Peut-on être Président(e) au printemps après avoir été populaire en octobre de l'année précédente? Analyse des sondages

Publié le 3 Novembre 2006

Pas sûr...

Regardez ce graphique qui compare les cotes de popularité (tns-sofres) de quelques candidats (officiels ou non) dans les deux années précédent le scrutin présidentiel.

Fin octobre 1994 Jospin était à peine plus populaire que Fabius aujourd'hui. Le même Jospin en novembre 2001 ou Balladur en novembre 1994 avaient à peu près la même popularité que Sarkozy ou Ségolène Royal aujourd'hui. On sait le sort électoral de Jospin 2002 ou de Balladur 1995, quant à Jospin 1995 même s'il n'a pas été élu Président , contre toute attente il est arrivé en tête du premier tour et n'a pas démérité au second.

La popularité sanctionne en général les victoires ou défaites électorales plutôt qu'elle ne les anticipe comme je le notais dans un post précédent.

La percée de DSK est remarquable car elle intervient avant même son investiture par le PS, une fois celle-ci acquise on peut penser que Dominique dépassera les 50% (c'est déjà le cas dans l'électorat de Gauche). Mais il restera de long mois avant l'élection, garder la confiance des français si longtemps ne sera pas aisée. Bon, ne vendons pas la peau de l'ours, peut-être Laurent sera-t-il investi et disposera d'une marge de progression encore plus intéressante, voire même Ségolène gagnera-t-elle, cette fois avec moins de potentiel de progression!

Je jugeais il y a quelques semaines improbable une percée des concurrents de Ségolène Royal, la campagne a visiblement déjà fait bouger l'opinion publique, en particulier les débats télévisés (le dernier sondage tns-sofres est intervenu après le second débat mais avant le meeting du Zénith). On verifiera le 16 novembre (en rappelant que les militants ne sont pas sondés et qu'eux seuls décideront) mais je ne serai pas mécontent de m'être trompé.

 

 

 

 

Sur cet autre graphique ci-dessus apparaissent d'autres candidats (ou ex- ou futur candidats). Même Sarkozy n'a pas partie gagnée dans son camp. Villepin récupère bien des effets du CPE. Bayrou atteint un niveau de popularité qu'il n'avait pas connu depuis 2002 (popularité qui ne s'était pas traduite par un score exceptionnel).

 

 
Quant à celui qui n'a même pas besoin de faire campagne pour engranger les voix, il est aujourd'hui très au dessus de son niveau d'octobre 2001 mais seulement deux points au dessus de celui d'octobre 1994. Il faudra scruter la tendance de Le Pen 2007 (graphique ci-dessus). A noter que si pour les personnalités politiques des partis de gouvernement la popularité (le souhait de voir la personne jouer un rôle important dans l'avenir) n'a pas automatiquement de traduction électorale, pour Le Pen qu'on imagine pas appartenir à un gouvernement autre que le sien, l'équation popularité = intention de vote est plus crédible. Une hypothèse toutefois : parfois il pourrait s'agir de menaces de votes plus que d'intentions de vote.

Rédigé par Guillaume

Publié dans #Elections

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