Sarko est candidadidon!

Publié le 30 Novembre 2006

Pour ceux qui ne veulent pas perdre du temps à naviguer voilà les réactions à gauche, suite à la candidature de Sarkozy.

Pour ma part, je ne sais pas si il a fait ça pour nous ou pour l'anniversaire de Jacquo mais quel cadeau! "La rupture tranquille", c'est le slogan le plus nul que la 5ème république à vu défiler juste avant "manger des huîtres" de Chevénement en 2002. Pour ceux qui s'attendait à un Sarko pétillant d'injustice il l'est déjà envers son électorat...le comité de campagne UMP a du s'inspirer des monty python avec leur "ministère des démarches ridicules"...J'attends avec impatience la suite, du genre "fonçons dans le murs mais en première" ou "jette toi lentement du 5ème" ou "la baffe mais sans les doigts" bises Fred H

François Hollande, premier secrétaire du PS, a ironisé sur le slogan de Nicolas Sarkozy "la rupture tranquille", alors que, selon lui, le président de l'UMP est dans "la filiation de Jacques Chirac" et dans "l'agitation". Il a ajouté que "personne n'a été pris de court" par l'annonce de sa candidature. "La seule surprise, c'était la forme de sa communication. Convenons qu'elle voulait être originale et s'est révélée banale", a-t-il dit en évoquant "un artifice de communication".
Le premier secrétaire du PS a reproché au président de l'UMP "son obstination à cacher ce qu'il est". "Nicolas Sarkozy n'est ni dans la rupture - il est au pouvoir depuis quatre ans et demi, il est dans la filiation de Jacques Chirac - ni tranquille (...), il est dans le mouvement perpétuel, dans l'agitation". (RTL, jeudi 30 novembre)

Ségolène Royal : "Je crois que les Français ont besoin d'ordre juste et qu'ils en ont assez de tous ces désordres, désordres dans les cités, le désordre du chômage, le désordre de la précarité".
"Moi, je veux leur apporter l'ordre juste, parce que l'ordre juste c'est d'abord la justice et en plus c'est la sérénité et c'est le progrès pour tous et le respect pour chacun". "Je suis très étonné que Monsieur Sarkozy se moque de l'ordre juste, surtout lui qui a créé tous ces désordres". (LCI, mercredi 28 novembre)

Gilles Savary, porte-parole de Ségolène Royal : "L'exercice auquel vient de se livrer Nicolas Sarkozy consiste à brasser du vent, pour faire diversion sur l'exemplaire désignation de Ségolène Royal par le parti socialiste, dimanche dernier".
"Les seules questions qui intéressent les Français restent sans réponse: le mode de désignation au sein de l'UMP et les éventuels candidats en son sein ou sur ses marges". (Communiqué, mercredi 28 novembre)

Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, a ironisé sur le "secret de Polichinelle" révélé par Nicolas Sarkozy au terme d'un "suspense insoutenable". "Il est l'inventeur du scoop du siècle. C'est sans doute la 184ème fois en quatre ans qu'il déclare sa candidature. Quel exploit". (Communiqué, mercredi 28 novembre)

Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS : "Cette déclaration de candidature est pour moi un non événement, elle a tellement été annoncée et préannoncée que cela me laisse tout à fait froid". "La question essentielle pour les socialistes, ce n'est pas de se prononcer uniquement contre M. Sarkozy, mais c'est d'entraîner les Français, de créer une dynamique dans un projet qui remette le pays en mouvement". Il "est ministre de l'Intérieur, et le ministre de l'Intérieur est celui des élections".
"Je pense qu'il serait légitime du point de vue démocratique qu'il distingue cette fonction de sa candidature à l'Elysée, donc le plus tôt sera le mieux" pour démissionner. (Déclarations, mercredi 28 novembre)

Autres

Le Syndicat national des journaliste (SNJ) déplore que l'"'intérêt' des patrons de presse occulte l'indépendance" des titres. Cette "révélation 'exclusive'", qui va "stupéfier la France entière", "s'apparente fort à une opération de communication en faveur du ministre candidat" et le SPQR "compte bien la voir reproduite, jeudi matin, dans la quasi-totalité des quotidiens existant en région".
Le syndicat "déplore fortement que 'l'intérêt' des patrons de presse occulte ainsi l'indépendance des titres, des lignes éditoriales, et passe avant la crédibilité de dizaines de rédactions mises devant le fait accompli". Cette "mutualisation de la propagande" renforce le SNJ, premier syndicat de journalistes, "dans sa volonté que soit préservée l'indépendance des équipes rédactionnelles, en les dotant d'un statut spécifique". (Communiqué, mercredi 28 novembre)

Rédigé par Fred

Publié dans #Elections

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