déroute !), l'alternance c'est la droite populiste.

- 2ème tour face à Royal. Instantanément Bayrou doit revêtir l'habit de chef de la droite. Les ralliements venus de la gauche sont rarissimes. Ceux de la droite ne manquent pas.  L'élimination de Sarkozy au premier tour et a contrario la présence de Royal signifiant que Bayrou aurait mordu plus sur l'électorat de la droite que sur celui de la gauche au premier tour, incite Bayrou à prendre un positionnement de centre-droit entre les deux tours. Bayrou a de bonnes chances de gagner la présidentielle, avec facilité s'il réussit, malgré l'ouverture à droite, à conserver les électeurs de gauche séduit au premier tour. Les législatives peuvent lui apporter une majorité mais nécessairement de droite (l'UMP joue de l'arme de dissuasion des investitures contre les candidats sortants de l'UDF, les deux partis "se tiennent par la barbichette"). La France se retrouve avec une cohabitation, au sein d'une droite en recomposition. Le PS est tenté par la radicalisation, d'autant plus que Bayrou occupe l'espace politique au centre (et parvient à rallier quelques personnalités de la gauche).


- 2ème tour face à Sarkozy. Suppose que Bayrou ait mordu assez largement sur l'électorat de gauche et/ou que les petits candidats de gauche aient recueilli une forte part des voix de ce côté de l'échiquier politique (21 avril bis repetita).

Bayrou tente une ouverture très délicate à gauche, seule manière de battre Sarkozy. Ce dernier doit se droitiser (encore) pour faire le plein des voies FN du premier tour.
Bayrou ne dispose que d'une faible réserve : PS faible et déchiré, mis en déroute une seconde fois, extrême gauche cherchant à prendre l'ascendant sur le PS (mise en cause de la droitisation du PS comme cause de son échec) et absolument pas désireuse d'aider à l'élection d'un homme du centre-droit.

Si malgré le manque de ralliements de personnalités de la gauche, le refus de choisir entre deux hommes de droite ("bonnet blanc, blanc bonnet" selon le mot de Duclos refusant au second tour de l'élection de 1969 de choisir entre Pompidou et Poher) d'une bonne partie des électeurs de gauche (l'UMP se chargeant aussi de rappeler à ces électeurs que Bayrou est bien de droite...), Bayrou l'emporte, les problèmes ne font que commencer :

L'élection législative devient le vrai moment de décision. L'UMP peut faire perdre un grand nombre des députés UDF, habituellement élus grâce à l'union de la droite (il est vrai que l'UDF peut alors aussi faire battre beaucoup de députés UMP...). Les candidats centristes (sans doutes dans un nouveau parti) bénéfient évidemment de l'élection de leur chef mais doivent absolument obtenir au moins la neutralité bienveillante du PS. Celui-ci profondément meurtri et divisé, voire scindé, a bien du mal, en moins de 40 jours, à se donner une stratégie adaptée à la nouvelle donne et à la faire appliquer sur le terrain.

Paradoxalement Bayrou peut trouver plus sûr de chercher un modus vivendi avec tout ou partie de l'UMP défaite aux présidentielles.

La probabilité qu'émerge une majorité solide et en phase avec la campagne de centre-gauche de Bayrou est faible. Elle n'est pas nulle mais c'est un pari risqué.

Conclusion :

Bayrou, le centriste révolutionnaire, pourrait être (malgré lui ?) celui qui priverait une seconde fois les français d'un choix politique clair et assumé.
IL s'est peut-être sincèrement détaché de sa famille politique naturelle, la droite. Mais c'est un homme seul, dont la nature véritable de l'offre politique ne sera connu qu'après le premier tour puisqu'elle dépendra de celui ou celle qu'il devra affronter au second tour ainsi que du résultat d'élections législatives particulièrement incertaines. On notera qu'il n'obtient pas les ralliements à droite qui crédibiliseraient sa posture de rassembleur dans ce camp, au contraire Blanc et Santini (qui dit "garder la maison UDF") l'ont quitté. Surtout, il ne peut pas proposer de perspectives pour les réformistes de gauche.
Bayrou cite DSK comme son possible premier ministre, mais l'avenir de la social-démocratie et des personnalités qui l'incarne reste à gauche.
J'espère quant à moi que le moment venu, quelque chose ressemblant à un "ticket" Royal-DSK viendra montrer cette évidence.

Autre chose : Si, comme cela reste le plus probable, Bayrou est éliminé du second tour, croyez vous qu'il appellera à voter contre le patron de l'UMP ? Croyez vous qu'il soutiendra ou participera à un gouvernement social-démocrate qu'il appelle pourtant de ses voeux aujourd'hui ? Il se garde bien de lever l'ambiguité.

Amitiés social-démocrates

PS: Je n'ai pas abordé ici les propositions de Bayrou mais on m'accordera que les conditions de la mise en oeuvre d'une offre politique sont importantes. Et puis pour le moment Bayrou se contente d'être le candidat du moins-disant budgétaire. Il est bon de se soucier de la dette mais peut-être faudrait-il aussi expliquer quels investissements dans l'avenir (qui, s'ils ont un haute rentabilité sociale, peuvent parfaitement être financés par l'emprunt public) vont permettre de remettre le pays d'aplomb ? La proposition d'interdire par la loi les budgets déficitaires (voir les commentaires ci-dessous pour une discussion de ce point) serait dangereuse et est complètement irréaliste (Wyplosz dans Telos-eu nous rappelle que Reagan l'a abandonné en son temps).

Sur les proposition de Bayou voir aussi Philippe Askenazy : "Le vrai visage de Bayrou"
et, concernant la proposition anti-chômage (les 2 emplois sans charge par entreprise), cette critique de Vincent Champain sur Telos

Voir les commentaires

Rédigé par Guillaume

Publié dans #Elections

Repost 0