L'heure des bilans : la droite est nulle en économie, deuxième partie : la croissance du PIB

Publié le 25 Janvier 2007

Après l'emploi, parlons de la croissance (de la Production Intérieure Brute).
J'ai eu l'occasion d'écrire sur les limites du PIB comme indicateur de bien-être (son interpétation courante, au moins implicitement). Mais comme les indicateurs alternatifs ne sont pas disponibles avec une dimension temporelle, je me contente ici d'examiner les performances relatives de la France et du reste de la zone Euro en matière de croissance du PIB.
Pour des précisions concernant la lecture du graphique voir la première partie sur l'emploi.

Quels constats ? :
- jusqu'en 1993 la France, gouvernée par la gauche, faisait mieux que ses voisins dans une conjoncture défavorable (récession en 1993).
- de 1993-94 à 1997 la droite balladurienne puis juppéienne est au commande d'une économie française qui croît en général un point de % moins vite que celles de nos voisins.
- Sauf passagèrement (mais l'exception principale est en 2001, ce qui na peut-être pas été sans conséquences sur l'élection de l'année suivante puisqu'il est probable que seule la dernière impression compte) le gouvernement Jospin obtient une performance supérieure à celle des autres pays de la zone Euro. Cela est particulièrement net dans les deux premières années de la législature, alors que DSK est ministre de l'économie (dans cette période la croissance de la zone Euro est comparable en moyenne à celle de la période 1994-1997).
- Les deux premières années de la droite de retour au pouvoir sont relativement bonnes pour ce qui est de la performance relative.
Mais les choses se gâtent par la suite avec une sous-performance qui renoue avec celles des prédécesseurs Balladur et Juppé. Heureusement pour de Villepin et Sarkozy cette piètre performance est obtenue alors que la conjoncture européenne s'améliore nettement. Si au lieu des 3% de croissance annuelle de la zone Euro (hors france) constatée à la fin 2006 nous nous trouvions dans une conjoncture européenne seulement moyenne, les français seraient sans doutes encore moins indulgents qu'ils ne le sont.
La performance relative en matière de croissance est cependant moins défavorable que celle en matière d'emploi comme je le notais ici.
Mais c'est sans compter que la croissance du PIB français est tirée par une consommation largement financée par emprunt (le taux d'endettement des ménages s'accroît très vite, celui de l'Etat est préoccupant) tandis que les échanges extérieurs sont très dégradés (déficit commercial)...

Rédigé par Guillaume

Publié dans #Economie

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