Article publié dans Le Monde le 28/11/11
Le rôle de la politique, ce n’est pas de faire peur pour ne rien changer, c’est de changer pour vaincre la peur. Ce n’est pas de prolonger le passé, c’est d’engager le futur.
Après le drame de Fukushima tandis que les réserves de pétrole s’amenuisent et que nous avons l’obligation écologique de réduire nos consommations de CO2, la France doit réussir la transition énergétique. Avec lucidité et volonté. Il s’agit de sortir progressivement du tout pétrole pour les transports et du tout nucléaire pour l’électricité.
Je veux la préparer autour de quatre principes : l’indépendance, la sécurité, l’emploi et le pouvoir d’achat.
Cette transition n’est pas seulement une nécessité pour le développement durable ou une protection par rapport aux risques. C’est surtout une opportunité économique si nous savons la saisir.
Mon premier objectif est, donc, la diversification de nos sources d’énergie. Depuis le choc pétrolier en 1973, la France a installé un important parc électronucléaire. Nous connaissons les atouts de cette technologie, l’excellence de notre industrie, le potentiel qu’elle représente et le savoir faire des salariés de ce secteur. Mais ce modèle doit désormais se moderniser et s’adapter. Les centrales lancées à la fin des années 1970 seront en fin de vie dans les quinze prochaines années. Des investissements importants devront y être consacrés pour éventuellement les prolonger, sachant que les exigences en matière de sécurité en élèveront le coût, sans oublier la question lancinante du stockage des déchets.
Parallèlement, si nous ne faisons rien, notre retard en matière d’énergies renouvelables s’accentuera, d’autant que la politique chaotique du gouvernement depuis cinq ans a encore aggravé notre écart de performance avec nos pays voisins, notamment l’Allemagne (230.000 emplois contre 40.000 en France). Et les difficultés d’AREVA, provoquées par un affaiblissement financier, voire un démantèlement organisé par le pouvoir, ont nui à l’investissement dans les énergies nouvelles.
C’est pourquoi, je porte à l’occasion de l’élection présidentielle un scénario volontariste et pragmatique. Il consiste à réduire à l’horizon 2025 la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 à 50% et de faire monter celle des énergies renouvelables, tout en maîtrisant notre consommation. Cette mutation prendra du temps – trois quinquennats - et supposera des étapes d’évaluation en fonction des progrès de la science et des prix relatifs de chaque source d’énergie. L’industrie nucléaire, loin d’être affaiblie, sera à plusieurs titres sollicitée et donc renforcée. Elle aura à intervenir sur les centrales les plus anciennes, à être exemplaire en matière de démantèlement et à poursuivre les recherches sur les énergies de demain, tout en garantissant la sécurité absolue de chaque site de production.
Pour le prochain quinquennat, je prends quatre engagements en cohérence avec cette perspective : la plus ancienne de nos centrales - Fessenheim – sera arrêtée ; le chantier de Flamanville - avec le nouveau réacteur EPR - sera conduit à son terme ; le système de retraitement des déchets et la filière qui l’accompagne seront préservés ; et aucune autre centrale ne sera lancée durant ce mandat. Par ailleurs, j’engagerai une politique cohérente de montée du renouvelable : solaire, éolien terrestre et maritime, biomasse… Des incitations fiscales pour la consommation comme pour la production contribueront au développement d’une industrie innovante et créatrice d’emplois, dont le CEA et AREVA seront les fers de lance.
Mon second objectif est de promouvoir une société de sobriété énergétique.
La priorité sera d’agir sur le bâti qui absorbe près de 40% de la consommation d’énergie. La rénovation thermique aura, en outre, l’avantage de préserver le pouvoir d’achat des français et d’offrir un gisement d’emplois considérable : plus de 150.000 d’ici 2020. Là encore, des actions importantes sont à mener pour améliorer notre efficacité énergétique : généralisation des appareils de faible consommation, diminution des pertes en ligne, stockage de l’électricité.
Quant au prix de l’énergie, la vérité oblige à dire que quel que soit le scénario autour de la part du nucléaire, il aura tendance à s’élever en raison du renchérissement des énergies fossiles et de l’ampleur des investissements à engager sur les centrales comme sur les énergies renouvelables. C’est pourquoi, je propose des mesures de protection des consommateurs avec un tarif de base pour l’essentiel et un tarif progressif pour le confort. De même, la maîtrise de la facture énergétique est indispensable à la préservation de la compétitivité de nos entreprises.
Réussir cette transition est donc un impératif économique, social et écologique. Elle suppose l’affirmation d’une politique industrielle et la préservation d’un pôle public de l’énergie, aujourd’hui malmené.
C’est le choix de l’avenir et celui de la responsabilité. Il évite un statu quo forcément dépassé et une sortie irréaliste du nucléaire. Il appelle, aussi, une conception élevée de la démocratie. C’est pourquoi, j’ouvrirai au lendemain de l’élection présidentielle, si les français m’accordent leur confiance, un grand débat sur l’énergie en France associant largement les acteurs et les citoyens dont le Parlement fixera la conclusion par le vote d’une loi de programmation de la transition énergétique.
Ce débat mérite mieux que la caricature, l’outrance, l’aveuglement voire le mensonge. Je suis convaincu que les français se rassembleront davantage sur cette stratégie équilibrée, ambitieuse et protectrice que sur la défense de schémas périmés ou incantatoires.
Préparer l’avenir, c’est l’enjeu de l’élection présidentielle.
Illustration : affiche socialiste de 1946. Collection de Michel Dixmier.
Projection de “Bio-attitude sans béatitude” d’Olivier Sarrazin-REAL Productions.
Le vendredi 19 juin, à partir de 19h30-Apéritif solidaire - Mairie de Gentilly (94), Salle du Conseil
14, place Henri Barbusse.
"Agriculteurs et éleveurs “bio”, ou “biodynamiques”, réseaux alternatifs de proximité, tous pratiquent des techniques d’exploitation et de distribution
différentes. Ils respectent les saveurs, les hommes, la nature et génèrent de l’emploi et du lien social…" En savoir plus sur le film
Débat : AMAP, circuits courts de distribution, qu’y a-t-il à attendre du rapprochement entre paysans et consommateurs ? Pouvoir d’achat et Agriculture durable, quelle alimentation pour demain ?
Avec Consom'Solidaire, Les Amis de la Conf', Alterconsos Val de Bièvre
Si la neige ne tient (tenait) pas sur votre toit mais
tient sur des pans de toits de votre voisinage orientés à peu près identiquement aux votres, alors il est probable que vous dépensez de l'énergie pour chauffer le ciel. C'est ce que fait la ville
de Gentilly avec les gymnases du stade Maurice Baquet (voir les photos prises le 7 janvier ; vous me direz qu'on a pas besoin de ce test pour le savoir!).
Lundi 29 septembre le Groupe "Green
Guerrilla", animé par des étudiants de l'Ecole Nationale du paysage (à Versailles) avec l'aide de quelques membres de l'association Mieux Vivre sur le Plateau (dont deux militants socialistes) a
replanté à côté du mur anti-bruit, près de la passerelle du Cambodge, de part et d'autre de l'avenue Paul Vaillant-Couturier, les plantes prélevées huit jours plus tôt sur la friche Lénine:
érables, saules, églantiers, lierre...
Sept peupliers et deux platanes vont être remplacés prochainement devant les
établissements Sanofi et dans le parc Picasso (photo). Les platanes vont être remplacés par quatre frênes Quant aux peupliers ce n'est pas encore fixé. Les essences prévues rentrent dans le cadre
de l'embellissement du Parc Picasso. Les peupliers sont maintenant très vieux et les anciennes tailles pourrissent. Mais ces arbres nourrissaient certaines espèces d'oiseaux, notamment le
grimpereau, des jardins que l'on peut observer le long des troncs à la recherche d'insectes. Son cérémonial est toujours le même : il démarre en bas du tronc, remonte en spirale jusqu'aux
branches et recommence sur l'arbre suivant. On le confondrait facilement avec une souris à cause de cette démarche rapide. Il niche sous les écorces et les anfractuosités des vieux arbres. Avec
la coupe des derniers peupliers de Gentilly, c'est peut-être aussi le départ du grimpereau des jardins du parc Picasso.
Avec le printemps, nos amis les chiens aiment
davantage se balader. Nous pensons qu'un affichage régulier pour inciter à ramasser ou à ne pas salir est efficace. La municipalité ne fait absolument rien pour faciliter la tâche des maîtres.
Quelques propositions : distribution de sacs, création d'endroits réservés, incitation à la civilité et au respect de tous, marquage au sol...
a réalité est que la réduction des taxes sur le pétrole aurait (je n'ose pas écrire
aura) pour effet (1) d'augmenter les revenus des producteurs de pétrole et probablement aussi des distributeurs (2) de retarder la transition vers la sobriété énergétique.
Le Parisien du 7 février 2008 : "Une étude d'Airparif prouve que les habitants proches du périphérique respirent un air
vicié, y compris à l'intérieur de leur logement. Inquiétant."| Février 2012 | ||||||||||
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