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Publié le 1 Décembre 2016

Le 15 janvier 2017, Paris deviendra la première Zone à circulation restreinte (ZCR) de France. Les véhicules circulant dans la capitale devront obligatoirement avoir une vignette «Crit’Air», un certificat instauré par le ministère de l’écologie et du développement durable.

Cette vignette payante (4.18 euros) est disponible uniquement par internet sur un site dédié.

Dommage qu'une vente dans les kiosques ou les bureaux de tabac ne soit pas prévue : de nombreux internautes se plaignent déjà des délais d'attente pour recevoir leur précieux sésame.

Elle sera non seulement obligatoire pour les Parisiens, mais aussi tous ceux qui viennent en voiture, scooter ou camion sur Paris : les habitants de banlieue, les visiteurs provinciaux et étrangers, mais aussi les personnes handicapées. Attention : la liste des dérogations est très restreinte.
Concrètement ? Du lundi au vendredi de 8h à 20h, les véhicules les plus polluants (ceux qui n'auront pas de vignette) ne pourront plus circuler dans Paris, sous peine d'amende (68 euros pour les automobilistes). Il s'agit des voitures particulières mises en service avant le 1er janvier 1997.

Tous les véhicules sont répartis en 6 catégories. Ces vignettes pourront être utilisées en cas de pic pollution, pour interdire ou autoriser la circulation de certains types de voiture.

La banlieue oubliée

Et la banlieue ? Nous regrettons que la ZCR ne concerne que Paris. La naissance des vignettes «Crit’Air» risque d'être ressentie comme pénalisante pour les non Parisiens, alors que l'enjeu de santé publique est majeur : à Paris, la pollution tue 60 fois plus que l’insécurité routière. Environ 2 500 personnes y meurent chaque année de l’exposition aux polluants atmosphériques, en partie émis par les voitures. Gentilly, coincée entre les deux branches de l'autoroute A6 et le boulevard périphérique, est très concernée !

La ZCR devrait être étendue, en incitant au maximum les Franciliens à se passer de leur véhicule personnel : les aides mises en place par la mairie de Paris (subvention partielle du pass Navigo, gratuité de Vélib', réduction pour l'abonnement Autolib'...) devraient être proposées à tous les habitants d'Ile-de-France pour que la mesure ait un véritable impact à l'échelle métropolitaine. En développant au maximum les transports en commun.

Nous regrettons également que les grosses cylindrées, tels que les 4x4, puissent continuer à rouler dans Paris : les vignettes prennent surtout en compte l'année du véhicule et pas sa puissance.

Toutes les infos pratiques sur les nouvelles vignettes

 

 

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Rédigé par ps-gentilly

Publié dans #Développement durable, #Grand Paris

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Publié le 9 Novembre 2013

Le conseil municipal de Gentilly a voté le 16 octobre un voeu contre le projet de loi sur la  métropole du Grand Paris. Ce voeu a été présenté par le groupe majoritaire (PCF, NPA, divers gauche, citoyens) et repris à son compte par le groupe de droite après quelques corrections sur la forme.

Voici après un paragraphe extrait de ce voeu (publié dans Vivre à Gentilly de novembre-décembre, probablement bientôt sur le site de la Ville), le texte exprimant la positon des élus socialistes.

 

Extrait du voeu : [...]  le projet de loi ne respecte ni les habitants, ni les communes, ni les dynamiques qui se sont opérées au sein de la métropole et qui pourraient servir de point d’appui pour la construction d’une métropole solidaire, durable, polycentrique et démocratique.  [...]

 

Notre intervention :le-grand-paris.jpg

 

 

 

Nous ne nous associerons pas au vœu déposé par le groupe majoritaire.

En effet, il nous apparaît que le projet de loi voté en première lecture à l’Assemblée Nationale et en deuxième lecture par le Sénat, pose justement les bases d’une métropole de Paris solidaire, durable et démocratique.

 

« Solidaire » d’abord : c’est là la principale raison d’être d’un Grand Paris.
La Métropole de Paris, parce qu’elle pourra prélever l’impôt, permettra de partager les richesses exceptionnelles de Paris et de nombreuses villes des Hauts-de-Seine au profit des villes pauvres, parfois en détresse, notamment en Seine-Saint-Denis.

Il est indispensable que les égoïsmes locaux ne conduisent plus à un sous-investissement dans la construction de logements en Ile-de-France ainsi qu’à une ségrégation spatiale croissante et  des inégalités inacceptables. Pour prendre un exemple, Puteaux ne sait pas quoi faire de ses ressources fiscales tandis que sa voisine Nanterre ne peut répondre de manière satisfaisante aux besoins de sa population. 
Un bon exemple de l’apport de la Métropole de Paris pour la solidarité est la question de l’hébergement d’urgence : de manière évidente ni la commune ni la communauté d’agglomération n’est l’échelon pertinent.

 

La Métropole de Paris sera « durable » :
Les particules fines ne s’arrêtent pas aux frontières municipales. La question des temps de
transport excessifs, de la dégradation de l’environnement et de la qualité de vie liées à la localisation des emplois et des logements en des lieux différents et mal-connectés, ne peuvent trouver de solution qu’à l’échelle du Grand Paris, en association avec la région en charge des transports.

Le développement durable ce sont aussi des emplois et nous croyons qu’un Grand Paris peut être un facteur d’attractivité et de dynamisme économique.

 

La Métropole sera-t-elle « Polycentrique » ?

Certes, le projet de loi va au-delà de la coopération volontaire des communes et des communautés d’agglomérations, qui aurait été possible au sein d’une structure se surajoutant aux strates existantes.

Les communautés d’agglomérations ont été une réelle avancée, peut-être la CAVB est-elle exemplaire d’ailleurs, mais il faut passer à une autre étape. En Ile-de-France, étant  donnée la réalité de la répartition des richesses et des habitants, les communautés d’agglomérations regroupent quasi systématiquement des communes riches ou des communes pauvres.  Elles ont été créées le plus souvent en fonction des affinités politiques plutôt qu’à partir des périmètres des bassins de vie ou des synergies possibles. Sans compter celles qui se créent d’abord pour bénéficier des subsides de l’Etat (Chatillon et Montrouge par exemple). Les communautés d’agglomérations existantes devraient se transformer en « territoires » au rôle consultatif et qui traduiront localement des décisions stratégiques de la Métropole ou continueront à exercer des compétences confiées par les villes. 

 

Enfin, nous pensons que le projet en discussion est « démocratique »
Les Gentilléens doivent être associés aux décisions qui impactent leur vie quotidienne mais celles-ci ne se prennent pas uniquement, ni même principalement à Gentilly. La prise en compte de l’intérêt
général des habitants de la Métropole au travers du vote des délégués de toutes les villes (en attendant une élection au suffrage universel direct), en premier lieu les maires, est un progrès démocratique.

Par ailleurs, les communes, dont l’identité est forte dans la banlieue parisienne, sont confortées comme des échelons démocratiques essentiels, en charge en particulier des services de proximité. 

 

De part et d’autres du Périphérique, à Montmartre ou à Saint- Denis, à Gentilly ou à la Butte aux Cailles, les habitants parcourent quotidiennement un même bassin de vie : l’organisation territoriale doit enfin en prendre acte.

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Sur le même sujet sur ce blog : Métropole du Grand Paris : entretetien croisé avec Alexis Bachelay (PS) et Philippe Dallier (UMP)

L’Assemblée Nationale a voté la création d’une Métropole du Grand Paris

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Rédigé par Guillaume Gaulier

Publié dans #Grand Paris

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Publié le 10 Août 2013

Rédigé par Guillaume Gaulier

Publié dans #Grand Paris

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Publié le 20 Juillet 2013

Voir l’intervention à ce sujet de notre député Jean-Yves Lebouillonnec.

 

Le projet de loi prévoit que sur le territoire de Paris et des trois départements de Petite Couronne soit créée une intercommunalité unique en charge notamment du logement, de l’aménagement et de l’environnement (le transport reste de la compétence de la Région). Les conseillers de cette métropole seront en particulier les maires des communes concernées mais aussi, suite à un amendement du Gouvernement, à terme des élus au suffrage universel direct.

 

Il s’agit d’une véritable révolution qui doit permettre que les égoïsmes locaux ne conduisent plus à un sous-investissement dans la construction de logements en Ile-de-France ainsi qu’à une ségrégation spatiale croissante et  des inégalités inacceptables (pour prendre un exemple Puteaux ne sait pas quoi faire de ses ressources fiscales tandis que sa voisine Nanterre ne peut répondre de manière satisfaisante aux besoins de sa population). Il s’agit aussi de  prendre enfin acte de ce que la vie quotidienne des franciliens se déroule sur un territoire bien plus vaste que celui de leur commune. L’organisation de l’accès au logement mais aussi à l’emploi, à l’éducation, à la culture, aux équipements sportifs, au services administratifs, etc, doit tenir compte de cette réalité quotidienne. Même si la communauté d’agglomération du Val-de-Bièvre a apporté un mieux il reste absurde que les politiques publiques à Gentilly soient encore largement déconnectées de celles conduites à Paris bien-sûr, mais aussi à Montrouge (dans un autre département, autrement dit très loin d’un point du vue institutionnel : beaucoup craignent que la nouvelle métropole conduisent à la disparation des départements, une telle issue pourrait bien être souhaitable au contraire...). Un exemple parmi d’autres : le stationnement payant nouvellement en vigueur à Gentilly est tout à fait indépendant de ceux dans les communes qui nous entourent, au point que des conflits surgissent sur la répartition des revenus des parcmètres situés aux « frontières ». 

 

Les résistances sont nombreuses, en particulier venant des élus de l’UMP et du Front de Gauche. Des améliorations et clarifications doivent sans doute être apportées. Le débat doit maintenant avoir lieu au Sénat, qui avait rejeté un premier projet du Gouvernement (qui sans doutes parce qu’il cherchait à concilier trop d’intérêts particuliers dans le monde politique francilien manquait de cohérence, de lisibilité et d’ambition). Il ne faut pas nier que les maires des 124 communes concernées par la métropole du Grand Paris perdront des prérogatives, en particulier en matière d’urbanisme, ce qui est au cœur de leur pouvoir actuel (parfois un pouvoir de blocage). Mais l’intérêt général des « grands parisiens » doit prévaloir.

Pour plus d’information et pour suivre l’avancée du projet voir les blogs :

« Grand Paris et petits détours » ou « Paris est sa banlieue ».

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Rédigé par Guillaume Gaulier

Publié dans #Grand Paris

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