Elections en Italie : le "Professore" terrasse le "Crocodile"... de justesse !

Publié le 11 Avril 2006

La nuit a lundi à mardi a été très dure pour la gauche italienne, pour tous les démocrates en Italie et dans le monde qui souhaitent ardemment que la page Berlusconi soit tournée. Au milieu de la nuit, quand je me suis décidé à quitter le site du ministère de l'intérieur italien qui donnait les nouveaux résultats minute par minute, le Sénat semblait revenir à la coalition de Berlusconi, et l'écart se resserrait à la chambre basse, déprimant ! (photo sur tageblatt.lu). Heureusement les italiens de l'étranger ont renversé la situation. En Europe, et particulièrement en France (62% pour l'Unione de Prodi, 18% pour Forza Italia de Berlusconi), ils ont voté pour le centre-gauche de Prodi. La droite conteste les résultats, il faut encore croiser les doigts. En voix, la gauche ne l'emporte que de 0,1% des voix à la chambre des députés, ce qui suffit à lui assurer une majorité confortable en sièges grace à une "prime au vainqueur" mise en place par... Berlusconi. Au Sénat la droite l'emporte (d'un point) en terme de voix. 

Concernant les sondages qu'on montre évidemment du doigt aujoiurd'hui (comme après chaque "surprise" électorale) il faut noter que ceux qui donnaient une large victoire à Prodi dans l'après-midi de lundi indiquait une fourchette de 45 à 49% pour Berlusconi. On est dans le haut de cette fourchette. Cela dit j'ai l'impression que les sondages à la sortie des urnes sont habituellement plus précis en France. L'Italie de Berlusconi commençait à ressembler à l'Amérique de Bush ("exit poll" complètement trompeurs)...

 Il va falloir réunir des Italiens divisés, maintenir la coalition de gauche (un précédent gouvernement Prodi était tombé faute du soutien des communistes, l'espoir est permis puisque toute la gauche a cette fois désigné son candidat au terme de primaires), sortir le pays d'une grave crise économique et démocratique, restaurer l'image de l'Italie. Du pain sur la planche pour la gauche itaiienne, qui sera une alliée important pour relancer la construction européenne une fois que nous aussi nous aurons tourné la page de la droite.

Mais l'experience italienne montre qu'on ne peut parier sur le seul rejet de la droite (même concernant Berlusconi qui a mis l'Itlaie en quasi-faillite...). Il faut démontrer que nous avons les meilleures propositions et la capacité à les mettre en oeuvre. Les italiens en ont peut-être douté, les français sont encore plus sceptiques aujourd'hui.

Rédigé par Guillaume

Publié dans #Europe - Monde

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