Publié le 27 Novembre 2007

J'ai répondu à quelques questions de l'Hebdo des socialistes après une audition dans la cadre du forum "Les socialistes et le marché". 
Les questions portaient sur la mondialisation, les délocalisations et les politiques appropriées dans ce cadre.
L'article de l'Hebdo reprend une bonne partie de mes réponses mais pas la totalité. Je vous propose donc en exclusivité sur ce blog le texte complet !


-La croissance de la France et de l'Europe est molle. peut-on raisonnablement imputer cette faiblesse à la montée de pays émergents comme la Chine et l'Inde?
 
Sans hésitation non, on peut à la rigueur imputer aux émergents une part de la montée des inégalités sur le marché du travail (inégalités salariales aux Etats-Unis, précarité accrue pour les moins qualifiés dans un pays comme la France), mais certainement pas la croissance molle.
Les tensions sur les prix des matières premières et de l’énergie peuvent à terme être défavorables aux pays importateurs dont les pays européens, mais rien n’apparaît de tel pour l’instant. [les choses changent vite : on considère que les pays émergents qui pesaient à la baisse sur les prix (des biens manufacturés) jusqu'alors, provoquent des tensions inflationnistes maintenant]
Ce sont aujourd’hui les pays émergents qui portent la croissance mondiale.

-Les délocalisations semblent peser sur la France. Comment lutter contre?
 
Les délocalisations sont une des manifestations du processus permanent de destruction et création d’activités qui est à la base de la croissance économique, processus qu’elles accélèrent. Elles sont souvent très douloureuses quand elles touchent des bassins d’emploi peu diversifiés et peu attractifs pour des activités nouvelles. La puissance publique doit mettre des moyens suffisants pour aider les salariés licenciés dans des secteurs et des régions qui ne leur offrent pas ou peu de possibilités de retour à l’emploi satisfaisantes : aides à la mobilité, compléments de salaires quand le nouvel emploi est moins rémunéré que celui perdu, formations adaptées bien sûr… Les entreprises qui délocalisent (plus généralement qui détruisent des emplois) peuvent être mise à contribution financièrement, de manière à ce qu’elles intègrent dans leurs décisions le coût collectif des licenciements.

-L'Europe devrait-elle mettre des freins aux frontières pour les produits en provenance de pays comme la Chine?

Ces barrières auraient pour conséquence d’augmenter les prix pour les consommateurs européens. La baisse de pouvoir d’achat qui s’ensuivrait conduirait à la réduction des achats y compris de produits européens. Nos produits sont de moins en moins souvent en concurrence directe avec ceux des pays émergents parce que nos entreprises se sont spécialisés, pour chaque produit, dans le haut de gamme (des produits vendus près de trois fois plus chers que leurs équivalent made in china). Dès lors, sauf dans quelque cas d’industries en déclin, on ne peut pas espérer que la hausse des prix des importations chinoises favorise nos industries.

-Plus globalement doit-on vraiment avoir "peur" des pays émergents?

Ils nous imposent d’améliorer sans cesse ce qui fait notre richesse, c'est-à-dire notre capital humain, notre potentiel d’innovation, nos infrastructures publiques.
L’impact de l’émergence s’apparente à l’accélération du progrès technique. C’est un impact positif mais qui fait des perdants, ceux qu’on a laissé au bord du chemin. Les bénéfices retirés collectivement doivent permettre d’aider à absorber les chocs, de compenser les perdants, surtout de les mettre en mesure de profiter d’un monde plus ouvert, qui s’il est plus risqué, offre aussi plus d’opportunités.
Nous devons collaborer avec les pays émergents pour les aider à limiter les impacts négatifs de leur croissance sur l’environnement global (émissions de gaz à effet de serre notamment, qui nous concernent quel que soit leur lieu d’émission sur la planète).
 

-Dans le cadre de la mondialisation et de ces effets négatifs, ne peut-on pas inventer de nouveaux outils de régulation?
 
Certainement. Certains existent de manière embryonnaire : par exemple le Fonds Européen d’ajustement à la Mondialisation qui peut dépenser jusqu’à 500 millions d’euros par an dans les États-membres en faveur de travailleurs touchés par des licenciements liés aux échanges internationaux.
Il nous faut inventer les politiques qui associent ouverture et protection sociale pour matérialiser collectivement les gains de l’échange.

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Rédigé par Guillaume

Publié dans #Economie

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Publié le 17 Novembre 2007

 

« JEUNESSE ET TERRITOIRE »

Le Parti Socialiste d’Arcueil

 

 

vous invite à participer à ce débat le
Mercredi 21 novembre
à 20h30
Ecole primaire Irène Joliot-Curie
Chaperon Vert - 5e avenue (RER LAPLACE)

Avec la participation de
David ASSOULINE,
Sénateur de Paris, Secrétaire national du parti socialiste.
Bariza KHIARI,
Sénatrice de Paris, Membre de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité
des chances entres les hommes et les femmes.
Jean-Yves LE BOUILLONNEC,
Député du Val-de-Marne, Maire de Cachan

 

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Rédigé par ps-gentilly

Publié dans #Information

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Publié le 12 Novembre 2007

Les Gentilléens n'ont rien à perdre
 
Les déclarations contenues dans le "GENTILLÉEN", journal des communistes de Gentilly daté du 20 octobre 2007, rendant compte du lancement de leur campagne pour les municipales, ne laissent pas de surprendre.
 
Comment d'abord, ne pas être étonné par l'auto glorification sans complexe de l'action des communistes. Ils s'y déclarent porteurs à eux seuls d'une démarche de renouvellement et de promotion de la démocratie, tout cela dans "l'intérêt des Gentilléens" et "sans caractère partisan".
 
A les en croire, ils seraient même minoritaires au sein du conseil municipal, 7 des membres de leur groupe n'étant pas membres du parti Communiste. L'argument est saisissant. Mettons le pourtant à l'épreuve des faits.
 
Il suffira pour cela de se reporter aux débats et aux votes du conseil municipal. Pas moyen de citer même un seul des 19 élus présentés par le Parti Communiste qui se soit démarqué, ou simplement exprimé de manière différente, face aux initiatives du Maire communiste.
 
Pourquoi alors vouloir faire croire que les communistes ne sont pas majoritaires au sein du conseil municipal ?
 
En poursuivant la lecture, on s'étonnera davantage de ne pas trouver un mot concernant leurs partenaires de gauche, socialistes et apparentés. Il est vrai qu'ils n'ont été que timidement invités après annonce publique et aucunement associés à la préparation d'une réunion censée présenter le bilan de la majorité sortante dont ils font partie.
 
Faut-il en conclure que ceux qui revendiquent "d'associer largement", de "favoriser le débat et la confrontation", de "reconnaître les forces, partis et mouvements de gauche" excluent de cette indispensable démarche leurs principaux partenaires de gauche ? Que penser de ce prétendu pluralisme qui privilégie la cooptation et dédaigne ceux dont la légitimité s'appuie sur le critère démocratique par excellence : le choix des électeurs et en l'occurrence des électeurs Gentilléens ?
 
Mais la lecture du dernier paragraphe pousse l'étonnement à son comble. On y apprend avec stupéfaction qu'il faut que les Gentilléens "puissent garder leur ville".
 
De quoi s'agit-il ? Qui pourrait donc confisquer Gentilly aux Gentilléens ? D'où vient cette menace dont on ne veut rien nous dire ?
 
Serait-ce une victoire possible de la droite ou plus probablement l'éventualité d'un rééquilibrage à gauche grâce à l'existence de plusieurs listes au 1er tour permettant un rassemblement au 2ème tour sur la base du choix des électeurs ?
 
Mais dans les deux cas, de quelle perte veut-on nous convaincre ? Le résultat ne traduirait-il pas le choix légitime d'une majorité de Gentilléens ?
 
Non, camarades communistes, il faut vous ressaisir, les Gentilléens n'ont rien à perdre. Quoi qu'il en soit, Gentilly continuera bien à appartenir à tous les Gentilléens.
 
Ceux-ci doivent tout simplement pouvoir choisir sereinement et en connaissance de cause, les femmes et les hommes qui les représenteront, aussi bien au 1er qu'au 2ème tour des élections municipales.
 
Evoquer une menace, attiser les réflexes de peur chez nos concitoyens ne peut servir d'argument à des démocrates attachés aux vertus essentielles du pluralisme.
 
A moins qu'il s'agisse plutôt de justifier une hégémonie et en passant du singulier au pluriel, de considérer en fait que notre ville doit rester la chasse gardée du " GENTILLÉEN".
 
Patrice-Marie Sève
Secrétaire de section du
Parti Socialiste

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Rédigé par Patrice-Marie Sève

Publié dans #Politique locale

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