Les socialistes de Gentilly pour la métropole

Publié le 9 Novembre 2013

Le conseil municipal de Gentilly a voté le 16 octobre un voeu contre le projet de loi sur la  métropole du Grand Paris. Ce voeu a été présenté par le groupe majoritaire (PCF, NPA, divers gauche, citoyens) et repris à son compte par le groupe de droite après quelques corrections sur la forme.

Voici après un paragraphe extrait de ce voeu (publié dans Vivre à Gentilly de novembre-décembre, probablement bientôt sur le site de la Ville), le texte exprimant la positon des élus socialistes.

 

Extrait du voeu : [...]  le projet de loi ne respecte ni les habitants, ni les communes, ni les dynamiques qui se sont opérées au sein de la métropole et qui pourraient servir de point d’appui pour la construction d’une métropole solidaire, durable, polycentrique et démocratique.  [...]

 

Notre intervention :le-grand-paris.jpg

 

 

 

Nous ne nous associerons pas au vœu déposé par le groupe majoritaire.

En effet, il nous apparaît que le projet de loi voté en première lecture à l’Assemblée Nationale et en deuxième lecture par le Sénat, pose justement les bases d’une métropole de Paris solidaire, durable et démocratique.

 

« Solidaire » d’abord : c’est là la principale raison d’être d’un Grand Paris.
La Métropole de Paris, parce qu’elle pourra prélever l’impôt, permettra de partager les richesses exceptionnelles de Paris et de nombreuses villes des Hauts-de-Seine au profit des villes pauvres, parfois en détresse, notamment en Seine-Saint-Denis.

Il est indispensable que les égoïsmes locaux ne conduisent plus à un sous-investissement dans la construction de logements en Ile-de-France ainsi qu’à une ségrégation spatiale croissante et  des inégalités inacceptables. Pour prendre un exemple, Puteaux ne sait pas quoi faire de ses ressources fiscales tandis que sa voisine Nanterre ne peut répondre de manière satisfaisante aux besoins de sa population. 
Un bon exemple de l’apport de la Métropole de Paris pour la solidarité est la question de l’hébergement d’urgence : de manière évidente ni la commune ni la communauté d’agglomération n’est l’échelon pertinent.

 

La Métropole de Paris sera « durable » :
Les particules fines ne s’arrêtent pas aux frontières municipales. La question des temps de
transport excessifs, de la dégradation de l’environnement et de la qualité de vie liées à la localisation des emplois et des logements en des lieux différents et mal-connectés, ne peuvent trouver de solution qu’à l’échelle du Grand Paris, en association avec la région en charge des transports.

Le développement durable ce sont aussi des emplois et nous croyons qu’un Grand Paris peut être un facteur d’attractivité et de dynamisme économique.

 

La Métropole sera-t-elle « Polycentrique » ?

Certes, le projet de loi va au-delà de la coopération volontaire des communes et des communautés d’agglomérations, qui aurait été possible au sein d’une structure se surajoutant aux strates existantes.

Les communautés d’agglomérations ont été une réelle avancée, peut-être la CAVB est-elle exemplaire d’ailleurs, mais il faut passer à une autre étape. En Ile-de-France, étant  donnée la réalité de la répartition des richesses et des habitants, les communautés d’agglomérations regroupent quasi systématiquement des communes riches ou des communes pauvres.  Elles ont été créées le plus souvent en fonction des affinités politiques plutôt qu’à partir des périmètres des bassins de vie ou des synergies possibles. Sans compter celles qui se créent d’abord pour bénéficier des subsides de l’Etat (Chatillon et Montrouge par exemple). Les communautés d’agglomérations existantes devraient se transformer en « territoires » au rôle consultatif et qui traduiront localement des décisions stratégiques de la Métropole ou continueront à exercer des compétences confiées par les villes. 

 

Enfin, nous pensons que le projet en discussion est « démocratique »
Les Gentilléens doivent être associés aux décisions qui impactent leur vie quotidienne mais celles-ci ne se prennent pas uniquement, ni même principalement à Gentilly. La prise en compte de l’intérêt
général des habitants de la Métropole au travers du vote des délégués de toutes les villes (en attendant une élection au suffrage universel direct), en premier lieu les maires, est un progrès démocratique.

Par ailleurs, les communes, dont l’identité est forte dans la banlieue parisienne, sont confortées comme des échelons démocratiques essentiels, en charge en particulier des services de proximité. 

 

De part et d’autres du Périphérique, à Montmartre ou à Saint- Denis, à Gentilly ou à la Butte aux Cailles, les habitants parcourent quotidiennement un même bassin de vie : l’organisation territoriale doit enfin en prendre acte.

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Sur le même sujet sur ce blog : Métropole du Grand Paris : entretetien croisé avec Alexis Bachelay (PS) et Philippe Dallier (UMP)

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Rédigé par Guillaume Gaulier

Publié dans #Grand Paris

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