Aujourd'hui quelques chiffres sur les situations les plus critiques.
-En 2006 11% des assurés sociaux de Gentilly étaient bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire. Ce taux est le troisième le plus élevée dans le Val-de-Marne (moyenne de 6%). Le pourcentage de bénéficiaire est supérieur à Villeneuve-saint-Georges (12,7%) et presque identique à Alfortiville (11,1%). Dans le Val-de-Bièvre Arcueil est à 9%, Villejuif à 8% et L'Hay-les-Roses à 5%.
-Si on considère les bénéficiaire de la CMUC âgés de moins de 18 ans, Gentilly, avec 19%, n'est plus "devancée" que par Villeneuve-Saint-Georges (20%). La moyenne du Val-de-Marne est à 9% et du Val-de-Bièvre seule L'Hay-les-Roses (8%) se situe en dessous.
-Si on s'intéresse aux bénéficiaires entre 50 et 60 ans alors Gentilly prend (de peu) la tête avec 10,1% (Alfortville est à 10,05%). La moyenne départementale est cette fois de 4%, taux enregistré par Cachan, Fresnes et L'Hay-les-Roses. Villejuif est à 6% et Arcueil à 7% de bénéficiaires.
-L'INSEE produit également des chiffres intéressants sur les quartiers les plus en difficulté. Cinq quartiers d'habitat social de Gentilly sont concernés : Chaperon Vert, Frileuse, Gabriel Péri, Reine Blanche et Victor Hugo.
-La situation la plus critique est probablement celle du 162 Gabriel Péri. Le taux de chômage en 2006 était de 18%, en baisse de un point par rapport à 1999 mais comme dans le même temps le chômage a reculé partout (il est à craindre que cette amélioration n'ait été que provisoire) Gabriel Péri affiche en 2006 le 8ème taux de chômage le plus élevé des quartiers sensibles du département. Par ailleurs 20% des assurés sociaux sont bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire en 2006, deuxième taux des quartiers sensibles du département, derrière Groult-Ferme Sud à Vitry-sur-Seine (24% de bénéficiaires de la CMUC ainsi que 26% de chômeurs)
-En 1999 le taux de chômage au Chaperon Vert était de 21% le 6ème plus élevé des 68 quartiers sensibles du département. La situation s'est ensuite améliorée puisqu'avec 18% de chômeurs en 2006 le quartier n'enregistrait plus que la 13ème moins bonne performance du département. Le Chaperon-Vert est le seul quartier pour lequel les chiffres de bénéficiaires de la CMUC ne sont pas disponibles.
-Victor Hugo a un taux de chômage qui le situe, en 1999 (16%) comme en 2006 (15%), dans la moyenne des quartiers considérés. Par contre le nombre de bénéficiares de la CMUC y est élevé : 16%, soit le 7ème taux le plus élevés.
-La Reine Blanche compte relativement moins de bénéficiaires de la CMUC (12%) mais est un des rares quartiers à avoir vu son taux de chômage augmenter entre 1999 et 2006, de 16 à 17%.
-Frileuse est dans une situation nettement moins dégradée que les autres quartiers d'habitat social de Gentilly : 13% de chômeurs (62ème quartier sur 68) et 6% de bénéficiaires de la CMUC (63ème)
-Il faut noter que les taux de chômage ci-dessus sous-estiment très probablement la difficulté d'accès à l'emploi, en effet nombre d'habitants peuvent avoir renoncé à chercher un emploi et ne plus être comptabilisés comme chomeurs mais comme inactifs. Par ailleurs des habitants peuvent ne pas être bénéficiaire de l'assurance maladie.

Mon précédent billet sur les revenus des ménages n'a pas eu beaucoup de
succès (peu de visites). Peut-être qu'un moyen d'intéresser à cette question des revenus et de leur répartition est de parler du sujet qui passionne la presse (et pas seulement elle) en ce moment :
la (possible, probable, certaine, future, actuelle...?) baisse des prix immobiliers?
al leur
Concernant "L'impôt Johnny" : il existe quelque chose de similaire pour les citoyens expatriés d'un grand pays assez peu socialiste, les Etats-Unis. Et ça ne déclenche pas l'hysterie qu'on trouve dans certains commentaires ici...
J'aimerais juste que DSK précise que comme dans le cas des Etats-Unis, cet impôt sera prélevé uniquement pour les revenus élevés (autrement dit sera fortement progressif). Il ne s'agit pas de taxer le garçon de café à Londres ou le chercheur débutant à Boston (tiens, pourquoi ne pas exonérer tous les chercheurs, même ceux très bien payés, à condition qu'ils fassent une partie de leur carrière en France ? éventuellement en les remboursant à leur retour ?)
A voir aussi en soutien à cet impôt :
"No taxation without representation (et vice versa)" de Hugues :
http://hugues.blogs.com/commvat/2007/01/no_taxation_wit_1.html
Le reste du rapport, plus important, me convient bien. Bravo !
Pour la taxe carbone : à mettre en place même sans accord européen. S'il était prelévé à la consommation, en fonction du contenu carbone du produit acheté, il toucherait les biens importés mais pas les biens exportés vers des pays n'appliquant pas de taxe carbone. donc pas de problème de compétitivité.