Publié le 11 Novembre 2012

Lors du dernier conseil municipal, la majorité a proposé un vœu de soutien aux salariés de SANOFI. Sur certains points de ce texte, touchant des aspects locaux ou au-delà, nos appréciations diffèrent. Notre groupe s’est donc abstenu, préférant s’exprimer en toute indépendance sur ce sujet.

Nous sommes certes en accord avec des points importants de ce vœu. C’est notamment le cas du scandale que constitue la brutalité des décisions de suppression d’emploi d’une entreprise qui, par ailleurs, dégage des profits considérables et privilégie la distribution de dividendes records à ses actionnaires. Grâce à l’action des syndicats, mais aussi à celle du gouvernement, l’ampleur du plan de suppressions de postes (sans licenciements) de SANOFI a pu être sensiblement limitée, mais le choc reste rude.

À cet égard, nous pensons que le gouvernement a choisi la bonne voie pour lutter contre les excès du capitalisme financier en décidant de soumettre désormais les revenus du capital, au même barème progressif que ceux du travail. La Banque Publique d’Investissement aidera par ailleurs à sortir de la logique de court terme des marchés financiers.

En ce qui concerne la politique de l’emploi, nous pensons qu’il faut qu’elle passe davantage à l’avenir par la sécurisation des parcours professionnels, la formation initiale et continue, la qualité du service public de l’emploi, la durée de l’indemnisation du chômage, et bien d’autres mesures en faveur des personnes plutôt que par une demande systématique de maintien pur et simple des postes.

Nous reconnaissons le grand intérêt pour Gentilly du maintien et de l’extension de l’activité de SANOFI. La municipalité a eu le mérite de peser de tout son poids pour favoriser ce choix. Le PLU a ainsi été modifié à deux reprises. Des réserves sont néanmoins à formuler.
Si l’on peut se réjouir de nouvelles recettes fiscales et d’un apport d’emplois à Gentilly (en particulier ceux induits dans le commerce), il faut aussi dire que ce que nous gagnons ici, d’autres communes le perdent ailleurs.
Sur le pan écologique, la densification qui résulte de l’opération répond à l’objectif de lutte contre l’étalement urbain et la primauté de la voiture qu’il implique. Mais il faut aussi savoir qu’il faudra de nombreuses années pour que les économies d’énergie prévues dans le fonctionnement du site compensent l’énergie consommée dans la démolition-reconstruction d’un bâti des années quatre-vingt dix.2013-04-20-18.07.41.jpg

Enfin, même si la concertation, dont se félicite la municipalité, a permis des avancées significatives, il faut regretter qu’elle se soit parfois accompagnée de mises en cause et de procès d’intention, qui ont pu être ressentis par des riverains inquiets comme un manque de considération.

Nous pensons par ailleurs qu’il faut s’interroger sur les conséquences des stratégies des laboratoires pharmaceutiques. Doit-on, même au nom de l’emploi, éluder le débat sur leur rôle dans la surconsommation de médicaments à l’efficacité de plus en plus contestable, dans l’absence de maîtrise des coûts (actions contre les génériques) qui se répercute négativement sur le pouvoir d’achat des Français et sur le déficit de la sécurité sociale ?

Pour nous, le simple maintien du statu quo ne peut donc suffire.

 

Publié dans Vivre à Gentilly de novembre 2012

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Rédigé par Guillaume

Publié dans #Politique locale

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Publié le 1 Novembre 2012

Pierre-Alain Muet, vice-président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, porte-parole du Groupe sur les finances et le budget, était l'invité de notre député (11ème circonscription, dont fait partie Gentilly ouest) Jean-Yves Le Bouillonnec et des socialistes de Cachan le 24 octobre.

Une réunion très intéressante pendant laquelle Pierre-Alain Muet a pu, en répondant aux questions de la salle, expliquer et défendre le Projet de Loi de Finance.Muet_Cachan.JPG

Il s'oppose par contre à l'idée d'un choc de compétitivité (un relèvement important de la CSG ou de la TVA ou une baisse supplémentaires des dépenses publiques pour financer un allègement des charges patronales). Un tel choc remettrait gravement en cause l'équilibre du PLF qui vise à rétablir la progressivité de l'impôt, à faire participer les hauts revenus, notamment ceux qui bénéficient de revenus du capital (fin du prélèvement libératoire) au rétablissement des comptes publics, tandis que les revenus plus modestes sont épargnés. En faisant porter l'effort sur des ménages aisés on peut s'attendre à un impact négatif limité sur la consommation, ce qui ne serait pas le cas avec la CSG qui touche tous les ménages. Dans une conjoncture européenne extrêmement dégradé il convient de ne pas réduire plus encore la demande adressée aux entreprises, dont dépend avant tout l'emploi.

Plus d'info sur www.pierrealainmuet.fr

 

 


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Rédigé par ps-gentilly

Publié dans #Politique nationale

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