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Publié le 1 Décembre 2016

Le 15 janvier 2017, Paris deviendra la première Zone à circulation restreinte (ZCR) de France. Les véhicules circulant dans la capitale devront obligatoirement avoir une vignette «Crit’Air», un certificat instauré par le ministère de l’écologie et du développement durable.

Cette vignette payante (4.18 euros) est disponible uniquement par internet sur un site dédié.

Dommage qu'une vente dans les kiosques ou les bureaux de tabac ne soit pas prévue : de nombreux internautes se plaignent déjà des délais d'attente pour recevoir leur précieux sésame.

Elle sera non seulement obligatoire pour les Parisiens, mais aussi tous ceux qui viennent en voiture, scooter ou camion sur Paris : les habitants de banlieue, les visiteurs provinciaux et étrangers, mais aussi les personnes handicapées. Attention : la liste des dérogations est très restreinte.
Concrètement ? Du lundi au vendredi de 8h à 20h, les véhicules les plus polluants (ceux qui n'auront pas de vignette) ne pourront plus circuler dans Paris, sous peine d'amende (68 euros pour les automobilistes). Il s'agit des voitures particulières mises en service avant le 1er janvier 1997.

Tous les véhicules sont répartis en 6 catégories. Ces vignettes pourront être utilisées en cas de pic pollution, pour interdire ou autoriser la circulation de certains types de voiture.

La banlieue oubliée

Et la banlieue ? Nous regrettons que la ZCR ne concerne que Paris. La naissance des vignettes «Crit’Air» risque d'être ressentie comme pénalisante pour les non Parisiens, alors que l'enjeu de santé publique est majeur : à Paris, la pollution tue 60 fois plus que l’insécurité routière. Environ 2 500 personnes y meurent chaque année de l’exposition aux polluants atmosphériques, en partie émis par les voitures. Gentilly, coincée entre les deux branches de l'autoroute A6 et le boulevard périphérique, est très concernée !

La ZCR devrait être étendue, en incitant au maximum les Franciliens à se passer de leur véhicule personnel : les aides mises en place par la mairie de Paris (subvention partielle du pass Navigo, gratuité de Vélib', réduction pour l'abonnement Autolib'...) devraient être proposées à tous les habitants d'Ile-de-France pour que la mesure ait un véritable impact à l'échelle métropolitaine. En développant au maximum les transports en commun.

Nous regrettons également que les grosses cylindrées, tels que les 4x4, puissent continuer à rouler dans Paris : les vignettes prennent surtout en compte l'année du véhicule et pas sa puissance.

Toutes les infos pratiques sur les nouvelles vignettes

 

 

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Rédigé par ps-gentilly

Publié dans #Développement durable, #Grand Paris

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Publié le 5 Janvier 2016

Notre tribune à paraître dans Vivre à Gentilly

La France a obtenu un très beau succès avec la réussite, au-delà des attentes, de la COP21, mais c’est la communauté internationale toute entière qui semble enfin avoir pris la mesure du défi climatique. Bien sûr rien n’est gagné et nous ne pouvons être certains que les états respecteront, puis amplifieront, les engagements qu’ils ont pris. Tous ont néanmoins accepté un suivi international du respect de leurs engagements. La quasi-totalité des pays, 188[*] pour être précis, sont impliqués, y compris les pays en développement. La faible responsabilité de ces derniers dans les émissions passées de gaz carbonique a été prise en compte, mais ils sont aujourd’hui les principaux contributeurs aux émissions de CO².

Le succès dans la lutte contre le changement climatique ne pourra être obtenu que si la mobilisation se fait à tous les niveaux. Les villes ont un rôle essentiel à jouer : à l’initiative d’Anne Hidalgo les grandes villes de la planète ont d’ailleurs décidé de s’engager fortement.
Chaque citoyen doit pouvoir s’impliquer. C’est pourquoi nous souhaitons qu’à Gentilly une démarche citoyenne pour le climat voit le jour.

Nous avons voté au conseil municipal un vœu porté par le groupe de la majorité appelant à ce type de mobilisation. Le groupe de droite s’y est opposé en faisant mine de ne pas comprendre que la liste de propositions dans le vœu restait à adapter au contexte de notre ville. En dépit du climato-scepticisme résiduel qui s’est aussi exprimé lors du vote nous faisons le pari de l’intelligence : les électeurs de droite comme les électeurs de gauche veulent un environnement sain et une planète en paix. Nous pensons donc qu’une initiative pour l’environnement à Gentilly serait utile, en associant toutes les sensibilités politiques et selon des modalités qui restent à définir. Son but serait de faire naître des améliorations locales à partir d’un diagnostic partagé par une large majorité de citoyens.

Comme pour la COP21 nous estimons que cette COP locale devra s’appuyer sur les principes de transparence (objectifs chiffrés, vérifiables et révisables), de justice et d’efficacité (les efforts doivent être proportionnés aux ressources mais dirigés vers la recherche de l’efficacité maximale). Il ne sera guère possible que des engagements municipaux soient juridiquement contraignants, mais bien sûr les futurs votes aux élections locales pourront être une contrainte sur les décideurs !

Notre rubrique municipale est trop courte pour détailler des propositions possibles : voir cependant sur notre blog www.ps-gentilly.org, qui fête ses 10 ans. En sélectionnant les investissements sur des critères environnementaux (isolation, éclairage public rénové, etc.), en passant à une ville apaisée qui fait toute sa place aux transports doux (dont le vélo qui allie écologie et efficacité en ville) et au végétal (lutte contre l’îlot de chaleur, dépollution), démontrons que nous pouvons allier la préservation du climat, l’amélioration de la qualité de vie et une meilleure utilisation des deniers publics.

L’année 2015 n’a malheureusement pas seulement été marquée par la réussite de la COP21. Elle a aussi été celle de dramatiques attentats à Paris, dont ceux du 13 novembre qui ont endeuillé de nombreux gentilléens. Gageons que la solidarité et la fraternité qui se sont manifestées alors continueront à prévaloir en 2016, année que nous vous souhaitons très heureuse.

[*] En fait 195, mais certains n'ont pas encore fait connaître leur engagement national

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Rédigé par G Gaulier

Publié dans #Développement durable

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Publié le 16 Décembre 2015

Rédigé par ps-gentilly

Publié dans #Développement durable

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Publié le 27 Octobre 2015

Cap COP21 à Gentilly

Il y a quelques temps une tribune sur la COP21 s’attachait particulièrement à expliquer l’importance des signaux de prix (prix des énergies fossiles et renouvelables mais aussi et surtout taxes) pour mettre l’économie mondiale sur une trajectoire d’émissions de gaz à effet de serre qui ne soit pas excessivement risquée. En effet à Paris dans quelques semaines il est essentiel que les Etats s’accordent (au moins progressent significativement) sur des mécanismes économiques efficaces et contrôlables permettant que leurs engagements ne soient pas lettres mortes (lire De Perthuis et Trotignon). Mais au niveau local nous pouvons bien sûr agir sans attendre. En puisant dans divers documents du PS Gentilly, notamment notre projet au moment des municipales de 2014, j’ai listé ci-dessous des propositions, ici sans donner de détails, mais dont certaines au moins mériteraient d’être discutées. Toutes ou presque prennent vraiment leur sens à une échelle qui dépasse Gentilly mais certaines plus particulièrement que j’ai indiqué comme concernant le Grand Paris. On pourrait dire la Région (propositions de Claude Bartolone ici).

  • Favoriser l’Eco-construction et surtout l’Eco-rénovation
  • Exemplarité des projets d’urbanisme à venir sur la commune : terrain de l’ancien collège idéalement placé avec prolongement ligne 14, cœur d’un (mini) eco-quartier combinant logement et activité ? ; quadrilatère à la sortie sud du RER, etc.
  • Performance énergétique : plan pluriannuel pour les bâtiments publics ; contrats de performance énergétique
  • Promotion des mécanismes de tiers investisseurs pour la rénovation thermique des logements (l’investissement est pris en charge en totalité ou en partie par un organisme qui se rémunère sur les économies réalisées).
  • Après la géothermie (qui entre en service à Gentilly et Arcueil) développer le solaire
  • Augmenter la présence végétale en particulier avec végétalisation des toitures (réduction température pendant pics de chaleur)
  • Favoriser le recyclage et le compostage
  • Tarification intelligente (« responsabilisante ») de la collecte des ordures ménagères
  • [Au niveau du Grand Paris] Utiliser le RER B (puis le M14 prolongé) pour du transport de marchandise la nuit ?
  • Rénovation éclairage public pour consommation (et esthétique).
  • Passer en Zone 30 la plus grand part possible de la voirie. Meilleure moyen pour mieux partager la voirie au profit du moyen de transport le plus efficace, le vélo.
  • Développer les pistes cyclables sur la commune (en coordination avec les villes voisines) et expérimenter les contre sens cyclables ainsi que le « tourner à droite » sur la voirie communale. Paris prend de l’avance.
  • Introduire des critères environnementaux dans la tarification du stationnement payant : par exemple abonnement plus cher pour les grosses cylindrées, gratuité pour les véhicules électriques ou hybrides
  • Aider au développement des systèmes de partage de véhicule. Parking facilité, information.
  • Bus propres, Valouette et aussi navettes de Sanofi
  • [Au niveau du Grand Paris] Modulation tarification transports publics et stationnement en fonction congestion : Singapour gratuité transports publics en dehors des heures de pointe
  • [Au niveau du Grand Paris] Information en temps réel sur la congestion, la pollution
  • Travail sur l’organisation de la semaine/journée de travail avec les entreprises, les services municipaux pour mieux répartir les déplacements domicile-travail
  • Espaces de « co-working » dans lesquels des entrepreneurs ou des salariés peuvent à proximité de chez eux venir travailler une partie de la semaine en disposant d’équipements adaptés mis en commun (ainsi qu’internet haut débit). Permettraient de décongestionner les transports. Sur terrain ancien collège ? (futur métro)
  • Publier un baromètre du développement durable : suivi des consommations énergie, eau et production de déchets, comparaisons avec d’autres communes. Contrôle de la qualité de l’air dans les écoles et crèches.
  • Information économies d’énergie : faire connaître et activer les dispositifs existants, en accompagnant les personnes. (aujourd’hui un conseiller info-énergie à la Maison de l’Environnement de la CAVB, à Arcueil, le mardi à 17h sur rendez-vous –lien inactif sur site de Gentilly)

A compléter !

[décembre 2015]

  • Parking à vélo gardienné avec atelier de réparation sur la station de RER recouverte
  • Système de location-vente longue durée de vélo à assistante électrique

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Rédigé par Guillaume Gaulier

Publié dans #Développement durable

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Publié le 2 Septembre 2015

Gentilly accueille en décembre la conférence internationale sur le climat, la COP 21. Bien sûr c’est de Paris dont on parlera, mais, en matière de climat comme en bien d’autres matières, les limites de nos communes ne sont pas très pertinentes !

Les climatologues ne cessent de tirer la sonnette d’alarme. Il est probablement trop tard pour éviter un réchauffement de l’ordre de 2°C mais il est encore possible d’éviter des hausses beaucoup plus perturbantes (par exemple les températures de Marseille à Gentilly avant la fin du siècle, mais sans l’ensoleillement !), particulièrement graves pour les pays pauvres.

Pour que les engagements qui seront pris lors de la COP21 soient suivis d’effets il faudra modifier en profondeur les décisions de milliards d’acteurs individuels ou collectifs en matière d’usage de l’énergie. Des changements majeurs dans notre organisation économique et sociale sont requis, pour lequel l’Etat à côté de la société civile a un grand rôle à jouer.

Mais dans des économies de marché ce sont les prix qui déterminent largement ce qui est produit et consommé. Prenons le prix du pétrole. Sa division par deux en un an est une aubaine qui redonne un peu de vigueur aux économies des pays consommateurs nets de pétrole, mais c’est aussi un frein au développement des énergies renouvelables et aux économies d’énergie, dans le transport notamment. Pour conserver les gains de pouvoir d’achat (et la faible rentabilité de la production pétrolière) mais inciter à la sobriété dans la consommation il est possible d’augmenter les prix pour les consommateurs de pétrole, plus généralement d’énergies carbonées, au moyen notamment de taxes. Oui, il s’agit bien de reprendre le gain de pouvoir d’achat permis par la baisse du prix du pétrole, mais pour le restituer immédiatement sous forme de prélèvements moins lourds sur les revenus, la consommation ou le travail.

Depuis 2013 existe une taxe carbone, mais à un niveau qui devra augmenter. Une taxe plus ambitieuse en France ne pourra pas ignorer la question de la compétitivité. L’exemple de la Suède qui a maintenu sa compétitivité malgré une taxe élevée est rassurant. On peut aussi imaginer une taxe touchant les importations mais pas les exportations (comme la TVA).

Gentilly investit dans les énergies renouvelables avec la production de chaleur par géothermie. Si le pétrole et le gaz demeurent peu chers à l’achat cet investissement s’avérera peu rentable et des communes qui s’intéressent à ce type de projet renonceront. Déjà le contre-choc pétrolier avait dans les années 80 mis un coup d’arrêt au développement de la géothermie.

Pour accompagner la dynamique de la loi sur la transition énergétique votée cet été c’est au niveau des villes et dans notre cas du Grand Paris et de la Région Ile-de-France que des mesures peuvent être prises : plan vélo (le moyen de transport de l’avenir dans les villes, parfois dans sa version à assistance électrique, adaptée aux côtes de Gentilly), restriction d’usage des véhicules polluants, isolation des équipements scolaires et sportifs (Maurice Baquet est une passoire thermique), innovation financière pour rendre la rénovation thermique des logement accessible à tous, éco-quartiers, etc. Paris agit résolument dans toutes ces directions. Gentilly doit aussi accélérer.

Bonne rentrée !

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Rédigé par Guillaume Gaulier

Publié dans #Développement durable

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Publié le 8 Décembre 2013

Accorderie : ce mot ne vous dit peut-être rien, mais il est déjà très populaire au Québec, où il a vu le jour en 2002, et dans plusieurs villes françaises. Le principe est simple : proposer aux habitants d’un même quartier de se regrouper pour échanger entre eux des services, gratuitement, sur la base de leurs compétences respectives. Les participants sont dénommés les "accordeurs". Le principe est similiaire à celui des SEL (systèmes d'échanges local), présents dans l'hexagone.

 

Echange de temps


Concrètement, il n'y aucun échange monétaire, mais un simple échange de services : une heure d'assistance informatique contre une heure de bricolage, une heure de cours d'anglais contre une heure de couture etc... L'accorderie centralise les crédits de temps de chacun.

 

Solidarité entre voisins

 

Le but ? Rapprocher les voisins et créer du lien social autour d'activités de la vie quotidienne.

 

Près de Gentilly, Paris s'est déjà lancé avec succès dans l'accorderie. La première accorderie est née dans le 19e, et trois autres ont été créées plus récemment sur le territoire parisien, principalement dans des quartiers défavorisés. L'expérience a été également testée par d'autres communes françaises.

Toutes ces accorderies sont membres d'un membre d'un réseau national sans but lucratif.

 

Et pourquoi pas à Gentilly ? La naissance d'une accorderie pourrait contribuer au vivre ensemble dans les quartiers de notre commune, et renforcer la solidarité entre voisins ainsi que le lien social.

 

La ressourcerie : le recyclage au service de l'emploi et de l'environnement

 

Autre innovation à soutenir : la ressourcerie.

 

La ressourcerie permet d'allier le recyclage et l'économie solidaire. C'est une sorte de boutique à but non lucratif où chacun peut amener les objets dont il n'a plus usage, que la ressourcerie pourra remettre en état puis vendre.

Le recyclage est alors au service de l'insertion professionnelle, puisque la plupart des salariés de la structure sont des personnes éloignées de l'emploi ou en voie de reconversion professionnelle.

Les ressourceries sont nombreuses aux portes de Gentilly : à Paris notamment, de nombreuses structures locales, souvent associatives, sont nées.

 

Les objets collectés peuvent être souvent réparés ou transformés pour être revendus à petit prix.

Les objets concernés sont très variés : vêtements, petits meubles, linge... Une ressourcerie (Rejoué) s'est même entièrement spécialisée sur le jouet ! En créant une dizaine d'emplois et une boutique dédiée.

 

L'Interloque

 

en photo : la ressourcerie de l'Interloque à Paris (18e)

 

A Gentilly, plusieurs associations collectent des vêtements, au bénéfice des plus modestes. Mais pourquoi ne pas aller plus loin que la collecte ?

Une ressourcerie est également un outil local d'éducation à l'environnement, utile pour sensibiliser les élèves et leurs familles au tri et aux éco-gestes par exemple. Elle peut aussi collecter certains encombrants auprès des particuliers, ce qui limite les nuisances sur la voie publique.

Une ressourcerie gentilléenne pourrait être un outil très utile, un complément local des actions d'éducation à l'environnement menées par la Maison de l'environnement du Val de Bièvre.

 

Création d'emplois

 

La redistribution de biens d'occasion permet notamment aux ménages de s’équiper à moindre coût dans la boutique de la ressourcerie.

L'activité d'une ressourcerie est également créatrice d'emplois, pour la remise en état des objets et la vente.

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Rédigé par PS Gentilly

Publié dans #Développement durable

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Publié le 11 Juillet 2013

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La Ville de Paris vient de lancer la pose d 'un nouveau revêtement qui pourrait changer le quotidien des riverains du boulevard périphérique, dont de nombreux Gentilléens. Un enrobé anti-bruit sera posé sur 10% de la surface du "périph" durant l'été.

Ce nouvel enrobé phonique permet de réduire les nuisances sonores de 7 db, ce qui revient à diviser par 5 le bruit du trafic routier ! Et parmi les tronçons concernés, le secteur de la porte de Gentilly semble pris en compte.

Quels sont les secteurs concernés ?

Zone 1 : Porte de Vincennes (12e)
En amont de la Porte de Vincennes – 350 m
Zone 2 : Porte d’Ivry (13e)
En amont de la Porte d’Ivry - 550 m
Zone 3 : Porte de Choisy (13e)
De la Porte de Choisy vers la Porte d’Italie - 300 m
Zone 4 : Porte d’Italie (13e)
De la Porte d’Italie à Poterne des Peupliers - 400 m
Zone 5 : Porte d’Orléans (14e)
Entre la Porte d’Orléans et la Porte de Gentilly- 700 m
Zone 6 : Porte Maillot – Porte des Ternes (17e)
Entre la Porte Maillot et le stade Paul Fabert - 560 m
Zone 7 : Porte de Bagnolet (20e)
Au sud de la Porte de Bagnolet - 200 m
Zone 8 : Porte de Vincennes – Lagny (20e)
En amont du Pont de Lagny- 300 m

Plus de 100 000 habitants habitent à proximité du périphérique, à Paris et en banlieue. Le bruit et ses nuisances représentent donc un enjeu majeur pour notre commune.

Et pourquoi pas à Gentilly ?

Proposition : pourquoi ne pas installer ce revêtement également sur les voies les plus concernées par le bruit de la circulation automobile à Gentilly ? Par exemple, l'avenue Paul Vaillant Couturier représente un axe très important, utilisé pour rejoindre la porte d'Orléans et la nationale 20, et très exposé au périph'. De nombreux immeubles d'habitation y sont présents. La rue du Val-de-Marne près de la porte d'Italie pourraient aussi être prioritaires pour des essais, ou encore l'avenue Lénine.

Des aménagements phoniques près du boulevard périphérique pourraient compléter la pose d'un tel revêtement.

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Rédigé par ps-gentilly

Publié dans #Développement durable

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Publié le 11 Septembre 2012

L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) vient de publier son bilan 2011 de la qualité de l’air en France. Pour plusieurs polluants, le point de mesure entre Paris et Gentilly est un des principaux points noirs. Ainsi, il ne fait aucun doute que nous Gentilléens, entourés par des voies de circulations les plus fréquentées d’Europe, faisons partie des 12 millions de Français exposés à des concentrations excessives de particules fines. Le trafic automobile génère la plus grande partie de ces particules qui pénètrent profondément dans les voies respiratoires. En 2008, sur www.ps-gentilly.org, nous attirions l’attention sur un rapport d’AIRPARIF sur la pollution à proximité du périphérique, dans le secteur de la porte de Gentilly. L’étude montrait que la pollution dans les immeubles est presque aussi importante qu’à l’extérieur, cela dans une zone où l’on trouve notamment la maison de retraite du Sacré Coeur ou le stade Charléty.fumes_automobile.jpg

Selon des études officielles françaises la pollution de l’air diminue l’espérance de vie de 9 mois et coûte chaque année de l’ordre de 400 à 500 € par habitant sans même prendre en compte les conséquences sanitaires les moins graves. Quelles sont les solutions ? :
•En France plusieurs villes dont Paris, Saint-Denis et Lyon sont volontaires pour expérimenter des Zones d’Actions Prioritaires pour l’Air. Ces ZAPA concerneraient des villes ou des groupements de communes de plus de 100 000 habitants où la qualité de l’air est mauvaise : leur accès serait restreint, voire interdit pour les véhicules ne répondant pas à certains critères sur leurs émissions polluantes. 180 villes européennes (d’abord en Suède, puis en Italie, en Allemagne, dernièrement Lisbonne…) ont déjà mis en place des « Zones à faible émission », parfois au moyen de péages urbains, avec succès : réduction sensible de la pollution, bonne acceptation en dépit des réticences initiales. À condition d’augmenter en parallèle les alternatives à la voiture en particulier pour les ménages modestes, pourquoi pas une ZAPA pour notre Communauté d’agglomération ?
•Certains considèrent que le stationnement payant (bientôt à Gentilly) peut être une alternative aux ZAPA. On pourrait imaginer par exemple un prix de stationnement croissant avec les émissions polluantes.
•Interdiction des poids lourds dans certains quartiers (attention toutefois à ne pas favoriser l’implantation des surfaces commerciales loin de Paris et l’utilisation de la voiture qui en découle).
•Selon l’ADEME si on réduisait de 10 km/h la vitesse pour les véhicules légers en France, on diminuerait de 4 millions de tonnes les émissions de CO2 en économisant 1,25 millions de tonnes de carburant. La qualité de l’air serait meilleure à Gentilly si la vitesse maximale autorisée sur le périphérique était de 50 km/h.
•La couverture des infrastructures routières, comme pour l’A6b, réduit de manière salutaire la pollution sonore et relie des quartiers. Mais sans traitement adéquat de l’air vicié elle ne fait que concentrer la pollution aux sorties de tunnels et damiers phoniques.
•Faute de place citons d’autres pistes : les véhicules électriques, le covoiturage, le télétravail, l’aménagement du territoire pour lutter contre l’étalement urbain, l’éco-conduite (rouler en limitant les freinages et en 5e dès 50 km/h,…), et la végétalisation des rues et des murs car parmi leurs nombreuses qualités les plantes et les arbres ont celle de fixer les polluants !

 

Publié dans Vivre à Gentilly de septembre-octobre 2012

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Rédigé par Guillaume

Publié dans #Développement durable

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Publié le 29 Novembre 2011

Article publié dans Le Monde le 28/11/11

 

Le rôle de la politique, ce n’est pas de faire peur pour ne rien changer, c’est de changer pour vaincre la peur. Ce n’est pas de prolonger le passé, c’est d’engager le futur.

Après le drame de Fukushima tandis que les réserves de pétrole s’amenuisent et que nous avons l’obligation écologique de réduire nos consommations de CO2, la France doit réussir la transition énergétique. Avec lucidité et volonté. Il s’agit de sortir progressivement du tout pétrole pour les transports et du tout nucléaire pour l’électricité.

Je veux la préparer autour de quatre principes : l’indépendance, la sécurité, l’emploi et le pouvoir d’achat.

Cette transition n’est pas seulement une nécessité pour le développement durable ou une protection par rapport aux risques. C’est surtout une opportunité économique si nous savons la saisir. KT_kh41569.jpg

Mon premier objectif est, donc, la diversification de nos sources d’énergie. Depuis le choc pétrolier en 1973, la France a installé un important parc  électronucléaire. Nous connaissons les atouts de cette technologie, l’excellence de notre industrie, le potentiel qu’elle représente et le savoir faire des salariés de ce secteur. Mais ce modèle doit désormais se moderniser et s’adapter. Les centrales lancées à la fin des années 1970 seront en fin de vie dans les quinze prochaines années. Des investissements importants devront y être consacrés pour éventuellement les prolonger, sachant que les exigences en matière de sécurité en élèveront le coût, sans oublier la question lancinante du stockage des déchets.

Parallèlement, si nous ne faisons rien, notre retard en matière d’énergies renouvelables s’accentuera, d’autant que la politique chaotique du gouvernement depuis cinq ans a encore aggravé notre écart de performance avec nos pays voisins, notamment l’Allemagne (230.000 emplois contre 40.000 en France). Et les difficultés d’AREVA, provoquées par un affaiblissement financier, voire un démantèlement organisé par le pouvoir, ont nui à l’investissement dans les énergies nouvelles.

C’est pourquoi, je porte à l’occasion de l’élection présidentielle un scénario volontariste et pragmatique. Il consiste à réduire à l’horizon 2025 la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 à 50% et de faire monter celle des énergies renouvelables, tout en maîtrisant notre consommation. Cette mutation prendra du temps – trois quinquennats - et supposera des étapes d’évaluation en fonction des progrès de la science et des prix relatifs de chaque source d’énergie. L’industrie nucléaire, loin d’être affaiblie, sera à plusieurs titres sollicitée et donc renforcée. Elle aura à intervenir sur les centrales les plus anciennes, à être exemplaire en matière de démantèlement et à poursuivre les recherches sur les énergies de demain, tout en garantissant la sécurité absolue de chaque site de production.

Pour le prochain quinquennat, je prends quatre engagements en cohérence avec cette perspective : la plus ancienne de nos centrales - Fessenheim – sera arrêtée ; le chantier de Flamanville - avec le nouveau réacteur EPR - sera conduit à son terme ; le système de retraitement des déchets et la filière qui l’accompagne seront préservés ; et aucune autre centrale ne sera lancée durant ce mandat. Par ailleurs, j’engagerai une politique cohérente de montée du renouvelable : solaire, éolien terrestre et maritime, biomasse… Des incitations fiscales pour la consommation comme pour la production contribueront au développement d’une industrie innovante et créatrice d’emplois, dont le CEA et AREVA seront les fers de lance.

Mon second objectif est de promouvoir une société de sobriété énergétique.

La priorité sera d’agir sur le bâti qui absorbe près de 40% de la consommation d’énergie. La rénovation thermique aura, en outre, l’avantage de préserver le pouvoir d’achat des français et d’offrir un gisement d’emplois considérable : plus de 150.000 d’ici 2020. Là encore, des actions importantes sont à mener pour améliorer notre efficacité énergétique : généralisation des appareils de faible consommation, diminution des pertes en ligne, stockage de l’électricité.

Quant au prix de l’énergie, la vérité oblige à dire que quel que soit le scénario autour de la part du nucléaire, il aura tendance à s’élever en raison du renchérissement des énergies fossiles et de l’ampleur des investissements à engager sur les centrales comme sur les énergies renouvelables. C’est pourquoi, je propose des mesures de protection des  consommateurs avec un tarif de base pour l’essentiel et un tarif progressif pour le confort. De même,  la maîtrise de la facture énergétique est indispensable à la préservation de la compétitivité de nos entreprises.

Réussir cette transition est donc un impératif économique, social et écologique. Elle suppose l’affirmation d’une politique industrielle et la préservation d’un pôle public de l’énergie, aujourd’hui malmené.

C’est le choix de l’avenir et celui de la responsabilité. Il évite un statu quo forcément dépassé et une sortie irréaliste du nucléaire. Il appelle, aussi, une conception élevée de la démocratie. C’est pourquoi, j’ouvrirai au lendemain de l’élection présidentielle, si les français m’accordent leur confiance, un grand débat sur l’énergie en France associant largement  les acteurs et les citoyens dont le Parlement fixera la conclusion par le vote d’une loi de programmation de la transition énergétique.

Ce débat mérite mieux que la caricature, l’outrance, l’aveuglement voire le mensonge. Je suis convaincu que les français se rassembleront davantage sur cette stratégie équilibrée, ambitieuse et protectrice que sur la défense de schémas périmés ou incantatoires.

Préparer l’avenir, c’est l’enjeu de l’élection présidentielle.

 

Illustration : affiche socialiste de 1946. Collection de Michel Dixmier.

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Rédigé par ps-gentilly

Publié dans #Développement durable

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Publié le 1 Septembre 2009

Le titre fait pendant à celui d'un article de juin 2008 sur ce blog : "Baisser les taxes sur le pétrole ?".
Voilà donc qu'aujourd'hui on parle d'augmenter le prix du pétrole, en fait de taxer le CO2 (donc pas seulement le pétrole).
Et malheureusement les réactions teintées de démogogie sont toujours présentes (proposer de baisser un impôt est toujours plus populaire que proposer d'en créer un nouveau, soit-il une "contribution climat-énergie" supposée être compensée par la baisse d'autres impôts).
En 2008 je défendais la thèse de la nocivité d'éventuelles décisions de baisse des taxes sur les carburants (dont les prix étaient alors très élevés, mais j'évoquais leur forte baisse possible en cas de récession aux Etats-Unis).
Ces décisions n'auraient, selon moi, fait que garnir un peu plus les coffres des pétro-monarchies (entres autres), auraient été neutres pour les pétroliers occidentaux (ou auraient modifiées les conditions de la concurrence entre eux pour ce qui est des boycotts de certains ou des prélèvement spécifiques sur leurs revenus : on visait essentiellement Total à l'époque).
Je défendais au contraire l'idée d'une taxation du CO2 : "Dans les pays développés nous devrions en être à la mise en place de taxes sur l'énergie (ou le CO2) à croissance programmée et à la répartition des recettes qu'elles dégageront (transports publics, rénovation énergétique accélérée du parc de logements, éventuellement baisse des taxes sur les bas salaires...)".
Evidemment je défends aujourd'hui, dans son principe, la taxe carbone proposée par la commission Rocard et le gouvernement. Pour les modalités je pense que l'efficacité ne sera pas au rendez-vous si, comme des ministres le laissent entendre, la taxe est fixée à un niveau trop bas (moins de 20 Euros par tonne de CO2 je crois). La commission Rocard préconisait 32 Euros, cela me semble un minimum (les Suèdois sont à plus de 100 Euros) et surtout une progression régulière devrait être programmée. Aussi, et toujours contre l'avis de Rocard, l'électricité d'origine nucléaire ne sera pas taxée, ce qui me paraît être, et bien que je sois plutôt favorable au nucléaire à moyen terme, une mauvaise chose, l'objectif étant de réduire la consommation d'énergie de manière générale.
Ce n'est qu'avec une fiscalité envionnementale comprenant une taxation conséquente de l'énérgie qu'on changera les comportements des consommateurs (usage de l'automobile, chauffage, isolation, etc) et des entreprises (efficacité énergétique, transports, etc).
Que cela plaise ou non, les signaux de prix sont indispensables pour modifier en profondeur les choix économiques de la plupart d'entre nous qui actuellement nous conduisent tout droit à une catastrophe climatique dont les plus modestes seront (sont déjà) les premiers à souffrir.
L'efficacité peut être sans commune mesure avec celle des beaucoup plus consensuels investissements publics (par ailleurs importants et souvent complémentaires) consistant, par exemple, à équiper des écoles en capteurs solaires. Entre autres avantages, une taxe permet de limiter le coût de la réduction des émissions en réduisant en priorité les usages de l'énergie les moins essentiels : chacun évalue comment adapter au mieux ses choix de consommation et de production au nouveau prix de l'énergie.
On doit bien sûr discuter de la façon de redistribuer les sommes collectées par une telle taxe (baisse des impôts sur le travail? redistribution forfaitaire ("chèque vert", dont chèque transport)? investissement dans les réseaux de transport collectif?... -au moment où j'écris  ces modalités ne sont pas connues-) et réflechir à des mesures réduisant ou annulant la charge pour les ménages modestes sans véritables possibilités d'adapation à court terme (l'essentiel étant de les mettre en capacité de s'adapter à la perspective d'une énergie toujours plus chère). Mais s'opposer au principe d'une telle taxe (ou dire qu'elle ne serait envisageable que dans des conditions -sur les transports publics notamment- qu'on sait, ou qu'on devrait savoir, ne pouvoir être réunies qu'à des horizons très lointains) n'est pas sérieux.
En disant cela je n'exprime pas une position consensuelle du PS...

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Rédigé par Guillaume Gaulier

Publié dans #Développement durable

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