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Publié le 3 Mars 2012

Ci-dessous une version longue de notre tribune à paraître dans le prochain Vivre à Gentilly.

En bleu un paragraphe (le paragraphe qui suit s'y substitue) refusé car ne correspondant pas à la philosophie de la rubrique, qui ne doit traiter que de sujets d'intérêt local (les groupes municipaux, dont celui auquel appartenaient les élus socialistes, s'étaient entendus sur cela lors de la précédente mandature). A la relecture la paragraphe supprimé présentait un défaut important : il pouvait paraître exonérer les gouvernements de responsabilité dans l'état des finances publiques. Bien sûr il n'en est rien. Les cadeaux fiscaux de Sarkozy aux plus riches sont pour une bonne part dans la hausse spéctaculaire de l'endettement public de la Frande. Il n'était pas question d'investissement...

 

Lors du débat d’orientation budgétaire, la question de l’endettement de notre ville a été abordée. Partant d’une dette relativement élevée, Gentilly pourra néanmoins voir son taux d’endettement baisser, notamment grâce aux retombées de projets en cours ou à venir : aménagement du terrain Lénine, ZAC Porte de Gentilly, site Val-de- Bièvre de Sanofi, terrain de l’ancien collège, etc. La plupart de ces projets auront nécessité des investissements publics. C’est donc en se développant que Gentilly, comme beaucoup d’autre collectivités locales, espère à la fois offrir un niveau élevé de services publics et maîtriser son endettement. Cette stratégie contraste avec l’austérité budgétaire privilégiée par beaucoup de gouvernements, et que certains candidats à la présidentielle nous proposent d’approfondir.

Bien sûr, une gestion scrupuleuse de l’argent public est impérative, et ce à tous les niveaux. Mais que penser d’un médecin qui prescrirait le même traitement quel que soit l’état du patient ? Quand le chômage est faible, il peut être justifié de réduire les dépenses publiques ou d’augmenter les impôts afin de constituer des réserves pour des temps plus durs. Mais quand comme aujourd’hui, le chômage est très élevé, que même des taux d’intérêt au plus bas ne suffisent plus à relancer l’investissement d’un secteur privé surendetté, l’investissement public, qui peut se faire à un coût réduit, est plus que jamais recommandé.

En plombant la croissance, l’austérité budgétaire extrême échoue le plus souvent à rétablir les comptes publics : elle tarît les recettes fiscales et quand bien même elle parvient à ralentir la progression de la dette, cette dernière pèse de plus en plus lourd, rapportée à une production réduite, et cela durablement.

Car individuellement les pays européens ne peuvent se sortir de situations critiques dont il est rare que des dépenses publiques excessives en soient la cause (bulle immobilière espagnole, sauvetage des banques en Irlande, etc.), ce n’est que collectivement que la crise peut être surmontée et les déséquilibres, nés de décennies de folie financière, corrigés. C’est pour cela que le prochain président devra travailler à ce que l’Union européenne remette la croissance au cœur de sa stratégie. L’éducation, les programmes industriels innovants, notamment dans les domaines des technologies vertes, des transports de marchandise ferroviaires et de l’énergie sont essentiels.

Si au niveau national et européen les questions brûlantes sont celles de la restauration à la fois des équilibres macroéconomiques et de l’emploi ainsi que du partage des efforts, à Gentilly, la question pour les années à venir, sera celle de la sélection des investissements. Quels sont ceux qui assureront le meilleur retour sur investissement à la fois pour la ville ( nouvelles recettes ou économies de fonctionnement) et pour ses habitants (en termes d’emploi, de développement commercial, d’environnement, de services publics, etc.) ?

Si parfois, nous avons critiqué par le passé certains choix quand ils nous ont semblé manquer d’ambition pour notre ville (comme le renouvellement urbain du Chaperon Vert), nous reconnaissons la pertinence d’un certain nombre d’autres investissements comme ceux concernant le projet de construction en partenariat avec la ville d’Arcueil, d’un réseau de chaleur alimenté par géothermie puisque ce projet allie économies et préservation de ressources non renouvelables.

Par contre, d’autres investissements, pourtant modestes, et présentant les mêmes gains, dans l’efficacité énergétique des bâtiments, tardent toujours à venir.

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Rédigé par Guillaume Gaulier

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Publié le 7 Décembre 2008

Crédits toxiques
On a appris que la dette de plusieurs collectivités locales, en particulier la Seine-Saint-Denis, était composée de « produits structurés », autrement dit d'emprunts à risques, qui rappellent les trop fameux « subprimes » et dont les taux peuvent s'élever dangereusement. Espérons que notre ville et notre département ont su résister aux sirènes des banquiers pendant les années de crédit fou.

Critiquez, critiquez…
Le n°1 du bulletin « A gauche ensemble pour Gentilly » de la majorité municipale (dont nous saluons la naissance) publie un texte d'AC! et de l'APEIS, réquisitoire contre le Revenu de Solidarité Active.
Le dispositif de Martin Hirsch n'est pas parfait (effets pervers possibles au détriment de l'emploi à temps plein...), son financement non plus (taxe sur l'épargne populaire sans remettre en cause le « bouclier fiscal ») mais le décrire comme un outil ultra-libéral qui permettra au patronat d'asservir un peu plus les travailleurs nous semble une dérive gauchiste. En restant vigilants (des ajustements seront probablement nécessaires) nous continuons à soutenir l'idée, présente dans le programme de Ségolène Royal en 2007, que la reprise d'un travail doit se traduire par une hausse des revenus, ce qui n'est pas toujours le cas aujourd'hui.

L’ORU, ou la nostalgie de ce qui aurait pu être
En lisant Le Parisien du lundi 20 octobre on se prend à rêver à ce qu'aurait pu être l'ORU à Gentilly. Arcueil lance en effet la construction d’une école à énergie positive (elle produira autant d'énergie qu'elle en consommera), juste à côté d’un Chaperon Vert arcueillais profondément renouvelé (nouveaux logements, sociaux et privés, etc.). Pour la partie
gentilléenne du quartier, c'est au contraire une école en moins, avec un urbanisme et un habitat qui, pour l'essentiel, resteront inchangés.

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Rédigé par Paroles gentilléennes

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Publié le 10 Novembre 2008

Voici l'édito du prochain numéro de "Paroles gentilléennes", dans une version un peu plus longue que celle qui sera publiée.
 
    L'action, trop tardive mais enfin collective, des pays de la zone euro aura éloigné, espérons-le, le spectre d'un effondrement du système bancaire privant l'économie des crédits indispensables à son fonctionnement. Mais la récession est bien là. C'est elle qui préoccupe les Français et ils attendent des réponses de l'Etat. Soutenir les revenus des ménages les plus menacés par la crise (plutôt que ceux des plus riches, comme l'a fait en pure perte le gouvernement Fillon avec son fameux « paquet fiscal »), investir pour l'avenir avec des dépenses en direction d'une économie « zéro carbone » (isolation, transports publics, énergies renouvelables), relancer le logement social… Les mesures pour soutenir l'économie ne peuvent attendre.

     Les communes ont également un rôle à jouer, au plus près des citoyens. C'est ce moment que le gouvernement a choisi pour tenter d'une part d'exonérer les communes du quota de 20% de logement social prévu par la loi SRU, d'autre part de retirer à 284 communes la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU). La première mesure a été rejetée par le Sénat, la seconde a été gelée devant la mobilisation des municipalités de gauche. La réforme prévue pour la DSU se serait traduite à Gentilly par une perte annuelle de 272 000 euros (sans gains véritables pour les communes restant bénéficiaires). Ajouter à cela un plan banlieue en peau de chagrin, ou encore les inquiétudes sur le financement des Opérations de Renouvellement Urbain : le fameux « plan Marshall » pour la banlieue n'était qu'une de ces promesses « qui n'engagent que ceux qui y croient ».

    Comment conclure sans évoquer ce qui est plus qu’une éclaircie dans ces temps difficiles : l’immense espoir que soulève, dans le monde entier, l’élection de Barack Obama ? Par sa charge symbolique, on sait déjà que l'événement est le plus important depuis la chute du mur de Berlin.

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Rédigé par Paroles gentilléennes

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Publié le 23 Septembre 2007

Voici une contribution au débat dans le Parti Socialiste, par les militants de Socialisme et Démocratie.
Elle s'introduit ainsi :

Qu’est ce que ce texte ?
C’est un document de travail, une base de départ, pour un manifeste du socialisme nouveau que nous, militants de Socialisme et Démocratie, voulons soumettre à nos camarades à l’occasion de notre rassemblement de La Rochelle.
C’est dans notre esprit le début d’un processus ouvert de réflexion militante, qui a commencé depuis plusieurs semaines sur notre site. Beaucoup de nos amis ont déjà apporté leurs suggestions de changements et d’approfondissements.
Nous voulons en faire un outil de dialogue. Nous lisons et nous lirons les réflexions d’autres groupes de camarades et nous en tiendront compte. Vive la confrontation entre militants qui se respectent !
Nous en ferons un texte plus abouti après les rendez vous de travail que nous nous donnons pour les prochaines semaines.
Nous entendons, par ce travail et cette écoute, faire de la «  rénovation » en vogue plus qu’un rafraîchissement de façade, la définition d’une identité politique progressiste et solidaire face aux défis de la période qui vient.
Nous entreprenons cette démarche, tout simplement, pour contribuer à préparer, sérieusement et fraternellement, l’avenir du Parti socialiste et de la Gauche.

DOCUMENT PDF ICI

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Rédigé par Guillaume

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Publié le 22 Décembre 2006

A lire sur l'affaire Seznec et notre rapport à la justice : "Pourquoi Seznec n'a-t-il pas été réhabilité ?" de Maître Eolas dans son excellent blog Journal d'un avocat. Et aussi l'article de Schneidermann dans Libé : "Le complot invité des JT". Pour prendre un peu de recul face à la réaction médiatique (notamment télévisuelle) à des décisions de justice.

Je comptais écrire quelque chose sur l'annonce par Breton du passage au prélèvement à la source (bien, notamment pour accélerer le versement de la Prime Pour l'Emploi, d'ailleurs dans le projet du PS, pas celui de l'UMP) et surtout sur la non imposition des revenus de 2008 (beaucoup moins bien !). Mais Philippe Weil m'a devancé sur Telos-eu : je vous conseille donc la lecture de "L'an de grâce 2008".

Vous entendez et entendrez de plus en plus souvent parler du déclin de la France, expliqué le plus souvent par le manque de travaille des français (les 35 heures encore !). Déjà en 2002, la droite avait beaucoup utilisé ce discours qui, je le crains, lui profite quels que soient les bilans comparés de la droite et de la gauche (peut-être le sujet d'un prochain article ?). En 2002 Juppé et Sarkozy (entre autres) argumentaient d'ailleurs à partir d'une lecture très superficielle de données statistiques. J'avais réagis dans Les Echos, l'article est encore disponible sur le net : "Les vraies places de la France". Je concluais sur la nécessité d'élargir les critères qui nous servent à juger de la performance des nations. Il n'est en effet pas mal de prendre un peu de recul sur le sujet. En s'interrogeant sur ce qui compte pour notre bien-être collectif. Vous pouvez sur ce sujet lire "Champions du PIB par tête et champions du niveau de vie" : la France n'est peut-être pas beaucoup moins "riche" que les Etats-Unis...

On peut aussi s'intérroger sur le pessimisme profond de nos concitoyens. C'est ce que fait de manière pertinente et humoristique Hugues dans "Les Misérables, le film" 

Bonne lecture !

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Rédigé par Guillaume

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Publié le 2 Décembre 2006

Des trois candidats ayant le potentiel pour accéder aux plus hautes fonction Mme ségolène Royal est la seule à incarner une méthode politique postmoderne.

 En effet Mr Lepen est le symbole d'un classicisme politique: notion de valeurs ancrées dans le passé, peur de la nouveauté, de l'étrange donc de l'étranger car véhiculant un savoir nouveau (ne correspondant pas à notre langage) et demandant donc une ouverture et une adaptation dans des nouvelles philosophies.
Mr Sarkozy est résolument moderne. Le modernisme doit beaucoup à une confiance de la part de chaque politique dans son propre génie, une certitude qu'il est le révélateur d'une vérité profonde et qu'il est le premier à le faire.
La conscience postmoderne naît dans une société qui échange des informations, qui corrèle toutes les langues possibles et établit des interrelations entre elles. On pourrait dire que le postmodernisme signifie essentiellement une participation à un champ ou réseau unifié de la vie politique.
La différence la plus profonde réside dans l'attitude envers le langage politique. Les modernistes sont absolument sûrs de leur authenticité; ils croient avoir crée une politique originale et universelle. Pour les postmodernistes, tous les politiques sont à la fois authentiques et non authentiques. Le moderniste est convaincu qu'il a mis au point son propre langage (politique) universel, quand le postmoderniste sait que tout les langages ont déjà été épuisé, et qu'il est à la recherche de nouvelles relations entre eux.

C'est pour cela, vivant dans une société postmoderne, qu'il est dans l'ordre des choses que Mme Royal soit présidente.

                                                                                                            Fred H

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Rédigé par Fred H.

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Publié le 12 Novembre 2006

Dans le texte qui suit, notamment dans les premiers paragraphes, je ne cherche pas à présenter les convictions et le projet présidentiel de DSK, j'évoque quelques thèmes qui me paraissent importants en donnant une opinion personnelle qui n'engage que moi et qui n'est pas nécessairement celle de DSK. Par exemple, je suis sceptique sur l'Europe sociale, du moins telle que nous l'entendons généralement au Parti socialiste, mais peut-être DSK, sans en faire un préalable, estime-t'il qu'il pourra entraîner ses homologues chefs d'État sur la voie de l'harmonisation sociale? Ce texte n'exprime pas non plus l'opinion de la section socialiste de Gentilly qui se partage entre pro-DSK et pro-Ségolène mais qui se rassemblera derrière le candidat du Parti Socialiste quel(le) qu'il (elle) soit.


Chers camarades,

J'ai le sentiment que nous vivons un moment extrêmement important. Les élections de 2007 seront déterminantes car le président élu et sa majorité ne pourront éviter des choix décisifs.

Le vieillissement de la population (qui est en soit une bonne nouvelle puisqu'il résulte de l'allongement de la durée de vie) mettra une pression maximale sur notre système de protection sociale. La génération des baby-boomers parvient à l'âge de la retraite. Les dépenses de santé pour le 3ème et le 4ème âge vont continuer à augmenter. Les actifs sur qui reposeront ces charges seront peu nombreux. Ils hériteront d'une dette publique considérable qui n'a pas eu pour contrepartie des investissements suffisants dans l'avenir (éducation, recherche, infrastructures) et donc n'a pas créée les moyens de son remboursement. Les solutions passent nécessairement par la combinaison d'un recul de l'âge de la retraite, d'une diminution des pensions et d'une augmentation des cotisations des actifs. Choisir exclusivement le dernier levier semble être la tentation d'une partie d'entre nous, le plus souvent en laissant croire qu'il suffira d'augmenter des taxes qui ne pèsent que sur les plus riches ou sur le capital. Revenir sur les baisses d'impôts de ces dernières années favorables aux plus riches sera nécessaire, au moins autant par souci de justice sociale que pour financer des transferts intergénérationnels. Mais cela ne fera pas le compte, les gros revenus ne sont pas si nombreux. Taxer plus lourdement les profits n'est pas si facile dans une économie (heureusement) ouverte comme l'est celle de la France. Cela peut s'envisager notamment en concertation avec nos partenaires européens qui rencontrent souvent les mêmes problèmes. Mais la capacité de négociation de la France est indéniablement réduite après le rejet d'un traité pourtant largement inspiré par elle. Je reviendrais sur ce point. Pour ce qui est du financement de la protection sociale, il incombera au futur Président d'expliquer puis d'assumer des réformes qui ne feront pas que des gagnants : réforme des régimes spéciaux, recul de l'âge de la retraite auquel n'échapperaient que ceux qui exercent les métiers les plus pénibles, plafonnement des pensions. On ne reviendra que marginalement sur les réformes Balladur (désindexation des pensions) et Fillon, qui n'ont réglé qu'un tiers du problème. Ou alors nous ne resterons pas longtemps au pouvoir car les français, une fois que la réalité nous aura rattrapé, ne pardonneront pas la mise en faillite de leur système de protection sociale.
Donc dire la vérité aujourd'hui, être courageux une fois élu.

La relance européenne ne se fera pas sur la base de l'Europe sociale rêvée par les socialistes français, il faut se réveiller. Retrouver la confiance de nos partenaires européens ne sera pas facile et nous n'obtiendrons pas d'eux un alignement sur des positions que souvent même les gouvernements de gauche ne partagent pas. Si encore nous étions sincères, mais reconnaissons le, quand par exemple nous demandons un salaire minimum européen, nous ne cherchons pas à améliorer le sort des ouvriers Polonais mais plutôt à réduire la compétitivité de l'industrie de leur pays. Pour le moment appliquons le principe de subsidiarité en laissant l'essentiel des questions sociales dans la compétence des États. On peut espérer quelques avancées mais dans les années qui viennent il sera déjà très bien d'obtenir celles que comportait le traité constitutionnel. Cela ne signifie pas que la question sociale doit être laissée de côté mais qu'on doit à mon avis d'abord avancer au niveau national, en cessant d'utiliser l'Union comme bouc émissaire de nos échecs. Rappelons toutefois qu'une très grande partie des avancées dans la législation française en matière de droit du travail ou de protection de l'environnement, proviennent de la transposition de directives européennes. L'Europe c'est déjà notre quotidien. Cette Europe « par le preuve » ne suffit pas. Pour aller plus loin (par exemple vers une fiscalité environnementale européenne) l'Union doit se doter d'une architecture institutionnelle adaptée à sa taille (bientôt 27 pays) et qui la fasse sortir de sa paralysie actuelle. Un nouveau Président devra être parfaitement préparé à saisir l'opportunité d'une relance franco-allemande qu'offre le calendrier avec la présidence allemande puis française de l'Union.
Le prochain Président devra aussi ne plus laisser croire aux Français que l'Union sera une France en plus grand, en faire des Européens.

Nous devons nous défaire de l'idée selon laquelle pour restaurer les services publics en France il suffira de déverser un peu plus d'argent. Je prendrais l'exemple de l'enseignement supérieur. Bien sûr nous devons élever nos dépenses qui dans ce cas (ce qui n'est pas vrai de l'enseignement secondaire par contre) sont insuffisantes par rapport à celles de beaucoup d'autres pays industrialisés, mais tout observateur lucide du système de formation supérieur français et particulièrement de son système universitaire sait que sans réforme en profondeur ces nouvelles dépenses seront inutiles. Donnons d'abord une large autonomie des universités, concentrons nos moyens pour avoir des universités et des laboratoires d'excellence, créons des systèmes d'incitation efficaces, permettons aux chercheurs expatriés de revenir dans de bonnes conditions, facilitons les partenariats avec le privé, etc. Même si la réforme est conçu dans le dialogue avec les chercheurs, faire bouger l'université déplaira, en particulier dans nos rangs, pourtant nous n'avons pas le choix si nous voulons garder l'avance scientifique et technologique qui justifie notre niveau de vie.

De même, tant que nous nous contentons de dire que pour faire face à l'urgence environnementale et énergétique il suffira de planter quelques éoliennes ici, baisser la TVA sur les chauffe-eau solaires par là, ou faucher quelques champs d'OGM ailleurs, nous maintiendrons les français dans l'illusion d'une transition indolore vers une société durable et une économie sobre. Là encore réveillons nous ! La principale mesure que nous devrons prendre si nous sommes conséquents consiste en une taxation toujours croissante sur la consommation d'énergie (pour les sources diffuses d'emissions de gaz à effet de serre, au niveau industriel on peut procéder par quotas négociables ou par la norme). Cela doit pouvoir être compris si on explique bien que l'option de l'inertie est suicidaire et qu'on accompagne ces nouvelles taxes d'une baisse d'autres pans de la fiscalité (sur le travail par exemple). Mais quand je vois que la réaction spontanée à la panne électrique récente en Europe est plus souvent la dénonciation de la libéralisation imposée par Bruxelles et de l'insuffisance des capacités qui ne suivent pas une demande évidemment toujours croissante, plutôt que l'appel à des économies d'énergie, je me dis qu'un gouvernement authentiquement écologiste aura fort à faire. L'urgence environnementale impose rien de moins qu'un effort de même ampleur que celui consenti pour reconstruire le pays après la seconde guerre mondiale. Pour le moment le discours écologiste est consensuel, quand arrivera le moment de passer aux actes il n'en sera plus ainsi. Et ce n'est pas seulement des lobbies industriels ou agricoles qui feront obstacle. C'est l'ensemble de nos concitoyens qu'il reste à convaincre que des efforts valent la peine d'être fait puisqu'ils nous conduisent vers une société plus humaine, en tout cas une société que nous choisissons de construire plutôt que vers celle qui résulterait de la destruction des équilibres planétaires.

Le moment est mal choisi pour la démocratie d'opinion. Quand les sondages diront que les français ne veulent pas payer le coût du système de protection sociale dont il n'entendent pourtant pas toucher un cheveu, quand les sondages montreront que les français n'acceptent pas de payer plusieurs fois plus cher leurs voyages en avion et le plein de leur voiture mais ne supportent plus les coupures de courant et les étés caniculaires à répétition, préserver l'intérêt collectif sera parfois coûteux en popularité.
L'opinion, si elle est autre chose qu'une construction médiatico-politique, est versatile et ses attentes sont contradictoires.
Ne prenons pas le risque d'accentuer la suspicion qui touche les politiques. Attention aux propositions mal ficelées et aux mots utilisés pour les énoncer. Les « jurys populaires » chargés d'une « surveillance » des élus, la dénonciation de la « peur du peuple » chez ceux qui ne partageraient pas ces propositions, tout cela risque d'accentuer la crise politique. Cherchons d'abord à améliorer la démocratie représentative en insufflant plus de diversité, de renouvellement, de transparence et de responsabilité (mandat unique, statut de l'élu, renforcement des pouvoirs du Parlement). Cela n'est pas contradictoire avec une reflexion des modalités de la démocratie participative.

DSK nous propose d'assumer enfin la social-démocratie. De cesser d'être complexés par rapport aux révolutionnaires de salon soi-disant à notre gauche qui n'ont jamais obtenu d'avancées sociales trop occupés qu'ils sont à préparer la rupture avec le capitalisme. La social-démocratie c'est mettre en oeuvre la démocratie pour favoriser l'émergence de consensus ou de compromis sur des réformes pour plus de justice sociale. C'est favoriser l'approche contractuelle, le dialogue avec des partenaires sociaux acteurs du changement. C'est ne nier ni les contradictions et les dangers du système capitaliste, ni son efficacité. C'est utiliser de manière pragmatique cette efficacité (oui, les prix sont souvent des signaux indispensables pour indiquer la rareté des biens et services et par suite mieux affecter les ressources ; non, la recherche du profit n'est pas nécessairement antisociale). C'est proposer les régulations adéquates quand, et c'est le cas le plus fréquent, le marché ne conduit pas à l'optimum social. C'est ne jamais refuser un pas en avant sous prétexte que l'objectif ultime n'est pas complètement atteint. C'est évaluer l'efficacité de l'action publique, connaître et s'inspirer des expériences réussies à l'étranger.

DSK veut renouveler en profondeur notre action en faveur de l'égalité, en ne se contentant pas de réparer par la répartition mais aussi et surtout en luttant contre les inégalités à la racine. D'où l'accent mis sur la petite enfance, sur la concentration du capital public sur ceux qui manquent de capital social (une classe de 30 à Neuilly ce n'est pas un problème, à Sarcelles les recherches récentes tendent à montrer que c'est deux fois trop). Plutôt que de supprimer la carte scolaire, DSK propose de lier les moyens des établissements aux situations des familles de telle sorte que les établissements accueillant majoritairement des enfants de milieux plus aisés libèrent des moyens pour ceux qui accueillent des enfants de familles en difficulté. Ces moyens devraient pouvoir être utilisés pour renforcer et stabiliser l'encadrement des élèves, ce qui suppose sans doute de donner plus de pouvoir aux chefs d'établissement.
La proposition de capital de départ pour les jeunes, qui pourrait être financée par prélèvement sur les héritages, permettrait d'accélérer les transferts intergénérationnels en en faisant bénéficier aussi ceux qui n'ont pas eu la chance de naître dans des familles disposant d'un patrimoine important.

DSK met la question économique et sociale au centre, parce qu'elle commande tout. Le fameux ordre juste de Ségolène Royal sera atteint plus sûrement en luttant enfin contre les discriminations de fait et la précarité qu'en proclamant un attachement à des valeurs.
En 1997 Chirac a dissout l'Assemblée car la situation budgétaire apparaissait critique et l'entrée dans l'Euro compromise. DSK a fait ses preuves comme ministre de l'économie en restaurant la confiance et en présidant à la période la plus riche en création d'emplois que la France ait connu dans les trente dernières années. Il est vrai que l'économie mondiale était bien orientée entre 1998 et 2000 mais il faut retenir que la France est parvenue à surpasser ses partenaires, ce qu'elle est bien en peine de faire depuis. Le pragmatisme de DSK est nécessaire pour réformer l'État et la société dans son ensemble. Sans le dogmatisme qui nous conduirait par exemple à rendre prioritaire une renationalisation coûteuse de GDF. Le projet socialiste est impossible à financer sans une croissance forte, dont il reste à dire comment on l'obtient (en la découplant par ailleurs de la croissance de la consommation d'énergie?), n'alourdissons pas la barque inutilement (les missions de service publics ne sont pas réservées aux entreprises 100% publiques, les scandinaves le prouvent tous les jours).

DSK est moins haut que Ségolène Royal dans les sondages (auprès des sympatisants et non des militants) mais d'une part l'écart se resserre au fur et à mesure que les français prennent connaissance de la force et de la cohérence de la candidature de DSK et surtout, si l'on devait se fier aux sondages (6 mois avant l'élection) plutôt que VGE, Mitterrand et Chirac deux fois, c'est successivement Chaban Delmas, Rocard, Balladur et Jospin qui auraient été élus. Si DSK ou même Fabius est investi, très vite il concurrencera Sarkozy dans les sondages... mais ce ne sera pas gagné pour autant ! Il faut se réjouir qu'une socialiste soit populaire mais il serait absurde de baser notre choix principalement sur ce critère.

DSK mobilise autour de lui une équipe cohérente et soudée ainsi que des soutiens qui l'ont rejoint sur la base de convictions (Rocard, Badinter, Tasca, Bockel, Moscovici, Huchon, Trautmann et notre député, maire de Cachan, Jean-Yves Le Bouillonnec). J'ai plus de doute sur l'attelage improbable entre Montebourg, Ayrault, Dray, Frêche, Mauroy et Lang autour de Ségolène Royal. L'hétérogénéité des soutiens de Ségolène Royal fait écho au malentendu qui, je le crains, explique une partie de sa popularité : en ne dessinant pas un projet d'ensemble mais en procédant par petites touches qui sont souvent autant de coups de canifs dans le projet socialiste (militarisation de l'encadrement des délinquants, mise en cause des 35h, jurys populaires) elle laisse croire à des personnes très différentes qu'elle pourrait incarner leurs idées. Certains la voient blairiste, d'autres la situent à la gauche du parti socialiste. Il pourrait y avoir beaucoup de déception de part et d'autre!
Il y a peut être plus de cohérence dans l'équipe de Fabius mais j'ai plus que des réserves sur des personnalités comme Mélenchon ou Généreux par exemple, mauvais souvenir de la campagne référendaire (indépendamment du résultat du vote qui s'impose à nous bien sûr) menée par des socialistes contre leur propre parti sans doute...

DSK me semble le mieux à même de faire face au libéral-bonapartisme du chantre de la rupture qu'est Sarkozy qui, s'il séduit beaucoup d'électeurs, en effraie aussi un grand nombre y compris dans son camp. DSK est respecté, il rassure, ce qui est important dans une période troublée, je crois qu'il peut mieux que ses concurrents rassembler la gauche puis les français autour d'un projet collectif. Ses qualités d'orateur et de débatteur sont connues.

Bien sûr chacun de nos trois candidats dispose d'atouts. Laurent Fabius a une grande expérience du pouvoir. Ségolène Royal a parfaitement mené la précampagne électorale qui l'a conduite à aborder le débat d'investiture dans une position de favorite, elle a pour cela montré une capacité d'écoute qui est précieuse. Elle partage je crois beaucoup des convictions sociales-démocrates de DSK. Qu'une socialiste soit la première Présidente de la République française n'est pas sans attrait. Mais l'incertitude me semble trop grande, l'ambiguïté, le caractère approximatif et apparemment improvisé de certaines de ses prises de position l'empêchent d'inspirer la même confiance que DSK quant à son niveau de préparation à l'exercice de la fonction présidentielle dans une époque mouvementée. Il nous faut, je crois, évaluer les candidatures sans indulgence parce que le droite n'en aura pas dans la campagne à venir mais surtout parce qu'il s'agit de choisir un Président pour la France.

DSK possède la cohérence intellectuelle, la force d'innovation et le pragmatisme nécessaires. Sa grande expérience des affaires européennes lui permettra de rétablir rapidement la France dans son rôle de moteur de la construction européenne. Il est à même de fixer un cap pour la France et d'entraîner nos concitoyens derrière lui. C'est pour cela que je voterai pour lui.

Guillaume

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Rédigé par Guillaume

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Publié le 13 Octobre 2006

Le vote par les députés d’une loi contre la négation du génocide arménien, sur proposition du groupe socialiste, me semble tout à fait regrettable.
Sans être du tout spécialiste il me semble qu’on peut parler de génocide dans ce cas.
Mais :
- L’effet du vote français risque fort d’être contre productif. Si l’objectif est d’amener la Turquie a avoir un regard lucide sur son histoire, il faut plutôt aider les historiens, en particulier turcs et arméniens à faire connaître leurs travaux et s’opposer aux condamnations qui touchent ceux qui osent aborder de front cette question en Turquie. Aujourd’hui beaucoup de turcs ignorent cet épisode historique. Ce n’est pas facile mais la communauté internationale doit favoriser le dialogue entre turcs et arméniens, qui seul permettra de cicatriser les blessures. L’attitude des députés français ne peux pas être comprise en Turquie et sert plutôt les négationistes qui sont souvent des nationalistes.
- Au moment où les réticences à l’entrée de la Turquie dans l’Union se renforcent, il n’était peut-être pas utile d’humilier un peu plus ce pays, qui pourrait être tenté de revoir sa stratégie géopolitique en se détournant franchement de l’Europe.
- Il n'y a pas à ma connaissance en France de troubles à l'ordre public causés par des négationistes du génocide arménien.
- Surtout, les députés n’ont pas vocation à écrire l’Histoire. Chacun l’avait compris s’agissant du soit disant « rôle positif de la colonisation » qui heureusement n’est finalement pas entré dans le loi, dans le cas du génocide arménien il en va de même. L’Histoire doit être écrite par des historiens, pas par la représentation nationale (encore moins par la représentation nationale d’un pays étranger…). Dans le cas contraire on offre aux négationistes la possibilité de se poser en victimes bâillonnées, qu’on empêcherait d’user de leur liberté d’expression pour dire une "vérité" gênante  pour le pouvoir.

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Rédigé par Guillaume

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Publié le 4 Juin 2006

La proposition d'un traitement "militaire" de la délinquance est au minimum discutable. Ségolène Royal n'avait pas besoin de cela pour faire savoir qu'elle était imperméable à l'angélisme sur les questions de sécurité, ce qui s'impose à tout candidat socialiste soucieux d'éviter un risque majeur de catastrophe électorale.
Il n'y a pas dans cette remarque que des considérations tactiques car plus fondamentalement je pense qu'il est de la responsabilité de la gauche de regarder la sécurité comme un droit qu'il faut préserver ou reconquerir. Les plus favorisés peuvent acheter leur sécurité en se regroupant dans des quarties préservés, ils ne s'en privent pas. Des chercheurs comme Eric Maurin ont bien montré comment les ghettos se forment au moins autant par fuite des classes moyennes et supérieures que par la concentration des plus pauvres dans les quartiers "difficiles". Les raisons de cette ségrégation territoriale ne sont pas principalement la sécurité mais il est probable qu'elle est un élément non négligeable. Il est normal de se préoccuper en priorité de la sécurité de ceux qui ne peuvent compter que sur la puissance publique (même s'il faut se garder d'attendre tout de l'Etat...).
Evidemment c'est sur les terrains économique, social et éducatif qu'on trouvera les solutions durables, mais le rétablissement d'un ordre républicain nécessite une certaine fermeté, des garanties sur le fonctionnement de la justice et de la police. Aujourd'hui ces institutions n'inspirent plus confiance. Sarkozy se contente de parader devant les cameras en laissant la violence augmenter, à son profit pense-t'il puisqu'il sait si bien instrumentaliser ce dossier. Une police sous pression se coupe des populations au fur et à mesure que les bavures s'accumulent (je classe comme bavures également les humiliations subies par les victimes de contrôles au faciès par exemple). La police de proximité plus à même d'instaurer une relation de confiance a été supprimée. La justice, avec un des budgets les plus faibles de l'Union européenne, est débordée, alors qu'on sait que tout délai dans la sanction de la délinquance condamne à l'inefficacité. On abuse de la fausse solution qu'est la prison, impraticable en particulier face à des délinquants mineurs. L'état du système carcéral est un scandale qui devrait nous faire honte.

Alors attention aux fausses bonnes solutions : la mise sous tutelle des allocations familiales en est peut-être une. Les réponses adéquates à la délinquance et à la désocialisation devraient sans doutes être adaptées aux situations particulières : un encadrement "militaire" peut être approprié dans certains cas, dans d'autres il s'avérera contreproductif.

Mais assumons une certaine fermeté. Posons des limites. Affirmons qu'un acte de délinquance doit être puni. Ce qui ne signifie pas qu'on ignore le contexte sociétal derrière cet acte. Et en gardant à l'esprit que la restauration de la justice suppose qu'on rejette toute loi "spéciale", c'est la loi commune qui doit s'appliquer partout.

Il a été dit que Ségolène adoptait une position blairiste sur le dossier de la sécurité "dur avec le crime, dur avec les causes du crime". Au delà des mots utilisés et de l'efficacité qui reste à démontrer des mesures proposées, je crois qu'elle a raison.

J'espère que notre candidat(e) saura faire passer un discours de responsabilité sur le sujet de la sécurité, comme sur tous les autres sujets. Il ne faudrait pas que les concurrents de Ségolène se fassent piéger et prennent le risque d'être caricaturés comme complaisants vis à vis de la délinquance, dans le seul but de se différencier d'elle et de la faire trébucher.

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Rédigé par Guillaume

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Publié le 13 Février 2006

Le Monde publie deux articles intéressants sur l'affaire des caricatures.
Le premier "Des écrivains face à la caricature: Les fanatismes religieux sont une menace pour nos démocraties. A quand l'incendie des bibliothèques?" par Salim Bachi, Jean-Yves Cendrey, Didier Daeninckx, Paula Jacques, Pierre Jourde, Jean-Marie Laclavetine, Gilles Leroy, Marie NDiaye, Daniel Pennac, Patrick Raynal et Boualem Sansal affirme le refus de "[...] porter un jugement esthétique, moral et sentimental, là où il n'est question que de principes fondamentaux pour nos démocraties [...]".
Dans le second "Anastasie, star mondiale" Laurent Bihl et Christian-Marc Bosseno, s'interrogent sur  ce qui définirait une "bonne" ou une "mauvaise" caricature. Il est notamment fait référence aux caricatures anticléricales que ce blog vous propose ici.

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Rédigé par Michel & Guillaume

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